Petites cités de caractères®

Le concept des Petites Cités de Caractère® créé en 1975 concerne des communes ayant un patrimoine remarquable et souhaitant le sauvegarder. À ce jour le département de la Vendée en comporte huit, dont la moitié se situent dans la partie sud-est du département. Une telle densité est unique et témoigne, sans jeu de mot, du caractère singulier de ce territoire sud-est de la Vendée. Y habiter, c’est faire corps avec l’histoire.

Foussais-Payré

En lisière de la forêt de Mervent, les villages de Foussais et de Payré forment depuis 1968 une seule commune. La cohabitaion des styles Roman et Renaissance donne à cette ancienne cité marchande, une atmosphère unique.

Héritière d’une villa gallo-romaine, Foussais recèle un joyau de l’art roman : le portail de son église. Érigée au XIe siècle, celle-ci est l’un des édifices les plus remarquables du Bas-Poitou. L’église garde les traces de la Guerre de Cent Ans et des Guerres de Religions quand elle fut plusieurs fois pillée et incendiée.

À la Renaissance Foussais-Payré devient un centre commercial très actif. Henri IV dote le village de six foires annuelles et d’un marché hebdomadaire. Les drapiers, tisserands et tanneurs exportent leurs productions vers l’Allemagne et la Hollande.

Fait rarissime pour une commune de 1 100 habitants, 4 bâtiments sont actuellement protégés au titre des Monuments Historiques : l’église classée en 1862 ; les fours à chaux inscrits à l’inventaire en 1980 ; le prieuré (actuelle mairie) inscrit en 1984 ; la maison François Laurens inscrite en 1989.

Les incontournables
• L’église
• Le prieuré
• Le temple
• La maison François Laurens
• L’auberge Sainte-Catherine
• Les halles
• Les fours à chaux

Vouvant

Seule ville fortifiée de Vendée encore conservée, posée sur un éperon rocheux au creux d’un anneau de rivière, Vouvant est édifié au début du XIe siècle en bordure du massif forestier de Mervent par Guillaume le Grand, duc d’Aquitaine.
Au XIIIe siècle la cité s’entoure de murs d’enceinte et une trentaine de tours et seules trois portes y donnent accès. La citadelle est alors séparée du bourg fortifié par un fossé.
La légende attribue la construction de la tour Mélusine à la célèbre fée qui l’aurait bâtie en une nuit. De son sommet, la vue panoramique aide à comprendre l’intérêt stratégique de l’implantation de cette cité. De ce fait elle connaitra une histoire mouvementée tout au long du Moyen-âge.

Vouvant est la seule commune de Vendée classée parmi Les Plus Beaux Villages de France et ce depuis 1988. En 2014, Vouvant est désignée 8e par les téléspectateurs de l’émission « Le Village préféré des Français » présentée par Stéphane Bern.

Les incontournables

• L’église Sainte-Marie et la nef Théodelin
• La tour Mélusine
• Le bac à chaînes
• Les ateliers d’artistes et artisans d’art
• Le son et lumière sur le portail de l’église les soirs d’été

Faymoreau

Village proche de Fontenay-Le-Comte, Faymoreau reste un cas à part en Vendée.
S’il ne n’y reste actuellement que 200 habitants, le village en compta plus de mille entre 1850 et 1880, lors de son apogée économique et industrielle.

Le destin de Faymoreau bascule en 1827, quand un sabotier du village voulant creuser un puit met au jour une veine de charbon. Cette découverte entraîne à deux kilomètres du bourg, la construction puis le développement de la cité minière. Fait unique en Vendée, durant 130 ans – de 1827 à 1958 – des hommes ont creusé et exploité des mines de charbon.

Le village qui depuis l’an mil est connu pour ses moulins à eau et à vent, change du tout au tout. Il devient une cité minière et ouvrière.

Le bâti doit alors répondre aux exigences de la Société des Mines : corons, direction, Chapelle des Mineurs, écoles… De nouveaux habitants affluent pour travailler à la mine, mais aussi dans les usines et les fabriques qui s’installent au plus proche de l’énergie produite par le charbon : la centrale électrique et la verrerie qui produira jusqu’à un million de bouteilles par an.

