Jeune pilote, grandes ambitions
À seulement 17 ans, Paul Labat Camy ne perd pas de temps. Si certains cherchent encore leur voie au lycée, ce jeune habitant de Talmont-Saint-Hilaire l’a trouvée sur l’asphalte, lancé à 230 km/h. Entre ses révisions pour le baccalauréat et ses entraînements en monoplace, ce pilote déterminé se prépare à intégrer l’ITM au Mans, une école prestigieuse spécialisée dans le sport automobile. Portrait d’un jeune prodige qui a su transformer une passion en une ambition professionnelle dévorante.

Un départ fulgurant
Contrairement à beaucoup de pilotes qui débutent dès le plus jeune âge, Paul a fait ses premiers tours de piste en karting à 12 ans. Un démarrage « tardif » selon les standards du milieu, qui n’a fait que décupler sa soif d’apprendre. « Je m’intéressais depuis tout petit aux sports mécaniques, mais je n’osais pas franchir le pas et il fallait convaincre mes parents », confie-t-il. Mais avec un papa passionné de mécanique et de voitures anciennes, « ça n’a pas été si compliqué », ajoute le jeune homme.
Après avoir délaissé les sports collectifs, c’est au sortir du Covid qu’il ose enfin passer le cap. Il loue un premier karting pour s’entraîner et décide très vite d’investir pour avoir son propre engin et s’engager en compétition. « C’est là qu’on apprend le plus vite », confie-t-il. Les premiers résultats sont concluants, et ne font que confirmer la passion de Paul. Si les parents ont d’abord observé les débuts de leur fils avec prudence, ils ne cachent plus aujourd’hui leur fierté. « On l’accompagne comme on peut. Ce qu’on veut avant tout c’est qu’il s’épanouisse dans ce qu’il fait », glisse Vincent, le papa.
Soutenu par des structures de renom comme Kart Pro Racing, dirigée par l’ex-ingénieur de F1 Dominique Chech, le jeune pilote brûle les étapes avec une rigueur exemplaire. « Ce sont des professionnels qui te permettent d’évoluer plus vite, c’est ce que je cherchais. » Car la vitesse c’est ce qui mène Paul aussi bien sur les circuits que dans la vie. « Je ne veux pas perdre de temps pour atteindre mes objectifs et 17 ans c’est le bon âge pour me lancer en monoplace », confirme-t-il.


L’endurance pour horizon
Si la Formule 1 fait rêver beaucoup de jeunes, Paul, lui, a les yeux rivés sur l’endurance et la Formule 4. Son graal ? Les 24 Heures du Mans, Daytona ou Imola. « J’aime ce partage de la performance, c’est super enrichissant et tellement grisant », explique celui qui préfère l’esprit d’équipe des courses automobiles de longue haleine à la solitude des sprints.
Cette maturité se reflète dans son style de pilotage, qu’il veut « calme, concentré et fluide. » Exigeant envers lui-même, « et les autres », il ne laisse rien au hasard. « Il faut que tout soit nickel avant une course. À la vitesse à laquelle on roule, on n’a pas le droit à l’erreur. » Pour le jeune homme, la performance est un alignement précis : « pilotage, entourage, matériel et une connaissance pointue de la mécanique. Il faut être complet pour réussir à performer dans ce milieu. »


À la recherche de partenaires
Mais le rêve a un coût. Alors que Paul s’entraîne désormais en F4 avec l’écurie Extrême Limite, basé à Faye de Bretagne, la famille est à la recherche de nouveaux partenaires pour franchir cette nouvelle étape cruciale vers le professionnalisme. « On a la chance jusqu’à présent d’avoir pu le soutenir financièrement. Mais la F4 c’est un tout autre budget. Les partenaires et les mécènes sont les bienvenus », souligne Vincent. Paul tient d’ailleurs à remercier ceux qui l’entourent : « ma famille, les sponsors qui m’ont suivi jusqu’à présent et tous ceux qui me soutiennent », conscient que « sans eux, l’aventure ne serait pas possible. »
A Magny-Cours en avril dernier, le pilote Talmondais a pu toucher du bout des doigts ce rêve qui l’anime tant, lors d’un stage F4. « Une super journée à côtoyer des professionnels, c’est tellement formateur », ajoute celui qui prépare la sélection à la Feed Racing. Une course organisée par l’ex-pilote de F1 Jacques Villeneuve en août prochain, et qui lui permettrait, en cas de victoire, de décrocher une aide financière précieuse.
Jeune homme pressé, Paul Labat Camy sait néanmoins que pour atteindre les sommets de l’endurance, il faut savoir durer. Le rendez-vous est pris sur la ligne de départ.


Son graal ? Les 24 heures du Mans.

Tableau de bord Paul Labat Camy
Quelles sont tes principales qualités ?
Le sérieux, la motivation et une force mentale à toute épreuve.
Quel est ton modèle ?
Ayrton Senna, pour son talent et les valeurs qu’il incarnait. J’ai visionné toutes ses courses, c’était un pilote hors normes.
Quel est ton principal défi :
Canaliser mon impatience naturelle pour continuer à progresser et évoluer un jour dans la cour des grands.
Contact Partenaires :
Tel : 06 36 48 21 58
vlabatcamy@gmail.com
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