Rencontre avec Marie Chappat, Architecte

Une MAISON PASSIVE, Pourquoi ?

« Une maison passive, c’est une maison très peu énergivore »

Rencontre avec Marie Chappat. Architecte DPLG, elle est la gérante de l’agence INSO, basée à Cholet, qui a réalisé l’habitation de monsieur et madame Collon à Mortagne-sur-Sèvre. Une maison passive labellisée comme il en existe encore très peu en Vendée.

A Mortagne-sur-Sèvre, vous avez réalisé une maison passive. Mais c’est quoi, au juste, une maison passive ?
« C’est une maison qui est conçue pour être très peu énergivore. Par rapport à une maison traditionnelle, il n’y a pas forcément de différence au niveau de l’architecture. Mais l’idée est de mettre en place différents systèmes techniques qui permettent d’apporter un maximum de confort en toute saison en consommant un minimum d’énergie. »
L’idée est notamment de faire des économies de chauffage…
« Une maison passive n’a effectivement pas besoin de système de chauffage. Le concept du bâtiment passif est que la chaleur dégagée à l’intérieur par les habitants et autres appareils électriques, ainsi que celle apportée par l’extérieur grâce à l’ensoleillement, suffisent à répondre aux besoins de chauffage. »

MAISON PASSIVE

Et comment on arrive à cela ?
« Déjà, tout part du terrain. Comment est-il orienté ? Quel est son environnement géographique ? Il n’y a jamais de terrain parfait, ou très rarement. Mais il faut voir quels bénéfices on peut en tirer. On va partir sur une conception bioclimatique. Il faut réfléchir à l’orientation des pièces. Capter le soleil, tout en s’en protégeant. Les pièces de vie seront favorisées. »

L’isolation est également prépondérante, non ?
« Une maison passive, c’est une maison parfaitement isolée. Il faut limiter au maximum, voir éradiquer, les ponts thermiques qui engendrent des déperditions de chaleur. Pour cela, on doit les identifier. Et ensuite, on travaille dessus en allant chercher les meilleures performances dans les techniques de construction. On peut faire une isolation extérieure et intérieure par exemple. Mais si on a construit avec des blocs béton-chanvre, l’isolant est déjà présent. » On parle de réduction des ponts thermiques, mais également de l’étanchéité à l’air. Quelle est la différence ?
« Les ponts thermiques concernent la chaleur. Alors que, là, il s’agit davantage de courants d’air, chauds ou froids. L’étanchéité à l’air doit également être optimale. Deux tests sont nécessaires. Un en fin de chantier bien sûr, mais aussi en cours de chantier. Car s’il y a un souci, il sera difficile de savoir d’où ça vient une fois que l’isolation intérieure aura été réalisée. Pour obtenir le label passivhauss, on est à peu près à quatre fois moins de fuite d’air toléré que pour la réglementation actuelle (RT 2012). L’interaction avec les différents artisans est primordiale elle aussi. Car il ne faudrait pas qu’un plombier ou un électricien vienne faire un trou dans une membrane d’étanchéité pour passer un câble. »

Et le triple-vitrage, c’est obligatoire ?
« Non. Il est recommandé, mais ce n’est pas toujours une obligation. Cela dépend souvent de la localisation de l’habitation, de son orientation aussi. A Mortagne, par exemple, on n’en a pas eu besoin.
Une maison passive, c’est donc une maison parfaitement isolée, étanche… Mais on respire comment dans ces conditions ?
« Grâce à la VMC double flux qui est obligatoirement performante dans une maison passive. Le système a un rendement minimal à respecter avec, une fois encore, une priorité : éviter les pertes. La VMC double flux permet un échange de calorie au croisement des flux d’air. En clair, on récupère l’énergie de l’air sortant pour réchauffer ou refroidir l’air entrant. Et je vous rassure, on respire très bien. On respire même d’autant mieux que la VMC double flux a aussi pour vocation de maintenir la qualité de l’air grâce à plusieurs filtres au niveau de la prise d’air et dans la machine. »
Et les équipements électriques da la maison ?
« Ils sont pris en compte dans les calculs. Logiquement, on ne va pas chercher des équipements énergivores lorsqu’on fait construire une maison passive. Mais si cela doit être le cas, on essaie d’anticiper. »

maison passive 2

Quatre critères permettent de déterminer si un bâtiment peut obtenir la labellisation « Bâtiment Passif/ Passivhauss » :
1 – Besoins en chauffage < 15 kWh/(m².a) ou puissance de chauffe < 10 W/m²
2 – Besoins en énergie primaire totale (électroménager inclus) < 120 kWh/(m².a)
3 – Étanchéité de l’enveloppe : n50 ≤ 0,6 h-1
4 – Moins de 10 % d’heures de surchauffe annuelles (>25°C)

Article a Lire dans le Magazine de L’Habitat durable n°11, Parution Septembre 2018

En vente 4€50 en maison de presse.

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Lédition à compte d’auteur consiste à faire éditer ses propres ouvrages par un éditeur. Ce dernier assure uniquement la partie technique de l’édition et de la diffusion. Le choix de l’imprimeur et la promotion de l’ouvrage sont gérés par l’auteur. En effet, éditer ses ouvrages à compte d’auteur c’est choisir de garder le contrôle sur le nombre de livre à éditer et sur ses droits d’auteur.
 