Aujourd’hui, les corons sont encore habités et les jardins ouvriers cultivés. Les vitraux de l’artiste Carmelo Zagari illuminent la Chapelle depuis le début des années 2000 et l’ancien dortoir des verriers est transformé en musée. Le bourg historique, quant à lui, est constitué de maisons d’habitations, de l’église paroissiale et du château.

Les incontournables

• Le village de la Verrerie et ses corons
• Le Musée du Centre Minier
• La chapelle et ses vitraux contemporains
• L’hôtel des Mines
• L’étang de la digue
• Le pont de Fleuriau
• Les sentiers pédestres

Nieul-sur-l’Autise

Située entre plaine et marais à l’extrême sud-est de la Vendée, Nieul-sur-l’Autise est habitée depuis le Néolithique, comme en témoigne l’enceinte préhistorique de Champ-Durand.
Ravagée par les Normands, la ville est dotée par les ducs d’Aquitaine d’une abbaye en 1068. Aliénor d’Aquitaine, Reine de France puis d’Angleterre, y naquit – dit-on mais la vérité historique sur ce point n’est pas établie – en 1122. L’abbaye Saint-Vincent reçoit en tout cas, le statut d’abbaye royale. Elle est aujourd’hui l’un des rares ensembles monastiques du Bas-Poitou roman ayant conservé son église abbatiale, son cloître à quatre galeries et ses bâtiments conventuels. Prosper Mérimée la fait classer au titre des monuments historiques en 1862.
La cité connaît au Moyen-Age une période de grande prospérité et participe au dessèchement et à l’aménagement du Marais Poitevin.
Nieul-sur-l’Autise et le village voisin d’Oulmes fusionnent en 2019 pour créer la commune nouvelle de Rives-d’Autise.

Les incontournables

• L’abbaye Saint-Vincent
• Le camp néolithique de Champ Durand
• La maison de la Meunerie
• Le château du Vignaud

 

A Lire dans le magazine HABITER EN VENDEE n°13 , parution Septembre 2020.

 

Le Café des Arts. Petit lieu mais très grande cuisine !

Situé à Beaulieu sous la Roche, charmant village d’arts et idéalement situé entre Les Sables d’Olonne et La Roche sur Yon, Virginie et Antoine vous accueille dans un lieu intimiste qui ne comporte que 14 couverts.

Le Chef, vous propose une carte qui privilégie la cuisine traditionnelle française et une spécificité rare, l’utilisation des herbes comestibles. Son épouse Virginie, vous accueille en salle et vous emmène à la découverte des vignobles Français. Ici, patrimoine culinaire Français et modernité se conjugue à la perfection.

Le Café des Arts vous propose la recette  « Cromesquis d’Escargots de chez Gabrielle Moreau ».

Découvrez dans le Guide 2020 de la Vendée Gourmande n°3 la recette complète proposée par le restaurant.

Montaigu-Vendée, la nouvelle capitale du nord Vendée !

Quand cinq communes s’unissent pour ne faire qu’une, cela donne naissance à une commune nouvelle et bientôt à une agglomération supplémentaire en Vendée. Depuis le 1er janvier 2019, Montaigu-Vendée regroupe les communes de Boufféré, La Guyonnière, Montaigu, Saint-Georges-de-Montaigu et Saint-Hilaire-de-Loulay, devenant ainsi, après Challans, la quatrième ville du département par le nombre d’habitants.

Montaigu-Vendée bénéficie d’une position géographique privilégiée, avec une barrière de péage d’autoroute, une 2×2 voies qui la rapproche de La Roche-sur-Yon et l’aménagement de la nouvelle gare qui sera d’ici quelques années un pôle d’échange multimodal important. Cette facilité d’accès avec le reste du monde facilite l’implantation d’entreprises sur le territoire.

Comme ailleurs dans le bocage, la présence d’unités de production industrielle et agroalimentaire fourni un grand nombre d’emplois. Sont présentes sur le territoire des « Terres de Montaigu » des entreprises comme Sodébo, Defontaine Rings, le siège social du transporteur Schenker France, la laiterie de Montaigu, le laboratoire de biotechnologie Clean cells, le fabricant de produits de santé naturels Havea (ex Yves Ponroy), Ligier automobiles, les brioches Fonteneau et plus de 130 exploitations agricoles. À Montaigu-Vendée on compte deux zones commerciales périphériques et une centaine de commerçants dans le cœur de ville.

