A Challans, Intérieur ou Extérieur ? Deux adresses pour votre Habitat. Vendée

DECORIAL MONSIEUR STORE

Philippe, Sébastien et Julien Grondin, passionnés de déco de père en fils

À 62 ans, Philippe Grondin est un bel exemple de réussite à la Vendéenne. Entré à 14 ans en apprentissage de tapisserie décoration chez Gérard Raffin, il y retourne plus tard, après son service militaire. Comme salarié, cette fois. C’est là, qu’il apprend l’art subtil et exigeant de la décoration d’intérieure à l’ancienne.
Inter Décor, Inter Tapis ne s’appelle pas encore Décorial. Mais déjà le jeune Philippe ne manque pas d’idées novatrices ni de cœur à l’ouvrage. Tapisserie, voilage, moquette, PVC, parquet… ce boulimique de travail est sur tous les plans. Il multiplie les foires expos pour booster les ventes et élargir la clientèle. Un cœur à l’ouvrage qui le rend vite indispensable à l’entreprise.

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Monsieur Store s’émancipe
Les efforts sont payants. D’année en année l’entreprise Décorial se développe jusqu’à devenir une véritable référence en matière de décoration. Philippe rachète le magasin en 2003 et y intègre l’enseigne Monsieur Store pour compléter son offre. Électricien de métier, son fils Sébastien rejoint l’équipe de cette nouvelle marque l’année suivante. À l’heure où les ventes de stores bannes et autres fermetures automatiques explosent, ses compétences techniques et son expertise en matière d’électricité sont de vrais atouts et rassurent une clientèle toujours plus large et exigeante.
« Les habitudes de construction ont changé, remarque Sébastien. Aujourd’hui, les nouvelles maisons sont presque toujours exposées plein sud. C’est ce qui explique en partie l’essor des stores bannes et des pergolas bioclimatiques. » Un essor tel, que Monsieur Store se retrouve vite à l’étroit dans les 1200 m2 du magasin Décorial.

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Pastel Cadre, un nouvel atelier pour les mordus de la déco, Artistes peintres, beaux arts, encadrement et loisirs créatifs.

Décorial Challans, espace commercial Les Alizés
11 rue Albert Camus – Challans – 02 51 68 07 10

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Victimes de leurs succès, Philippe et Sébastien décident de séparer les deux enseignes en transférant Monsieur Store dans un local flambant neuf de 600 m2, spécialement conçu pour ses besoins. Un bon moyen pour Sébastien, désormais gérant de la marque, de continuer à la développer. Mais aussi une belle opportunité pour Philippe, de passer le relais à son fils aîné en lui conférant « une complète autonomie sur ce nouveau magasin. »

Et comme bon sang ne saurait mentir, c’est Julien, le deuxième fils de Philippe, qui prend aujourd’hui la relève sur le magasin Décorial. Ce véritable temple de la décoration d’intérieur continue d’étoffer sa gamme de produits (objets de déco, revêtements murs et sols, voilages, petits mobiliers…) avec l’introduction, l’an dernier, d’un nouveau rayon de luminaires.
Mais la grande nouveauté, c’est la création d’une nouvelle entité, en lieu et place de l’ancien Monsieur Store : Pastel Cadre. « Comme son nom l’indique, cet atelier propose des encadrements sur mesure, explique Julien Grondin. Mais nous avons aussi voulu aller plus loin en proposant également chaque semaine des cours d’encadrement, de dessin, de peinture sur verre, ou encore de céramique. » Des animations originales dispensées par des professionnels ou tout un chacun peut venir apprendre en s’amusant les bases et les petits secrets d’une déco réussie. Avec, bien entendu, la vente de tous les produits et matériaux qui vont avec.

stores, pergolas, portails, portes de garage, fenêtres, PORTES D’ENTRÉE, volets roulants et battants…

Monsieur Store
14 bd mourain du patis – Challans – 02 51 35 50 57
13 av du maréchal juin – Château d’olonne – 02 51 22 88 62

A lire dans le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

Cinq Générations et toujours la même passion… Chaussures Violleau, Vendée.