Qu’il s’agisse d’un projet personnel ou que vous soyez un professionnel de l’édition imprimer un livre à compte d’auteur est l’aboutissement d’un investissement souvent important. Choisir un partenaire imprimeur de confiance est alors essentiel ! Découvrez l’article « Imprimer un livre à compte d’auteur » à retrouver sur le blog de l’Imprimerie Offset 5 Édition ! Il pourra vous guider dans vos choix.
 
Bonne lecture !

Salon FUTURAUTO • 8 au 10 Fév. 2019 • LES HERBIERS

Exposition de véhicules auto et moto 100% électrique, hybrides et gaz + différents acteurs de la mobilité électrique (Tracteur, voiture sans permis, vélos, trotinettes …)
Plus de 1200 m² d’expo (et toujours avec le salon de l’habitat Hall 1)

La tombola est gratuite et les tickets sont à déposer dans l’urne à l’accueil du salon.
Affiche Salon FUTURAUTO 2019

Ouverture public :
Vendredi 8 février de 14h à 19h
Samedi 9 février de 10h à 19h
Dimanche 10 février de 10h à 19h

L’entrée au salon est gratuite alors venez nombreux !

Salon Habitat Déco • 8-9-10 Février 2019 • LES HERBIERS

Rendez-vous incontournable de ce début d’année, le salon de l’Habitat en est déjà, à sa 10è édition. Le salon évolue pour proposer une offre complète tant dans la construction que la rénovation et les aménagements extérieurs ou intérieurs. La part belle est faite à la décoration avec la présence de plusieurs créateurs et décorateurs, d’un espace déco-désign et de stands d’ameublement.
Nous innovons également en proposant des petits produits tendances et quelques produits de bouche. Le Chef Olivier Burban sera aussi présent le dimanche pour proposer une initiation à la cuisine moléculaire pour les adultes, puis un master kid pour les enfants. En tout, c’est près de 100 exposants qui seront là pour vous conseiller et vous renseigner.

Affiche A3 - LES HERBIERS Salon HABITAT 2019 BD
Nous continuons en parallèle à mettre en avant l’éco-mobilité. Lancée il y a 5 ans, en partenariat avec le Sydev, cette exposition de véhicules électriques et hybrides prend de l’ampleur et devient un salon à part entière. Bienvenue à Futurauto ! En plus des nouveaux modèles des concessions et la présence exceptionnelle de Tesla, vous découvrirez des véhicules électriques fantastiques comme la voiture de course flash 4, l’Electro-Cox, un buggy de course, des motos Zéro et bien d’autres acteurs de la mobilité électrique. Nous espérons également d’autres véhicules de renom qui doivent arriver en France fin janvier.

L’entrée au salon est gratuite alors venez nombreux !

GGR : 3 participants encore en course

Après SLATS et VDH, ISTVAN KOPAR, TAPIO LEHTINEN et UKU RANDMAA sont encore en course vers Les Sables d’Olonne.

Istvan Kopar

Né le 8 mars 1953 à Budapest, Hongrie • Domicile : Delray Beach, Floride, USA • Pays d’inscription : USA

Istvan Kopar, américain d’origine hongroise, est un marin professionnel et un capitaine breveté de la Garde côtière américaine ayant parcouru plus de 60 000 miles à naviguer en solitaire. A ce jour, l’accomplissement dont il est le plus fier est son tour du monde en solitaire, sans escale et sans aide GPS en 1990/91. Il a été parmi les meilleurs de l’América 500- Columbus Transatlantic Race en 1992, et a remporté le Trophée Kapry en 1995 lors de l’Atlantic Rally for Cruisers (ARC).

« Une course sur mesure »

Il dit de la GGR : « Cette course est faite sur mesure pour moi. Mon premier héros et modèle était Joshua Slocum, le premier navigateur autour du monde en solitaire répertorié. Il n’avait pas de soutien à terre, pas de système moderne de navigation ni de communication. Les concurrents du Vendée Globe ou de la Volvo Ocean Race commencent à ressembler et à agir comme des astronautes dans l’espace, devenant de plus en plus isolés de la nature. Il existe une demande pour, et c’est bien. Cependant nous avons besoin de course comme la GGR pour maintenir notre héritage et notre savoir-faire. »

Istvan Kopar a fait l’acquisition de Puffin, en 2015, un voilier Tradewind 35 de 1986 conçu par John Rock, pour participer à la GGR. Istvan et son équipe ont mis à nu le bateau pour ajouter des couches de fibre de verre supplémentaires sur la coque afin d’améliorer sa résistance. D’autres modifications ont permis de réduire la taille du cockpit et d’améliorer le drainage, de rajouter un compartiment étanche à l’avant et des réservoirs d’eau fraîche complémentaires.  Pendant ces réaménagements, Istvan a enlevé sa montre, non seulement parce qu’elle le gênait à certains moments, mais aussi pour l’empêcher de compter les jours comme des minutes. Il a gagné le soutien nécessaire de ses amis et de l’industrie, en particulier Alexseal, Seahawk, Selden, Windpilot, Wempe, BaoBab Group, et Bayside Canvas. En novembre 2017, Puffin, a été remis à l’eau après une restauration complète de plus de 2 années. Il a fini ses essais en mer au large d’Oyster Bay, à New York, avant de repartir pour l’hiver et terminer les derniers préparatifs.