Terre d’entreprenariat, d’innovation et d’emplois, Montaigu-Vendée attire chaque année de nouveaux habitants qui s’ajoutent à l’accroissement démographique naturel d’un territoire à la population jeune.
Habiter à Montaigu-Vendée c’est bénéficier de tous les services d’une ville moyenne, avec 2 lycées, 4 collèges, une offre de formation supérieure qui rassemble plus de 800 étudiants post-bac sur la ville.
En particulier à destination des élèves et des étudiants l’offre de culture, de loisirs et de sports très riche, avec les équipements remarquables comme le théâtre de Thalie, le cinéma Caméra5, des salles et des stades pour toutes les disciplines sportives, des évènements phares comme le Printemps du Livre et le Mondial Football Montaigu et un tissu associatif très dense, contribuent à animer le territoire !

Une telle attractivité pose évidemment la question du logement et des mobilités.
Pour le Maire de Montaigu-Vendée, Florent Limouzin « c’est un enjeu très important pour l’avenir. Nous avons comme objectif la construction de 1 000 logements dans les six années qui viennent, sans étaler l’empreinte urbaine et mordre sur les terres agricoles ». Cette création se fera par des tranches de lotissement, une densification des centre-bourgs et du centre-ville, la destruction sur le site des Hauts de Montaigu des trois tours datant des années soixante et l’édification de 250 logements en petit collectif et 250 logements individuels.

« L’autre levier c’est de faciliter tous les types de mobilités » ajoute Florent Limouzin, « en aménageant des cheminements piétons, des voies sécurisées pour les vélos. Mais aussi en encourageant les initiatives locales comme l’autopartage pour les courts trajets au sein du territoire. Avec Montaigu-Vendée, Terres de Montaigu pourra devenir dans les prochaines années “communauté d’agglomération”. Cela n’a l’air de rien mais cela nous permettra d’être plus autonomes et de mettre en œuvre plus facilement nos projets en la matière. »

L’ajout du mot Vendée au nom Montaigu marque bien l’attachement et d’identité vendéenne.

 

A Lire dans le magazine HABITER EN VENDEE n°13 , parution Septembre 2020.

Entretien avec Florent Limouzin, Maire de Montaigu-Vendée

Montaigu-Vendée capitale du nord-Vendée, la formule vous plait ?

Florent Limouzin : Elle est sympathique et sans doute excessive. En revanche elle exprime bien l’évolution de ce territoire depuis la naissance de la commune nouvelle. La création d’une ville de plus de 20 000 habitants tout au Nord équilibre différemment notre département. Avec La Roche, Les Sables, Montaigu-Vendée, Challans, Les Herbiers et Fontenay il existe désormais un maillage de villes et d’agglomérations d’importance sur l’ensemble de la Vendée.

Que dire à quelqu’un qui choisirait de venir habiter à Montaigu-Vendée ?

Florent Limouzin : Lui souhaiter la bienvenue évidement et lui dire qu’il s’installe sur un territoire en pleine évolution qui privilégie à la fois l’économie, l’environnement et la qualité de vie. Nous avons la chance d’avoir ici un tissu économique dense et dynamique qui offre des emplois diversifiés et d’être au cœur d’un réseau de communication routier et ferroviaire très favorable. Il le sera plus encore d’ici trois ans, quand le chantier de la nouvelle gare sera terminé, ainsi que le nouveau quartier d’habitations et d’entreprises y verra le jour.
C’est ce dynamisme économique qui nous permet d’offrir toujours davantage de qualité de vie au quotidien. À Montaigu-Vendée chaque habitant profite de l’ensemble des services d’une ville moyenne dans un environnement préservé, « à taille humaine » comme l’on dit.

Que sera Montaigu-Vendée dans 10 ans ?

Florent Limouzin : J’espère avant tout un territoire toujours aussi dynamique et équilibré, c’est en tout cas mon objectif comme maire des 6 prochaines années. Que Montaigu-Vendée soit une ville où l’on travaille et étudie, où l’on circule facilement, où les activités culturelles, sportives et associatives sont toujours foisonnantes, où la solidarité entre vendéens n’a rien perdu de sa force. Bref une ville où il fait bon vivre et travailler, comme maintenant.

A Lire dans le magazine HABITER EN VENDEE n°13 , parution Septembre 2020.