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C’est un peu l’atelier de la chaussure. Idéalement situé et accessible à l’entrée-même des Sables-d’Olonne, le nouveau magasin des Chaussures Violleau étale sur plus de 300 m2 les marques les plus réputées : Emilie KARSTON, DORKING, LAURA VITA, RIEKER, REMONTE,
MARCO TOZZI, PIKOLINOS, MEPHISTO, BUGATTI etc… Un vaste choix de produits de nouvelle génération à la pointe de la technique et de la mode, mais toujours à l’image de l’entreprise, confortables et de qualité, à des prix compétitifs !

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Un siècle et demi d’expérience…

Avec ce nouvel espace ouvert en mars dernier, c’est une nouvelle empreinte que Les Chaussures Violleau inscrivent sur les pavés de la ville. Un nouveau pas dans l’histoire pour une entreprise historique. Fondée en 1830, cette petite affaire a su développer son savoir-faire et sa renommée au fil des générations tout en restant dans l’air du temps.
Dans le métier depuis plus de quarante ans, Luc Violleau a repris, après son père, l’entreprise fondée par son ailleul en 1830, à Vairé. Aujourd’hui ce sont les jeunes qui rentrent en scène : Carine et Séverine apportent une nouvelle vision de la mode et dynamisent l’entreprise.

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…Et toujours la même passion

Chez les Violleau, l’amour du métier se transmet de génération en génération. Son public, lui, ne change pas. Mais son mode de vie change. Ses goûts changent. Heureusement, l’entreprise a bien su comprendre les exigences d’une clientèle qui souhaite vivre avec son temps, en proposant des produits de qualité : Collections homme, femme ou enfant, toujours plus jeune et tendance.

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Un retour attendu

Son retour aux Sables-d’Olonne répond à une véritable demande des habitués de l’enseigne, dont beaucoup n’hésitaient pas à se rendre jusqu’au siège de l’entreprise, à Vairé.
L’ouverture de ce nouveau temple de la chaussure est à l’image de la qualité et de l’accueil de l’équipe des chaussures VIOLLEAU !

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Contact :
CHAUSSURES VIOLLEAU Les Sables
104 bis av. du Général de Gaulle – Olonne-sur-Mer – 85340 Les Sables d’Olonne
Tél. : 02 51 01 00 98 / chaussuresviolleau@hotmail.fr
Retrouvez-nous sur Facebook chaussures violleau Les Sables

A lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

Les lettres de Noblesse d’un chocolatier en Vendée. Maison Gelencser

 

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Depuis 50 ans sur 3 générations, la Maison Gelencser, régale dans la tradition, les amoureux des émotions gourmandes. La sélection des meilleurs ingrédients, le soin et l’attention apportées à la fabrication, l’élégance de la présentation, font l’excellence de nos réalisations. Une large gamme de chocolats, glaces, confiseries font partie du savoir-faire maison.

Patrick Gelencser, torréfacteur de fèves de cacao, utilise des anciennes machines rares et authentiques des années 50/60 pour fabriquer son chocolat artisanal, méthode appelée « Bean to Bar » visible au travers du Musée du chocolat à La Roche-sur-Yon. L’objectif de ce procédé traditionnel est la recherche de qualité et la fabrication d’un produit artisanal.

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Gelencser entre ainsi dans le cercle très fermé des chocolatiers français au nombre d’une trentaine.

Ces différents chocolats vous feront voyager à travers les plantations du monde et vous découvrirez une large palette aromatique unique à chaque tablette.

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Une liste des ingrédients réduite au plus simple : Cacao et sucre. Des heures d’expérimentation et de la précision dans toutes les nombreuses étapes de la fabrication. C’est de cette alchimie, que naît la saveur des chocolats Gelencser !
Au travers le musée du chocolat à  La Roche-sur-Yon, vous pouvez découvrir tous les secrets du chocolat et ainsi partager avec nous, notre passion.

Gelencser Chocolatier
Place du Champ de Foire – 85300 Challans
www.chocolats – gelencser.com

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MUSÉE DU CHOCOLAT
38 rue Paul-Émile-Victor – Espace Bell – 85000 La Roche-sur-Yon
02 51 24 22 40

 

A lire dans le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

Bistrovino à Challans, Vendée !