Le voilier a été repeint en un magnifique orange vif, et doit être remis à l’eau à la fin du mois de mars. Istvan partira ensuite pour une traversée transatlantique afin de compléter ses tests qualificatifs de 2 000 milles. Il prévoit d’établir son camp de base à Southampton, au Royaume-Uni avant le départ.

BATEAU KOPAR

Bateau
Nom Puffin
Type radewind 35 Cutter
Numéro 37
Conception John Rock
Construction Tradewind Yachts (NL)
LOA 35.01ft / 10.67 m
LWL 25.82ft / 7.87 m
Largeur 10.50ft / 3.20 m
Tirant d’eau 5.51ft / 1.68 m
Déplacement 19442 lbs / 8819 kg
Voilure 725 sq. ft / 67.35sq. m

Tapio Lehtinen

Né le 12 septembre 1958 à Helsinki, Finlande • Domicile : Helsinki, Finlande  • Pays d’inscription : Finlande

Le finlandais Tapio Lehtinen, marin de longue date, commença à naviguer sur des dériveurs Optimist à l’âge de 6 ans. Ancien commodore du Yacht Club Helsinfors Segelsällskap (HSS), il participa à la Whitbread Round- World 1981/2 puis à la Round Britain and Ireland catégorie 2 marins de 1985, à la course Transatlantique « 2- STAR » de 1986, ainsi qu’aux courses des Açores aller et retour en 1987 et des Bermudes en 2014.

Mon objectif 1er, terminer la course

Il dit de la GGR : « J’y participe parce que j’aime la voile et être en mer. J’accepte les défis mais je ne prends pas de risque. Je suis fier de bien me préparer et de naviguer à la voile. Je suis compétiteur, cependant je me rends compte que pour bien faire dans cette course, je dois d’abord finir. »

Tapio fera campagne avec son Benello Gaia 36, de Sparkman Stephens, précurseur du Nautor Swan 36, qui gagna la première One Ton Cup en 1965. En 2017, il a navigué de la Méditerranée vers la Finlande pour être préparé pour la course par le Nordic Refit Center à Larsmo.

Asteria est le plus ancien bateau de la flotte GGR. Il a subi une restauration complète pour répondre aux normes de la course, en enlevant le pont et en dépouillant l’intérieur en entier laissant une coque à nue, avant de reconstruire avec des cloisons et des armatures plus solides. Le voilier a été finalement terminé à la fin de mai, expédié d’Helsinki à Zeebrugge, en Belgique, pour rejoindre la Parade Nautique, le 14 juin 2018.

Bateau Tapio Lehtinen

Bateau
Nom Asteria
Type Gaia 36 Masthead sloop
Numéro 6
Concepteur Sparkman & Stephens
Constructeur Cantiere Benello (ITA)
LOA 36.00ft / 10.97m
LWL 25.50ft / 7.77m
Largeur 9.67’ / 2.95m
Tirant d’eau 6.00’ / 1.83m
Déplacement 15400 lbs / 6985 kgs
Voilure 540 sq. ft / 50.17sq. m

Uku Randmaa

Né le 6 février 1963 à Viljandi, Estonie • Domicile : Tallinn, Estonie • Pays d’inscription : Estonie

Uku Randmaa commença à naviguer à l’âge de 3 ans à bord du bateau de son père. En 1984, après avoir terminé la Tallinn Marine University avec un Master en poche, il reprit la compétition en régate à haut-niveau, puis navigua au large avec son voilier Hanse 430 Temptation. Partant pour un périple aller-retour en solitaire jusqu’en Islande, avant de naviguer en solitaire autour du monde avec escales entre 2011 et 2012.

Un navigateur – Gladiateur

Il dit de la GGR : « C’est un évènement de rêve – une course autour du monde pour de vrais gladiateurs. Pour moi, le bon côté est de participer ; le mauvais serait de ne pas finir. Si je ne gagne pas, alors le simple fait de terminer remplira mes rêves. »

Uku Randmaa avait prévu de concourir à la GGR sur le Rustler 36, Maibi mais il a ensuite émis quelques doutes. «Il est trop luxueux avec des ponts en teck, et un lourd équipement sur le pont avant – dont je n’ai pas besoin pour la course .” Ainsi, en décembre 2017, il a pris la décision d’acheter le Rustler 36 One and All, de Lionel Régnier, que le Français avait déjà réaménagé pour la GGR avant de se retirer de la course.