 

L’Envers du Décor. La cuisine est dans la salle !

Aurélien Jousseaume, « Jeunes Chefs Espoir » de l’année 2013, vous reçoit dans son restaurant gastronomique aux Herbiers, idéalement situé entre La Roche-sur-Yon et Cholet, à proximité du Puy-du-Fou. Cette ancienne boulangerie entièrement rénovée vous accueille maintenant dans une ambiance chaleureuse où la gastronomie s’exprime en toute transparence grâce à une cuisine entièrement ouverte sur la salle.
Depuis novembre 2016, « L’Envers du Décor » a obtenu le titre de Maître Restaurateur. Cette distinction valide leur volonté d’utiliser uniquement des produits frais, bruts, provenant principalement de circuits courts.

L’Envers du Décor vous propose la recette « Rhubarbe aux épices, blanc-manger Tonka, sorbet fraise ».

Découvrez dans le Guide 2020 de la Vendée Gourmande n°3 la recette complète proposée par le restaurant.

Entretenir sa maison en bord de mer

Habiter une maison en bord de mer garantie une vue imprenable sur l’océan, mais cela réclame une attention renouvelée, car la contrepartie de cet emplacement rêvé reste les attaques du vent, du sel, du soleil et de la pluie. Que faut-il faire pour garder sa maison de bord de mer en bon état ?

Prendre soin de la façade

Premier rempart contre les intempéries et le vent du large, la façade de votre maison réclame une attention particulière. Elle doit avant tout être bien entretenue pour lutter contre l’humidité. Sur pratiquement tous les types de façade d’une maison en bord de mer : béton, pierre, enduit et bois, les peintures à base de résines siloxanes sont particulièrement indiquées. La qualité hydrofuge de ces peintures créé un « effet perlant » qui empêche les gouttes de pluie de pénétrer dans la façade et permet ainsi aux façades de demeurer plus sèches, tout en garantissant une bonne « respirabilité » des murs.

D’autre part, l’effet perlant permet aux gouttes de pluie d’entraîner les particules de poussière avec elles, ainsi les salissures ne pénètrent pas dans le revêtement et s’essuient aisément. La façade est protégée de l’humidité et de plus, reste propre pendant longtemps.
Si votre maison possède une façade en bois, vous pouvez choisir de la traiter avec de la lasure. Commencez par l’application d’une sous-couche de fongicide sur toute la façade, puis appliquez trois couches de lasure pour assurer une bonne protection de la maison contre les embruns et les UV. Cela évitera au bois de griser et de laisser s’infiltrer l’humidité extérieure. Certaines peintures pour bois peuvent jouer un rôle protecteur supplémentaire.

Bien entretenir les fenêtres et les surfaces vitrées

Les ouvertures, fenêtres et baies vitrées des maisons situées en bord de mer, souffrent particulièrement de l’attaque du sel. Ne pas nettoyer régulièrement vos vitres et vos fenêtres, fait que le sel s’accumule sur les surfaces, formant parfois une croûte grisâtre.

Si les structures de vos fenêtres et de vos volets sont en bois, l’entretien doit être très régulier. Il est donc conseillé d’installer des ouvertures (fenêtres, portes, volets, etc.) en PVC ou en aluminium pour un entretien simplifié et une meilleure résistance au climat particulier du littoral.

Les éléments en PVC nécessitent généralement un simple rinçage à l’eau douce une fois par an. Les cadres en métal réclament une surveillance et un entretien régulier pour éviter la corrosion.

Surveiller le toit

La surveillance et le nettoyage du toit sont à réaliser chaque année, plus encore s’il s’agit d’un toit en tuile. Réceptacle des intempéries et les embruns maritimes, le toit peut facilement présenter des tuiles déplacées, ébréchées ou cassées. Il faut donc bien veiller à remettre en place chacune d’entre elles si besoin et à remplacer celles qui sont défectueuses. Il convient également chaque année, de nettoyer chaque tuile à l’eau et à la brosse pour enlever le lichen et les algues qui se seraient incrustés.

Pour les toits faits de tuiles, n’hésitez pas à renforcer leur fixation plus que la normale compte tenu des conditions météorologiques. Pendant votre vérification annuelle, traquez les tuiles cassées et remplacez-les. L’entretien pour les toits en ardoise peut se faire tous les deux ans seulement, en remplaçant les ardoises brisées et là encore nettoyer les algues ou les lichens qui peuvent recouvrir le toit avec le temps.