 

Bistrovino

Au cœur du poumon économique de Challans, Bistrovino est un lieu convivial haut en couleurs où il fait bon vivre : La décoration y est atypique, cosy et contemporaine. Dans l’assiette, le Chef Teddy, autodidacte, vous propose à l’heure du déjeuner, une cuisine bistrot moderne et décalée.
Le tout est 100 % fait maison à partir de produits bruts et de saisons ! Cette philosophie leur a d’ailleurs permis de décrocher en septembre 2018 la double distinction du titre de « Maître Restaurateur » : Gage de la qualité de leurs produits et de leurs savoir-faire.
En fin de journée, place aux tapas : planches de charcuteries et de fromages, croquetas, beignets de légumes, tapenade entre autres et quelques plaisirs sucrés viennent accompagner une large sélection de vins et de bières choisis avec soin par Céline, votre hôte.

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Bistrovino vous propose la recette  « Saumon Gravlax, Crémeux Céleri & Noix de Cajou ».

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Découvrez dans le Guide Vendée Gourmande n°2 la recette complète proposée par le restaurant.

Parution juin 2019 et en vente 5,20 € dans les maisons de presse.

Restaurant IL PIMENTO, Challans Vendée.

IL PIMENTO

Une ambiance pimentée pour une cuisine chaleureuse

A 46 ans, Cyrille Bourrieau est un passionné. Aujourd’hui fort de trente ans d’expérience en restauration, il a ouvert en 2011
Il Pimento, au 10 place Aristide-Briand. Un lieu à son image,
à la fois moderne et chaleureux. Où il préfère l’atmosphère plus intime et détendue des petites tables au brouhaha des grandes réunions. Le verbe facile et le relationnel dans le sang, il aime s’y arrêter pour discuter avec ses clients, plaisanter, jouer même parfois.
Le vin dans le cœur…

En fin connaisseur, c’est d’ailleurs ce qu’il fait avec le vin, qu’il aime à choisir lui-même pour ses clients. « Je discute avec eux, et pour ceux qui le souhaitent, je sélectionne le vin à leur place en fonction du plat et de la couleur qu’ils ont choisis. C’est amusant car s’ils n’aiment pas, je m’engage à boire le verre que je ne leur fait évidemment pas payer. Puis je leur en propose un autre. »
Un petit jeu convivial auquel cet amoureux du vin ne perd pas souvent. « Cela amuse souvent les clients. C’est un bon moyen de les surprendre, les déconcerter même parfois, en leur faisant découvrir de nouvelles choses. Nous avons la chance de disposer d’une gamme assez large avec plus de quarante références différentes. » Le plaisir est d’autant plus partagé qu’en s’arrêtant à leur table, cet intarissable homme de cœur au parler volubile sait mettre à l’aise en véhiculant sa bonne humeur.

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… Et la restauration dans le sang

Il faut dire qu’en salle, Cyrille n’en est pas à ses débuts. Issu d’une famille de poissonniers-primeurs nantais, il débarque en Vendée à 16 ans, pour entamer une formation hôtelière au Lycée Branly. Tour à tour serveur en salle, au bar, garçon de café, il multiplie les expériences dans différents établissements avant de suivre une formation de pizzaiolo-crêpier pour passer en cuisine. Et se mettre enfin à son compte.
« La pluridisciplinarité est très importante, surtout dans une petite structure familiale, estime le restaurateur. Nous formons actuellement une équipe de quatre personnes dont deux apprentis. Je les fais tourner régulièrement pour permettre aux cuisines de voir comment cela se passe en salle et inversement. Il est important de bien connaître le travail de chacun pour bien travailler ensemble. »

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Des produits locaux et de saison

La cuisine, c’est la partie de Sullivan Chazot, le chef. « Nous essayons de faire une cuisine qui nous ressemble, avec des plats traditionnels que nous adaptons et perfectionnons, pour apporter un peu de rêve. Nous travaillons avec des produits frais et de qualité. En particulier des races à viande (Charollais, Angus…) ou des poissons du marché. » Parmi les suggestions, le gravelax de saumon, la pizza périgourdine à base de gésiers, magret et foie gras maison, ou encore le fameux Burger du Boss…
« Tous nos desserts sont faits maison. Et nous privilégions toujours les produits locaux. Nous travaillons beaucoup avec le marché et les commerces alentours et nous proposons des suggestions à l’ardoise en fonction des saisons. » Une bonne raison d’y revenir tout au long de l’année !