Bateau UKU RANDMAA

Bateau
Nom One and All
Type Rustler 36 Masthead sloop
Numéro 2
Concepteur Holman & Pye
Constructeur Rustler Yachts (UK)
LOA 35.33ft / 10.77m
LWL 26.92ft / 8.21m
Largeur 11.00ft / 3.35m
Tirant d’eau 5.50ft / 1.67m
Déplacement 16805 lbs / 7623 kgs
Voilure 693 sq. ft / 64.38sq. m

A lire sur le magazine de la Golden Globe Race en ligne

Imprimer un magazine mensuel – Témoignage client des Éditions de la Monnaie

Vous souhaitez imprimer un magazine mensuel ? La société des Éditions de la Monnaie, basée en Vendée, est cliente de l’Imprimerie Offset 5 Édition depuis plus de 20 ans.

Découvrez cette relation privilégiée, en compagnie d’Alain Archambaud, dirigeant des Édition de la Monnaie et Michael Dupillier, responsable de l’Agence Offset 5. Un partenariat long de 20 ans à retrouver sur le blog du Groupe Offset 5 Édition : « Imprimer un magazine mensuel – Témoignage client avec les Éditions de la Monnaie »  

GGR : Duo de tête • Route terre pour Mark SLATS et VDH

Mark Slats

Né le 8 avril 1977 à Darwin, Australie • Domicile : Wassenaar, Hollande • Pays d’inscription : Pays bas

Mark SLATS, né en Australie, puis installé aux Pays Bas depuis l’âge de 8 ans, est un navigateur ayant déjà fait un tour du monde. Véritable aventurier, pour lui rien n’est impossible. En 2017, il vend sa maison pour participer au Talisker Transatlantic Rowing Challenge. Remarquablement, Slats surmonta la déception de perdre son co-équipier peu avant le départ, mais a continué pour remporter la catégorie en solitaire, en un temps record!
À son retour, Slats a pu se concentré sur la préparation de la Golden Globe Race, grâce au soutien financier d’Ohpen, suite à une rencontre fortuite avec Chris Zadeh, fondateur et PDG, à la fin mai. «Mark incarne cette approche du « tout donner », le mot « impossible » ne figure pas dans son dictionnaire, et il utilise la force mentale, la tactique et la pure persévérance pour surmonter toutes les difficultés à chaque nouveau défi » dit Zadeh.
Mark a eu la chance de suivre un cours de formation en astronavigation avec Dick Huges, l’un des plus célèbres navigateurs hollandais.

Un navigateur déterminé

Il dit de la GGR : « Parce que je vis pour ce genre de chose »

Mark Slats est l’un des six skippers de la GGR à avoir choisi un Rustler 36 pour la course. C’est de loin, la série la plus populaire et Ohpen Maverick fût le premier de cette catégorie à être construit.
Il a traversé la mer du Nord pour rejoindre son port d’attache de Wassenaar en 2017, où une équipe de trois hommes a rénové le bateau sous la direction de Koopmans, l’architecte naval néerlandais, tandis que Mark traversait l’Atlantique à la rame!

« Le bateau est en très bon état », explique Mark. « L’équipe a déshabillé le pont en teck et va monter un nouveau mât et gréement avant la remise à l’eau en avril 2018. Dick Koopmans étudie les conditions météorologiques attendues sur le parcours et conçoit un plan de voilure adapté ».

Bateau Mark SLATS

Bateau
Nom Ohpen Maverick
Type Rustler 36 Masthead sloop
Numéro 68
Concepteur Holman & Pye
Constructeur Rustler Yachts (UK)
LOA 35.33ft / 10.77m
LWL 26.92ft / 8.21m
Largeur 11.00ft / 3.35m
Tirant d’eau 5.50ft / 1.67m
Déplacement 16805 lbs / 7623 kgs
Voilure 693 sq. ft / 64.38sq. m

Jean-Luc Van den Heede

Né le 8 juin 1945 à Amiens, Somme, France • Domicile : Les Sables d’Olonne, France • Pays d’inscription : France

Déjà 5 tours du monde à son actif, dont quatre terminés sur le podium, Jean-Luc Van den Heede est la figure paternelle de la voile en solitaire française. Il détient le record du tour du monde le plus rapide en solitaire et sans escale contre les vents et courants dominants.

« Un défi dans un esprit de camaraderie »

Il dit de la GGR : « De toutes mes expériences, je suis bien conscient des difficultés que cette course pose. Je veux revivre les conditions et les défis que mes prédécesseurs de voile ont appréciés. J’ai également redécouvert l’ambiance et la camaraderie que j’ai aimées lors des premières éditions de ces courses. Nous sommes tous conscients du fait que ce sera une aventure difficile, ce qui engendre un lien fort entre nous. Mon objectif est d’être en bonne santé au départ avec un bon bateau, puis de prendre chaque jour comme il viendra, absorbant les émotions et les pensées de ceux qui nous ont précédés : Slocum, Moitessier, Alain Gerbault, Vito Dumas et bien sûr mon très bon ami Sir Robin Knox-Johnston qui nous a donné un tel exemple il y a 50 ans. »

En 2016, Jean Luc Van den Heede a réalisé 6 mois de travaux de remise en état sur son voilier, un Rustler 36, en remplaçant le mât, le gréement, les voiles et le moteur. Il a également passé le test obligatoire de navigation sous gréement de fortune. Il a passé les mois d’hiver 2017/2018 à naviguer sur la Manche et dans le Golf de Gascogne, pour continuer à tester son voilier dans des conditions de vents forts, avec l’assistance de Lionel Regnier.