Les fenêtres de toit réclament elles aussi une attention particulière. Au moment de l’installation mieux vaut poser des éléments bien adaptés au climat littoral. Pensez à ôter régulièrement mousses, aiguilles et autres feuillages sur les parties extérieures de la fenêtre.

Ne pas négliger la terrasse

L’entretien courant consiste à passer le balai et à retirer feuilles et autres déchets que le vent accumule.
Si votre terrasse est en carrelage ou en béton, du vinaigre blanc dilué dans de l’eau frotté avec un balai-brosse permet d’ôter la plupart des traces présentes. L’application d’un produit imperméabilisant n’est pas inutile en bord de mer.
Si votre terrasse est en bois, versez de l’eau bouillante permet le plus souvent d’éliminer aisément les mousses naissantes.

A Lire dans le magazine HABITER EN VENDEE n°13 , parution Septembre 2020.

La Maison des Toqués. Un cadre intimiste de 16 couverts pour une dégustation unique.

Située sur le port de l’Herbaudière, la Maison des Toqués vous accueille dans l’intimité d’une salle de 16 couverts, décorée de sculptures et de tableaux contemporains.
Le chef Sébastien Duchenne, propose un menu unique en 3, 4 ou 6 actes, variant au gré du marché et de ses envies, des retours de pêche à la ligne de David et de la culture des fruits et légumes de saisons.
Résultat une cuisine d’auteur, subtile, raffinée et créative. Carte des vins uniquement bio.

La Maison des Toqués vous propose la recette  « Le Homard céleri et pamplemousse ».

Découvrez dans le Guide 2020 de la Vendée Gourmande n°3 la recette complète proposée par le restaurant.

Valentin Morice, la tête dans les étoiles !

Lorsqu’en 2016, Louisanne Mousset cherche son nouveau chef pour la Table du Boisniard, elle se retourne vers son pâtissier de 23 ans, présent dans la brigade depuis 6 mois seulement et lui propose le challenge : devenir le chef de cuisine et décrocher en quelques années une étoile au Guide Michelin. Pari fou ? Nullement, car elle a pu observer que ce jeune garçon possède une énergie, une créativité et une détermination hors du commun. Pas étonnant alors que le jeune Valentin Morice accepte la proposition, mais lui présente également sa feuille de route,
on stabilise d’abord la brigade et ensuite on ira décrocher l’étoile. Quatre ans plus tard les deux objectifs sont atteints.

Une réussite qui doit peu au hasard et beaucoup aux qualités du bonhomme. Tout d’abord une volonté et un sens du défi très affirmés. Adolescent, Valentin quitte la République Dominicaine où résident alors ses parents, pour revenir en métropole et suivre sa formation de cuisinier à La Roche-sur-Yon. Ensuite, une saison au sein du prestigieux Plaza Athénée le convainc qu’il n’est pas fait pour la vie parisienne. Alors direction la Loire Atlantique et le Domaine de la Bretesche.

Là, durant quatre ans il regarde tout, se passionne pour tout et apprend énormément : j’ai solidifié mes bases en cuisine, mais je me suis aussi intéressé à la gestion, au calcul des coûts, au management d’une brigade, je suis devenu très polyvalent. Et il vit l’émotion, au sein de la brigade, de voir le restaurant retrouver son étoile Michelin perdue. Puis c’est l’arrivée en Vendée à la Table du Boisniard et l’étoile comme chef de cuisine, cette fois-ci.

Notre étoile récompense un vrai travail d’équipe et une stabilité retrouvée. Nous avons appris à créer et travailler tous ensemble, à devenir polyvalents et solidaires. C’est ainsi que la brigade composée de quatre personnes et deux apprentis, fabrique chaque matin le pain, le beurre et les confitures maison pour le restaurant et l’hôtel, propose six cartes différentes chaque année et se rend chaque jour auprès de ses fournisseurs locaux.

L’étoile récompense une cuisine de saison, inventive, végétale et légère. On cuisine les légumes le plus souvent en entier sans rien jeter, avec des herbes, des fleurs et des produits d’exception que l’on va chercher au plus proche de chez nous. Plus de 90 % de ce que nous cuisinons est cultivé ou élevé dans un rayon de moins de 150 kilomètres.