A lire dans le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

La troupe Sigma : 20 ans de passion ! à Challans en Vendée.

TROUPE SIGMA

Chant, danse, théâtre, musique… Les arts sont à la fête, avec Sigma. Lancée par un groupe d’amis il y a 20 ans, cette association de passionnés compte bien marquer l’événement comme il se doit, en réunissant les arts de la scène dans un spectacle musical original et éclectique. Encore en construction, cette comédie retracera tous les grands moments de l’association, avec des clins d’œil aux différents spectacles qu’elle a produits et des grands moments que ces membres ont vécus. « Et pour garder dans ma tête, les joies de la belle saison, souvenirs, souvenirs, il nous reste nos chansons… »

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Un mariage d’arts et de passions…
Tout est parti d’un groupe d’amis, étudiants pour la plupart mais tous passionnés de scène et de chansons. « On avait 17-18 ans, se souvient Audrey Chauvet. L’idée est née d’une discussion entre Julien Bocquier, Aude Daviaud et Laure Gilbert. Nous étions une quinzaine à partager le même goût pour le chant, la danse, le théâtre et la musique. Alors nous nous sommes dit, pourquoi ne pas créer une association qui nous permette de réunir tout cela dans un même spectacle. »

Et quoi de mieux qu’une comédie musicale pour ces différents moyens d’expression… La première, Histoire d’un jour, racontait une journée dans les rues de Paris à travers une galerie de personnages proches de la caricature. « Des portraits drôles et touchants de gens qu’on croise tous les jours, comme le gendarme, la fleuriste, le SDF, le business-man, la prostituée ou la concierge. »
Les premières représentations au Marais, la salle de théâtre de Challans, rassemblent « essentiellement des gens qu’on connaissait. » Mais ceux-là n’ont pas regretté le déplacement. La pièce remporte un beau succès d’estime et Sigma peut se réjouir d’avoir su trouver la bonne recette avec des ingrédients pourtant pas toujours faciles à marier. Le bouche à oreille fera le reste et l’association se verra même obligée de refuser du monde les années suivantes, en particulier l’an dernier avec « Le monde est stone », adaptation libre de Starmania. Et sans doute l’un des plus beaux souvenirs d’Audrey, dans le rôle de Marie-Jeanne, « très intense émotionnellement, surtout au moment de chanter Le monde est stone. »

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Et un mariage d’amour…

La satisfaction était d’autant plus grande que l’exercice était difficile. Car si Audrey a toujours aimé le chant et le théâtre, elle n’a pourtant jamais pris de cours en la matière. Même si ce n’en est pas l’envie qui lui manque. Son truc à elle, c’était la danse. « Depuis toute petite. J’ai commencé vers 3-4 ans. » Une passion qui prendra de plus en plus de place, jusqu’à ce qu’elle intègre l’atelier Danse Passion. C’est là qu’elle fera la rencontre d’Aude et Julien, les initiateurs de Sigma.
« Les rencontres sont les jalons de la fatalité, » disait Gilbert Prouteau. Pour Audrey, celle-ci lui ouvrira de nouveaux horizons, le théâtre, la comédie, le chant. Mais pas seulement…
Au sein de Sigma, cette native de Challans y trouvera en effet non seulement un exutoire, mais aussi… un mari. Pierre est arrivé dans l’association en 2006. Ensemble ils partagent la même passion pour le chant et les comédies musicales. Le coup de foudre était inévitable. Une dizaine d’années, un mariage et deux enfants plus tard, Pierre et Audrey sont toujours sur le même diapason et plus investis que jamais au sein de Sigma.
« On ne se verrait arrêter ni l’un ni l’autre. Même enceinte de six mois, j’ai voulu continuer et je suis montée sur scène pour interpréter Frankenstein. » Un autre grand souvenir pour Audrey, qui faisait ses débuts dans un rôle plus théâtral. Pierre lui, a vite trouvé son bonheur dans l’écriture et la mise en scène des spectacles. Mais pas question pour elle d’en savoir plus sur les futures productions. « Je découvre les scénarios en même temps que tout le monde. Nous reprenons souvent des pièces ou des scènes déjà existantes mais que nous adaptons à notre sauce, avec toujours une part de création dans la mise en scène et des interprétations plus personnelles des personnages. À chaque fois, nous nous adaptons en fonction du nombre d’acteurs disponibles et des désirs de chacun. »