BATEAU VDH

Bateau
Nom Matmut
Type Rustler 36 Masthead sloop
Numero 8
Conception Holman & Pye
Construction Rustler Yachts (UK)
LOA 35.33ft / 10.77 m
LWL 26.92ft / 8.21 m
Largeur 11.00ft / 3.35 m
Tirant d’eau 5.50ft / 1.67 m
Déplacement 16805 lbs / 7623 kg
Voilure 693sq. ft / 64.38sq. m

A lire sur le magazine de la Golden Globe Race en ligne

Jardins familiaux : mon potager aux pieds des tours

En 2019, les jardins familiaux yonnais fêteront leur 40e anniversaire. Destinés au départ à permettre aux plus modestes de se nourrir, ils sont aujourd’hui un lieu de rencontres et d’échanges entre générations et mixité sociale.

Le soleil tape déjà fort sur les parcelles de la Simbrandière, au bord de l’Yon, en ce matin d’août. À peine 9h30 et le thermomètre indique près de 22°C. Plusieurs jardiniers s’affairent entre les sillons. Les traces d’humidité aux pieds de certaines plantations marquent le passage, quelques heures plus tôt, des plus matinaux.
Entre deux rangées d’haricots verts, encore à l’ombre des arbres qui bordent la rivière yonnaise, Jocelyne est à la cueillette. « C’est la deuxième année que j’ai une parcelle ici » explique-t-elle. « J’habite en résidence pour séniors et cela me fait un bien fou de prendre l’air. J’ai besoin de bouger, de ce contact avec les autres. Et en plus ça permet de manger sainement ! ».

Sophie et Guillaume

Sophie et Guillaume, la petite quarantaine, ont un bout de jardin à la Simbrandière depuis 4 ans. « Pour se nourrir de produits de qualité qui ont du goût » expliquent-ils.

Un premier lègue privé
De son côté, Patrick Brillouet vient de terminer le fauchage des abords. Président de l ‘Association des Jardins Familiaux Pour Yonnais (AJAFPY), il assure également la gestion de la Simbrandière, l’un des quatre jardins familiaux de la ville. Dans la fraîcheur du local alloué aux parcelles, il revient sur l’histoire des jardins. « On les appelait au départ jardins ouvriers. C’est en 1979 que les premiers emplacements ont été créés, à Moulin-Neuf, sur un terrain légué par Monsieur Aymond-Petit. Il s’agissait à l’époque de permettre aux familles modestes de se nourrir. » D’abord sous gestion privée, la Ville de La Roche-sur-Yon s’implique dès 1982 avec l’achat d’un second terrain à l’Angelmière. « Il y avait une forte demande de la population » précise Patrick Brillouet, qui poursuit : « En 1985, un nouveau jardin s’ouvre à la Vigne-aux-Roses, suivi dans la foulée de celui où nous sommes. » Le terrain de la Vigne-aux-Roses appartenait à l’époque à une banque, qui le cédera pour le franc symbolique à la communauté maghrébine.

LEGUMES

40 000 m2 de cultures potagères
Aujourd’hui, les terrains appartiennent à la Ville qui en assure l’alimentation en eau, la construction et l’entretien des locaux techniques et fournit composteurs et récupérateurs d’eau de pluie. Mais la gestion de l’attribution des parcelles, ainsi que leur entretien, est assurée par l’AJAFPY. « Nous avons une convention avec la Ville » détaille le président de l’association. « Les demandes d’attribution se font auprès de la mairie qui nous les transmet. Il n’y a pas de condition de ressources, mais nous privilégions les Yonnais qui n’ont pas déjà un jardin chez eux. » Et de préciser que 95 % des bénéficiaires habitent dans l’hyper centre-ville ou en cité HLM.
Sur l’ensemble des quatre jardins, 335 foyers se partagent donc désormais près de 40 000 m2 de terrain. Certains sont présents depuis la création des jardins en 1979.

Un local a été récemment réhabilité par la Ville à la Simbrandière. Il abrite un bureau, ainsi que les casiers à outils pour les jardiniers.

LOCAL

Un lieu de rencontres et d’échanges
Si pour certains le jardin est encore un moyen de se nourrir mieux et à moindre frais, il est aussi un lieu de rencontres, de mixité sociale et intergénérationnelle. Entre les parcelles, on parle français, arménien, arabe, tchétchène ou quelques langues asiatiques… On y cultive des tomates, des poireaux, des melons et des demi-secs, mais aussi du maïs et quelques plantes plus exotiques. Et si la majorité pratique encore des méthodes traditionnelles de culture, la permaculture a déjà fait son apparition. De 30 à 95 ans, les jardiniers s’échangent techniques, astuces et bons plans et se partagent les travaux d’entretien collectifs. « Ici, au contact des autres, certains ont appris à parler français. Et il est parfois plus difficile de faire cohabiter les caractères que les origines ethniques ou sociales » lâche dans un sourire Patrick Brillouet.