Mais Valentin Morice n’est pas homme à s’endormir sur ses lauriers. Pour le restaurant l’objectif est de bien consolider notre étoile, pour ensuite viser plus haut. À titre personnel, j’adore les concours, les défis, les challenges, la compétition. Alors bien évidement j’ai dans un coin de ma tête, les Bocuse d’Or ou le concours de Meilleur Ouvrier de France. Je veux aussi bien accompagner les apprentis de la maison.

À seulement 27 ans, Valentin Morice fait preuve d’une maturité, d’une créativité et d’un sens des responsabilités qui font de lui un chef, dans toutes les acceptions du terme. La Vendée peut s’enorgueillir de compter sur son territoire un talent si prometteur.

Alors cap à l’est du département, pour découvrir les assiettes étoilées du chef Valentin Morice, comme la langoustine bretonne en trois services par exemple. Vous ne regretterez pas le voyage.

A Lire dans le Guide 2020 de La  Vendée Gourmande n°3 – Parution août 2020

L’univers fantastique de Cyril Trichet, Dessinateur rockeur

Cyril TRICHET

« L’histoire est du vrai qui se déforme, la légende est du faux qui s’incarne » disait Jean Cocteau.

Une citation qui sied bien à l’univers fantastique du dessinateur des Arcanes du Midi-Minuit, Cyril Trichet.

Cette bande dessinée écrite et imaginée par Jean-Charles Gaudin n’en finit plus de séduire des lecteurs toujours plus nombreux.

Cyril TRICHET 2

Le coup de pouce de Crisse

La bande dessinée, Cyril Trichet est tombé dedans quand il était petit, à l’instar du héros gaulois de Gosciny qui a bercé son enfance. « Mon père en lisait beaucoup. Il y en avait plein à la maison. » Cyril les dévore toutes. Les maîtres franco-belges bien sûr, mais aussi des mangas, ou les séries de fantasy et de quête qui ont connu leur véritable essor au début des années 2000.

« À un moment, il y avait un rendez-vous une fois par mois à La Roche-sur-Yon qui a vu émerger plusieurs auteurs dont Jean-Charles Gaudin. Moi j’étais encore ado et pas tout à fait prêt, mais j’avais déjà dans l’idée de faire de la BD. » C’est dans cette même période, que Cyril rencontre l’auteur belge Crisse, récemment installé en Vendée. « Je devais avoir 12-13 ans quand il m’a pris sous son aile. C’était un auteur pro qui avait déjà du poids et qui a aidé pas mal de jeunes auteurs. Il m’a appris beaucoup de chose et m’a permis d’avancer plus vite. »

Cyril TRICHET 3

La naissance des Arcanes

Poussé par son nouveau mentor, il se rend en 2000 au festival d’Angoulême pour présenter son travail à un éditeur. La rencontre est prometteuse. « À ce moment, Jean-Charles Gaudin avait déjà quelque chose en tête et c’est comme ça qu’on est parti sur le projet des Arcanes du Midi-Minuit avec les Éditions Soleil. »
L’ambiance vernienne, à la fois fantastique et steampunk, des enquêtes de Jim et Jenna Mc Kalan dans un New-York du début du 20e siècle ne tarde pas à trouver son public. Quatorze tomes sont déjà sortis et Cyril et Jean-Charles travaillent actuellement sur le quinzième. Ce qui n’empêche pas le dessinateur yonnais de se consacrer également à d’autres projets.

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GlamGlitters ou l’art de mêler les passions

En effet, si la BD s’est très vite imposée à lui, Cyril est également féru de musique. « Je joue depuis que je suis ado. Pendant longtemps je faisais ça dans des petits groupes avec des copains, pour le plaisir. Et puis j’ai eu envie d’aller plus loin et de mélanger les genres en me servant aussi du dessin. »
À l’image du dessinateur Jamie Hewlett et du groupe Gorillaz, il créé son propre groupe virtuel, GlamGlitters, dont il réalise l’artwork.
Composition, instru, chant, graphisme… Cyril fait tout lui même. « J’ai commencé par faire quelques morceaux que j’ai diffusé sur le net. Les retours étaient plutôt bons et j’ai fini par sortir un album auto-produit en 2010. » Il en est aujourd’hui à son troisième, Rock your universe (2018), toujours accompagné de son petit fascicule d’illustrations. Du bon vieux rock sorti tout droit des années 80 et un pur régal pour les oreilles comme pour les yeux !