…Suite à lire dans le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

Jacqueline Auriol, une Challandaise au panthéon de l’aviation

Jacqueline AURIOL

C’est l’une des plus grandes gloires de Challans.
Jacqueline Auriol a marqué l’histoire de l’aviation française autant par son courage et sa ténacité que par ses exploits.
Première femme pilote d’essai, la belle-fille du Président Vincent Auriol est aussi première femme à dépasser le mur du son et enchaîner les records de vitesse. Challans ne s’y est pas trompé, puisqu’une place porte aujourd’hui son nom et bientôt un collège.

Jacqueline AURIOL 2

Le 13 juin 1930, Henri Guillaumet, se crashe dans la Cordillère des Andes. Prisonnier d’une tempête de neige, le héros de l’aéropostale parvient, après bien des manœuvres dignes d’un champion de voltige, à poser son appareil d’urgence aux abords du Lac du Diamant (Mendoza, Argentine). Il est secouru sept jours plus tard par un berger, après avoir marché 60 km dans le blizzard sans eau ni vivre durant cinq jours.
Un exploit qui fera date et que son ami, Antoine de Saint-Exupéry relatera dans son livre Terre des hommes. Une phrase en reste aujourd’hui encore célèbre : « Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait. »
La même année, une petite fille s’amuse à escalader les arbres du jardin de ses parents à Challans. Jacqueline Douet a treize ans. Elle ne s’appelle pas encore Jacqueline Auriol, mais nourrit depuis sa plus tendre enfance par les exploits des grands Vendéens volants (René Guilbaud, René Couzinet…), elle rêve déjà d’un destin d’exception et cherche à prendre de la hauteur sur les branches des cèdres de la propriété familiale.
Une première marche dans l’ascension qui la mènera, des années plus tard, à rejoindre Henri Guillaumet au panthéon de l’aviation.

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Son père, Edmond Douet, dirigeait un négoce de bois, sur la parcelle qu’occupent actuellement les locaux du Crédit Mutuel. Une entreprise de famille créée en 1880. À Challans, Jacqueline passe une enfance heureuse, mais affirme déjà un caractère rebelle.  Jeune femme à l’esprit vif et au charme dévastateur, Jacqueline monte finalement à Paris pour intégrer l’école des Beaux Arts. C’est là qu’elle rencontre Paul Auriol, qu’elle épouse en 1938. Elle a 21 ans. À Challans, le mariage d’une fille de royaliste avec le fils du socialiste Vincent Auriol fait grand bruit. Mais Jacqueline aime autant les défis que bousculer les conventions. La guerre ne l’épargne pas. Vincent Auriol vote contre l’accord de plein pouvoir au Maréchal Pétain et tombe en disgrâce. Paul est envoyé au front. Et Jacqueline doit constamment changer d’adresse et d’identité. Heureusement pour elle, Vincent Auriol revient sur le devant de la scène à la libération. En 1947, elle monte les marches de l’Élysée au bras de son époux et de son beau-père, élu Président de la République.

Pendant un temps elle se consacre à son métier de décoratrice, en refaisant notamment quelques salons du Palais présidentiel. Son nouveau statut lui vaut de côtoyer de nombreux artistes, écrivains… Elle se plie aux mondanités, mais au fond d’elle-même, se sent à l’étroit dans les salons et rêve d’immensité, de liberté et de sensations fortes.
Son âme d’aventurière prend finalement le dessus. En 1948, elle passe son brevet de pilote et se lance dans la voltige aérienne. Le début d’une ascension fulgurante !
Prise de passion et persévérante, elle rassure vite les méfiances dûes à son rang et à son sexe. La belle-fille du Président est sous les projecteurs et son entrée médiatique dans un milieu traditionnellement masculin relève du défi pour certains, mais de l’affront pour d’autres. Qu’importe, malgré son statut, Jacqueline reste une femme libre. Et tenace…

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…Suite à lire dans le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

Les Foulées du Gois en Vendée : une aventure humaine à contre-courant

Le Gois, cette route improbable reliant l’île de Noirmoutier au continent qui ne se découvre qu’à marée basse, a toujours été le paradis des pêcheurs à pied. Ils sont près de cinquante mille à s’y retrouver tous les ans par grande marée. Le temps d’une journée de mortes-eaux, pourtant, ces coureurs de bivalves cèdent leur place à d’autres coureurs. D’exploits, ceux-là.
Avec une moyenne de 1500 sportifs et 20000 spectateurs, Les Foulées du Gois n’ont jamais démenti leur succès. Cette course contre vents et marées est devenue au fil des ans le rendez-vous incontournable des amateurs de défi extrême et de spectacle grandiose.