CONSEIL DU JARDINIER

Suite A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

La passion des mots… Les deux vies de Christian Billon

Ancien professionnel de la santé, Christian Billon a travaillé dans l’humanitaire pendant une quinzaine d’années avant de se mettre à écrire.
Il prépare aujourd’hui son 9e roman.

« J’ai toujours admiré les écrivains qui, à 20 ans, ont quelque chose à dire et osent se lancer tête baissée dans l’écriture sans autre métier alimentaire… » Christian Billon, lui, a attendu de nombreuses années pour y sacrifier de son temps.
« Au lycée je n’avais pas beaucoup d’appétence pour la littérature. » A l’époque, ce qui le faisait rêver, c’était la peinture. Son âme était déjà littéraire, mais sa véritable passion pour les livres ne viendra que plus tard.
D’abord, parce que dans les années 70, « vivre de sa plume était un sacré pari. J’ai préféré faire un métier plus technique, et m’assurer une vie moins aléatoire. »
Et puis surtout parce que « pour écrire, il faut avoir quelque chose à dire… » Christian attendra d’avoir 48 ans pour le faire.

CHRISTIAN BILLON 2

Besoin de raconter
En 1981, une opportunité professionnelle change la donne. Employé comme technicien de laboratoire au centre hospitalier départemental du La Roche-sur-Yon, Christian part en mission humanitaire dans un centre antituberculeux du Cambodge. Une expérience « lourde et formatrice » qui bouleversera sa vie.
Christian y tombera amoureux deux fois. Du pays tout d’abord, et puis de celle qui deviendra sa femme et la mère de ses enfants. De retour en France un an plus tard, il ne tient pas longtemps en place. En 1984, il repart avec sa femme pour d’autres missions en Mauritanie et au Sénégal. Pendant 12 ans.
En arrivant là-bas, c’est un nouveau choc. Pas celui des cultures, cette fois, mais celui d’une révélation. Le Voyage de noces de Patrick Modiano ravive sa passion et lui donne la marche à suivre. « Ce livre a été pour moi un déclic. Je me suis dit, c’est comme cela qu’il faut écrire. » Un autre besoin se fait alors sentir. Celui de témoigner. De raconter ce qu’il a vu et vécu durant toutes ces années d’expatriation. Les génocides, les famines…

FAMINE

« L’écriture ne se discute pas »
Christian se plonge alors corps et âme dans l’écriture en pensant à la citation de James Salter : « Tout ce qui n’est pas écrit disparait. » Un plaisir doublé d’un exutoire, à mi-chemin entre le travail de mémoire et l’exorcisme. « Le bonheur, la souffrance, les angoisses, les joies… Il y a une sorte de catharsis de l’écriture. Quand on commence un premier livre, on veut déverser tout ce qu’on a retenu, comme un barrage dont on ouvre les vannes. »
Et puis c’est l’engrenage. « C’est vite devenu très addictif. Une passion dévorante que j’essaie de marier avec la vie quotidienne, plus triviale. »
Dans Battanbang ! Battanbang ! son premier roman publié en 2005, Christian multiplie les détails pour apporter encore plus de précision à son témoignage. Mais le style est déjà là. Les mots sont percutants, précis, justes… « J’ai toujours été plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral, avoue le romancier. L’écriture n’est pas une négociation. C’est une œuvre individuelle, sans minoration des sentiments par le dialogue et la discussion. L’écriture est quelque chose qui ne se discute pas. Comme dit Kafka, elle doit être la hache qui brise en nous la mer gelée. »
Que ce soit au Cambodge (L’Adieu aux Khmers), en Afrique ou en Amérique du sud (Sauveterre) ou même dans un pays imaginaire, la Diluvie (Asanna), Christian Billon magnifie l’art de la transposition pour emmener le lecteur sur le lieu de tragédies humaines souvent oubliées par la littérature. Des romans historiques où il porte un regard tendre mais engagé, souvent désabusé mais toujours juste, sur la loi des hommes et des nations.

Suite A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

Des éco-gestes à la maison

L’espace Info Énergie de Vendée vous propose de découvrir quelques gestes simples et astuces pour limiter vos consommations d’énergie à la maison.

Je m’absente plusieurs jours :

Chauffage
Pour bon nombre d’entre nous il existe dans l’année des périodes d’absence prolongée. Il est conseillé de diminuer jusqu’à la mise en hors gel pour une absence supérieure à 2 jours. Il existe aujourd’hui des programmateurs qui vous permettent d’anticiper votre retour, ce qui rend transparent cette diminution drastique de la température de consigne.

Eau chaude
Dans la même logique, vous pouvez couper totalement la production d’eau chaude sanitaire surtout si vous avez une chaudière avec accumulation. Pour un ballon électrique, il ne faut pas avoir peur de retrouver un ballon froid mais au-delà de 4 jours, les économies sont substantielles.

Ventilation
Pour des absences de plus de 4 jours, couper la ventilation, mais attention cependant au niveau d’humidité intrinsèque à votre maison. Ce geste est donc à effectuer au cas par cas.

Fuites d’eau
Pour un diagnostic rapide et efficace des fuites du logement, une absence prolongée est toujours le bon moment pour faire un relevé des compteurs et notamment celui de l’eau. La mesure sera alors nette et sans bavure.