Le tome 15 devrait sortir en 2020.
Et comme une passion ne lui suffit pas, Cyril Trichet, qui est aussi auteur, compositeur et interprète, travaille également sur un autre album. Mais musical, celui-là.

A Lire dans le Magazine de La Roche-sur-Yon n°14 – Parution décembre 2019

Les produits vendéens à l’Honneur au Restaurant le Robinson à Saint-Jean-de-Monts, Vendée.

 

Sebastien CROISILLE et Vincent POTIER

À deux pas de la plage, proche du marché du centre, « LE ROBINSON » baigne dans une ambiance chique et raffinée. Sonia Chaigneau et Arlette Besseau vous présentent une carte renouvelée selon le marché et les saisons. En cuisine, Sébastien Croisille, Vincent Potier et leur brigade, exaltent, dans le respect des traditions et des saveurs, de beaux produits régionaux. Goûtez la fricassée de ris de veau, le magret de canard, les anguilles en persillade, le foie gras, les noix de St Jacques, les huîtres chaudes… et la large gamme de desserts.

Salle le ROBINSON

 

Le Robinson vous propose la recette  « Délice au miel ».

Recette Delice au miel

 

Découvrez dans le Guide Vendée Gourmande n°2 la recette complète proposée par le restaurant.

Parution juin 2019 et en vente 5,20 € dans les maisons de presse.

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A lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

Benoit Benazet, Directeur du Fuzz’Yon s’apprête à relever un nouveau défi

BENOIT BENAZET

À 46 ans, le directeur du Fuzz’Yon, la salle des musiques actuelle yonnaise, s’apprête à relever un nouveau défi. Depuis de longs mois maintenant, son équipe et lui préparent la transition entre la petite salle de 300 places de la rue Pasteur, et un nouvel équipement qui accueillera en 2021 plus de 800 spectateurs, quartier de la gare. L’occasion de revenir sur le parcours de ce passionné de musiques, toujours aussi avide de découvertes et d’envie de partage.

Certains tombent dans la marmite dès le plus jeune âge. Pour Benoit Benazet, il faudra attendre l’adolescence pour avoir la révélation qui conditionnera toute une carrière et probablement toute une vie.
À la transition des années 70 et 80, on n’écoute peu de musique dans la famille Benazet. « Mon père était instituteur, ma mère secrétaire de mairie. J’écoutais ce que mes frères passaient sur la platine. »
Adolescent, Benoit commence à donner la main bénévolement à l’office sociale et culturelle de Fontenay-le-Comte, sa ville natale. « La présidence était assurée par un voisin de mes parents. J’y ai découvert le théâtre, le cinéma et la musique. » Assidu des manifestations auxquelles il participe, c’est à l’occasion d’un concert que le choc se produit. « C’était en 1986. Ça s’appelait Gun Club, un groupe américain qui inspirera Noir Désir… »

Un projet de vie

À partir de là, le jeune homme prend conscience de ce que la musique peut lui apporter en terme de sensations, de découvertes, d’expériences. Si à 14 ans on le laisse peut sortir, dès les années lycée attrapées, il fréquente les salles de spectacles, là où ses copains traînent plutôt dans les bars et les discothèques. Et malgré son peu de moyens, il commence à dévorer toutes les publications musicales qui lui tombent sous la main. « Pour me faire un peu d’argent, je ramassais des escargots qui étaient ensuite revendus à des restaurants. »
Pas trop de sous non plus pour acheter beaucoup de disques. Pourtant le jeune homme forme son oreille à la moindre occasion. « Il y avait un disquaire génial à Fontenay. C’était l’époque où tu pouvais prendre un disque dans le rayon, le poser sur la platine, mettre ton casque et écouter ! »
La passion s’envisage rapidement comme carrière professionnelle possible. Bac en poche, Benoit Benazet intègre l’Université de Poitiers pour des études de droit. Puis Bordeaux et la gestion des actions culturelles. Et enfin Angers, où il décroche un master 2 en direction de projet orienté musiques actuelles. Pendant ces années d’études, celui qui fait ses devoirs le walkman sur les oreilles, voit déjà la scène musicale évoluer. « J’ai vu arriver la seconde vague hip-hop à la fin des années 80. Celle qui a révélé NTM*, IAM et Assassin. Puis les musiques électroniques, d’abord dans les festivals, aux Transmusicales de Rennes notamment. »