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Les Foulées du Gois… Dès sa création en 1987 cette course aujourd’hui mythique avait tout pour séduire. Son originalité, sa difficulté et son cadre magnifique attirent à chaque édition près de deux mille coureurs, parmi lesquels l’élite nationale et internationale des courses de fond, venus en découdre avec l’océan.

Cette incroyable aventure humaine aurait pourtant pu ne jamais voir le jour. « Au départ, l’idée était de faire un marathon, » se souvient Roger Morisseau, le photographe officiel de la course depuis sa création. Le tracé partirait de Beauvoir, passerait par le Gois et reviendrait par le pont. Mais le temps de faire le tour de l’île, la marée aurait submergé le Gois. Pour des raisons de sécurité, le sénateur Jacques Oudin refuse de bloquer Noirmoutier un jour d’été en coupant le pont pour les coureurs.

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Qu’importe. Joseph Cesbron, l’instigateur de l’événement, revoit sa copie. Finalement ce ne sera qu’un simple aller-retour sur le Gois. Une dizaine de kilomètre seulement, mais… dans l’eau ! « Avec quelques coureurs, on a testé le passage du Gois à marée montante, poursuit le photographe. C’était possible, mais il fallait quand même être pointu niveau course. » Le 20 juin 1987, la première édition des Foulée du Gois est lancée mais rassemble essentiellement des coureurs de la région.
Jacky Boxberger disparaît

Courir dans le courant avec de l’eau à mi-mollet, le défi est relevé mais l’idée séduit le champion de France et star de l’époque Jacky Boxberger. Sa présence l’année suivante encourage d’autres athlètes internationaux à le suivre. Mais l’exercice est nouveau et en surprend plus d’un. À commencer par Jacky lui-même. « Il faisait la course en tête, se souvient Roger Morisseau. Je le suivais avec mon appareil quand, soudain, il disparaît de l’objectif. Sous l’effet du gonflement de l’eau il avait simplement perdu une chaussure et avait plongé pour la récupérer. » Le champion terminera finalement à la quatrième place.

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Des souvenirs comme celui-là, le photographe en a plein ses pellicules. Car ce qui fait aussi le charme de cette course de fond pas comme les autres, c’est sa part d’incertitudes. « Quand l’eau submerge le Gois, il y a deux courants qui s’épousent, ce qui rend la marée difficile à gérer. Si le courant est fort, il peut suffire d’une à deux minutes de retard à Barbâtre pour arriver à Beauvoir avec cinquante centimètres d’eau en plus. Je me souviens d’une année où un coureur avait été carrément emporté par le courant. Heureusement, c’était un bon nageur et il a pu être secouru. »

Mal préparés ou ne sachant pas à quoi s’attendre, bien d’autres ont eu des mésaventures. Comme le Djiboutien Aden Yayé, qui a dû retirer une à une les pointes de ses chaussures car il pensait courir sur du sable, ou encore Jean-Paul Gahimbaré. « Le plus beau coureur que je n’ai jamais vu depuis trente ans. Il avait été surnommé le Burundais volant car on avait vraiment l’impression qu’il courrait au-dessus de l’eau. Quand il est arrivé et qu’il a vu l’océan à marée haute, il a aussitôt appelé sa famille en disant : c’est magnifique, il y a un lac immense devant. Mais je me demande comment on va courir dedans demain. » Cette phrase innocente peut prêter à sourire, mais ne l’empêchera pas de marquer les Foulées du Gois de son empreinte en remportant l’édition 98.

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Photos : ©Roger Morisseau

…Suite à lire dans le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

Villas Ginkgos

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Le Château d’Olonne – Saint Jean-De-Monts – Challans – Rezé (44)

Tél : 02 51 20 19 20 ou au 06 09 58 20 37

www.villas-ginkgos.fr

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