L’eau coule moins vite
Aujourd’hui il est indispensable de maîtriser nos consommations d’eau, surtout si celle-ci est chauffée. Un calcul rapide nous apprend que pour 1 m3 d’eau tiède, soit 5 bains, vous avez environ 3,5 € pour l’énergie et 4 € pour l’eau elle-même soit une dépense de 7,5 €.
Pour être efficace dans l’utilisation de cette eau tiède, il suffit parfois de réduire le débit des robinets avec un mousseur.
Il se plaçe au bout des robinets et a pour vertu, de mélanger l’air à l’eau et donc de réduire la vitesse d’écoulement. On peut aussi réduire la pression avec un réducteur de débit. Cela se fait soit à l’aide d’un embout, soit d’une rondelle à placer à une jonction comme celle de la pomme de douche par exemple.
Ces investissement vous coûterons moins de 2 € pour chacun et seront en moyenne source d’une cinquantaine d’€ d’économies annuelles.

Je régule à la pompe
La régulation du système de chauffage peut se faire à 2 échelles différentes : à l’échelle temporelle et à l’échelle spatiale. Pour la première, nous pouvons jouer sur la programmation type jour nuit, ou présence absence, pour la seconde, nous avons des thermostats plus ou moins indépendants.
Pour un système centralisé avec chaudière et circuit hydraulique sur radiateur, le thermostat d’ambiance sera un allié important puisque celui-ci placé dans l’endroit le plus frais de la maison déclenchera ou non la production de chaleur. Les autres pièces seront alors régulées en complément avec des robinets thermostatiques pièce par pièce.
L’astuce proposée aujourd’hui est de vérifier comment fonctionne le circulateur ou la pompe de circulation. La manière la plus efficace d’installer votre thermostat c’est d’asservir la pompe de circulation à la demande, la pompe n’a pas d’intérêt à tourner quand le brûleur ne fonctionne pas. Ce geste peut générer une économie de de 200 à 300 kWh/an voire d’avantage si vous n’éteignez pas votre chaudière en été.

Je débranche ma box
Aujourd’hui tout un chacun a une box ou un décodeur satellite ou TNT. Ces appareils sont en permanence branchés. Sachez toutefois qu’une box consomme de 15 à 30 Watts en permanence, ce qui représente une dépense annuelle comprise entre 15 et 30 euros si celle-ci est sous tension 24h/24 et 365 jour par an. Si par exemple nous sommes absent tous les jours de la semaine de 8h00 à 17h30 et que nous dormons de 23h00 à 6h30, couper les connexions de 8h30 à 17h00 et de 00h30 à 6h00, ce qui correspond à 14h de gagnées par jour. A raison de 5 jours par semaines sur 47 semaines, on économise alors 49kWh pour une puissance de 15W. Cette économie s’élève à un peu mieux de 5 euros ce qui correspond à une réduction d’un tiers de la consommation initiale de la box. Pour y arriver simplement il suffit de se munir d’un programmateur et de bien dimensionner ces plages horaires.…

Suite A lire dans le magazine J’OSE EN VENDEE n°5 – Parution Avril 2018

Les Délices de Louison misent sur la proximité

L’entreprise boulangère vendéenne installée à Bellevigny privilégie les circuits courts. Depuis sa création en 1979, elle a toujours favorisé les producteurs du département. Une approche responsable érigée en philosophie qui lui a valu plusieurs prix et récompenses.

Niché au calme de la campagne vendéenne, le groupe Patismatique est installé sur les 600 m2 d’une ancienne menuiserie. Là, quatre boulangers élaborent cookies, viennoiseries et sandwichs, regroupés sous la marque Les Délices de Louison. Des produits qui alimentent les 400 distributeurs automatiques de l’enseigne. À la tête de l’entreprise familiale d’une vingtaine de salariés, Betty Vergnaud et son frère Marc, cultivent une complémentarité fraternelle, moteur de l’entreprise.

Presque 40 ans d’expérience
Tout a commencé rue Clemenceau à La Roche-sur-Yon. « Mon grand-père y avait sa boulangerie » raconte Betty Vergnaud. « Un jour, il reçoit une demande du CHD de La Roche pour y distribuer des viennoiseries et des sandwichs. » Le boulanger acquiert alors deux distributeurs automatiques dont il confie l’approvisionnement à son fils, le père de Betty et Marc. Patismatique était née. « À l’époque l’entreprise tenait dans les 33 m2 du garage familial. » De nouveaux distributeurs sont rapidement installés sur d’autres sites, notamment au sein de l’entreprise Esswein.
Au début des années 90, Patismatique migre aux Oudairies dans un local de 160 m2. Dix ans plus tard, l’entreprise intègre ses locaux actuels de La Vergne. Aujourd’hui, le groupe Patismatique produit sous la marque Les Délices de Louison et distribue sous l’enseigne Ekibé. Il vend 700 000 produits par an, principalement en milieu universitaire, et réalise un chiffre d’affaire de 3 millions d’euros.