De Fontenay à Fuzz’Yon

Les rencontres s’enchaînent également et créent des opportunités. Au milieu des années 90, Benoit travaille comme intermittent sur différentes manifestations et se retrouvent dans les coulisses d’AC/DC et de Noir Désir.
En 1997, juste retour des choses, il est engagé à Fontenay-le-Comte, dans l’association qui lui a fait découvrir la musique. « Je gérais entre autres la communication et je secondais le programmateur du festival qu’organisait l’asso. » Un festival qui fermera ses portes en 2001.
La fin de cette histoire sera le commencement d’une autre. En 2002, il intègre le Fuzz’Yon comme programmateur. Une salle dont il prendra la direction le 1er avril 2004.
À son arrivée à La Roche, la salle des musiques actuelles organise également Microcosm, un festival qui aura du mal à se faire une place et qui s’arrêtera en 2007. « Les débuts ont été un peu compliqués. Mais depuis 2010, la programmation du Fuzz’Yon est bien installée et nous franchissons une étape à chaque saison. » Le nouveau directeur recentre alors son action sur le projet d’une nouvelle salle, déjà…

Découvrir et partager

La qualité du travail paye. Tant en programmation qu’en accueil technique des groupes, la salle yonnaise n’a rien à envier à n’importe qu’elle autre structure identique en France. « C’est l’aboutissement d’un travail de défrichage et de découverte de longue haleine. En 2002, nous proposions 22 concerts par an. Aujourd’hui, nous en sommes à près de 50 et l’association compte 672 adhérents. Ce qui manque désormais, c’est un vrai outil de travail pour les artistes et pour le public. »
Car c’est là la principale motivation de Benoit. Faire découvrir et partager ses découvertes avec le public. « Nous avons réussi à changer le regard que pouvaient avoir certaines personnes sur notre salle et sur les musiques actuelles en général. Nous avons des comptes à rendre car nous utilisons de l’argent public, mais nous continuerons à défendre notre ligne. »
Cette ambition, Benoit Benazet et l’équipe du Fuzz’Yon vont pouvoir continuer à l’assouvir avec une nouvelle salle. « C’est un projet qui a mis longtemps à voir le jour. Un projet souvent repoussé mais qui est l’aboutissement de 15 années de travail. »

CHRISTINE AND THE QUEENS

Des regrets et un espoir

L’avenir reste donc ouvert et optimiste pour Benoit, malgré les évolutions du monde de la musique. En effet, l’arrivée du numérique a fait chuter les ventes d’albums. Et pour compenser, les artistes ont considérablement augmenté leur cachet. Un coup dur pour le budget des programmateurs. Cependant, l’arrivée de ce nouvel équipement est une chance à saisir « La plus belle histoire reste à écrire, pour la ville, pour le département. Nous allons pouvoir programmer quelques têtes d’affiches de la scène française et internationale. » Des concerts qui donneront une plus grande visibilité à la salle, sans empêcher l’action de défrichage, et de promouvoir les petites formations locales ou régionales.

Une page se tourne donc pour la salle yonnaise et son directeur. L’occasion de faire un bilan et de regarder un peu dans le rétroviseur. « Il y a tant de groupes que j’aurais aimé programmer. À Fontenay, je suis passé à deux doigts de Nirvana. J’aurai aussi voulu accueillir le groupe américain Fugazi. » Benoit préfère toutefois garder en mémoire les belles rencontres. « J’ai eu la chance de pouvoir avoir certains artistes avant qu’ils ne deviennent inaccessibles ! » Parmi eux on compte Charles Bradley, Sharon Jones ou Arno. Mais encore Christine and The Queens, Selah Sue, Catherine Ringer…

Depuis 2016, Benoit Benazet est aussi en charge de la programmation du festival R Pop, à La Roche-sur-Yon.

FESTIVAL R POP

A Lire dans le Magazine de La Roche-sur-Yon n°14 – Parution décembre 2019