LES DELICES DE LOUISON 2

Le bon sens vendéen
Si elle distribue en Vendée, en Loire-Atlantique et en Maine-et-Loire, Patismatique cultive également la proximité pour ses matières premières. Farine agri-éthique de La Chaize-le-Vicomte, beurre de Belleville-sur-Vie, sel de Noirmoutier, oeufs de Chauché… Hormis la concession aux produits exotiques (sucre, cacao), l’entreprise met un point d’honneur à travailler avec les producteurs locaux.

« Ils avaient « ce bon sens vendéen ».
Et puis nous avons tout ce qu’il nous faut ici, alors pourquoi chercher ailleurs ? » Une approche éthique et responsable qui apporte aussi d’autres avantages. « En plus de la traçabilité, du faible bilan carbone et de la qualité des produits, cela facilite beaucoup le dialogue avec nos fournisseurs. On peut plus aisément faire valoir auprès d’eux notre démarche durable et les y impliquer. » Dans le mode de distribution, l’approche écologique est aussi là. Les déplacements des livreurs sont optimisés pour une consommation limitée de carburant, les distributeurs automatiques sont économes en électricité et permettent la collecte des déchets pour recyclage.

DELICES DE LOUISON 3

Proximité avec le terrain
C’est un peu plus rare aujourd’hui, mais il arrive encore à Betty ou à Marc de remplacer au pied levé un livreur. Ce qui a parfois des conséquences inattendues. « Je me suis rendu compte de la fatigue que cela peut occasionner pour le salarié » explique Betty. « Et j’ai aussi constaté la consommation d’énergie lorsqu’on ouvre les portes du fourgon frigorifique ». Une expérience sur le terrain qui aboutira à un réaménagement par Marc des véhicules. Résultat : bientôt deux nouveaux fourgons repensés pour plus de confort et moins de consommation. « Nous essayons d’être le plus à l’écoute possible du personnel. La taille humaine de l’entreprise nous permet ce retour rapide de l’expérience du terrain.

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Se SOIGNER autrement avec les médecines douces

Qu’elles soient manuelles, holistiques ou qu’elles se concentrent sur les bienfaits des plantes, les médecines non conventionnelles connaissent un véritable engouement.
Les raisons de ce succès ? D’un côté, elles permettent de guérir les petits maux du quotidien en limitant le recours aux médicaments. De l’autre, certains voient en elles une façon plus naturelle de traiter les troubles bénins et le corps dans sa globalité.

400 médecines alternatives
Phytothérapie, chiropractie, homéopathie, hypnose, acupuncture…
Ces médecines désignent des pratiques tantôt ancestrales, tantôt nouvelles, fondées sur des thérapies biologiques, manuelles et des approches reliant le corps à l’esprit. On les appelle médecines alternatives, complémentaires ou traditionnelles.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a l’embarras du choix : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en dénombre quatre cents. Un nombre en constante évolution. Certaines médecines non conventionnelles posent cependant question et peuvent être sujettes aux dérives. Il est donc important de s’informer en amont, de choisir le bon praticien et d’être prudent avec l’automédication !

FASCIATHERAPIE

La fasciathérapie, une technique en développement
Parmi les médecines manuelles, on trouve notamment l’ostéopathie, la chiropractie, l’étiopathie… Encore méconnue, la fasciathérapie est une autre méthode, proche de l’ostéopathie, qui tend à gagner du terrain. Cette technique a pour but de rééquilibrer le potentiel énergétique et soulager les zones de tension du corps à l’aide de manipulations, de massages et d’immobilisations en des points d’appui manuels bien précis. On y a recours pour soigner les douleurs de dos, les tendinites, les troubles respiratoires, digestifs, gynécologiques… Elle tient son nom de « fascias ». Ces membranes recouvrent les muscles ainsi que les organes et provoquent parfois des tensions en raison du stress accumulé.

MEDECINE DOUCES

Les bourgeons exploités par la gemmothérapie
En parallèle, d’autres s’appuient sur les propriétés médicinales des plantes et végétaux pour soigner comme l’aromathérapie ou la phytothérapie.
Elles traitent les troubles en douceur puisqu’elles n’utilisent ni médicaments ni molécules chimiques.
Les vertus médicinales de la nature sont parfois là où on ne le soupçonne pas. La gemmothérapie constitue une des branches de la phytothérapie et utilise les bourgeons végétaux ainsi que les tissus embryonnaires en croissance (écorces internes, radicelles…) pour soigner. Ceux-ci contiendraient de puissants principes actifs tels que des hormones végétales, vitamines, minéraux…

ACUPUNCTURE

L’ayurvéda, une méthode holistique ancestrale
Les médecines complémentaires regroupent aussi les approches corps-esprit (hypnose, sophrologie…) et les systèmes complets comme l’homéopathie et l’acupuncture.
Originaire d’Inde, l’ayurvéda combine à la fois médecine et art de vivre. Elle a pour ambition de rétablir et maintenir l’équilibre entre le corps et l’esprit. De plus en plus pratiquée, elle est fondée sur la diététique, la phytothérapie, le massage ayurvédique, la méditation, la respiration, le yoga ou le chant.

A lire dans le magazine J’OSE EN VENDEE n°5 – Parution Avril 2018