Résidence Seniors Villas Ginkgos Bonne Fontaine de Challans, Vendée

VILLAS GINKGOS

On vit comme on aime…

Ce n’est pas parce qu’on avance en âge qu’on n’a plus d’envie !
À la résidence seniors Villas Ginkgos Bonne Fontaine située en hyper centre-ville de Challans, chaque habitant dispose d’un vaste choix d’activités à pratiquer en toute liberté. À proximité des commerces, la résidence offre le cadre, tous les outils et les services pour permettre à chacun de s’épanouir.
Au centre de ce projet, l’équipe d’accompagnement, dynamique et à l’écoute des habitants, met tout en œuvre pour les stimuler quotidiennement. De la simple petite ballade du matin à la séance de gym dynamique, en passant par la relaxation au salon zen…

Chacun son Rêve…

Marie-Thérèse et Chipie, Adeptes du fauteuil massant

V GINKGOS

Difficile de passer devant le salon zen sans les apercevoir. Les yeux fermés et le sourire détendu, Thérèse savoure chaque matin les ondulations du fauteuil de massage. Lovée sur ses genoux, Chipie profite aussi des vibrations. « C’est ce que j’appelle passer à la chaise électrique, s’amuse-t-elle. Cet endroit m’a tout de suite plu. J’essaie de participer aux différentes activités mais j’aime avant tout le calme et la tranquillité. C’est ce que je ressens ici. »

Chacun son Destin…

Alain Quénet, La passion du patio

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La résidence, Alain Quénet et sa femme Marie la connaissent par cœur. « Quand on est venus visiter la première fois, les appartements n’étaient pas encore finis. On a signé tout de suite. » Sans l’once d’un regret. « Ici, on a une deuxième vie. On y a nos habitudes et nos petits plaisirs. »
Celui d’Alain, c’est l’entretien du patio. Qu’importe le temps ou ses 92 ans, il taille, il arrose, il désherbe… « Parfois je me fais un peu chambrer par les voisins mais c’est plus fort que moi. C’est important, on se sent chez nous et un jardin bien tenu fait plaisir à tout le monde. »

Chacun sa Passion

Guy et Cooky,  La petite balade rituelle

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Guy et Cooky ne manqueraient leur petite ballade matinale pour rien au monde. Un petit moment privilégié. « J’ai la chance d’avoir un chien formidable. On va partout où il y a de l’herbe. Et puis on se parle, et on se comprend très, très bien. Ce que j’aime avant tout, ici, c’est qu’on est chacun chez soi et on peut vivre à son rythme en continuant à faire ce qu’on aime… »

Suite à lire dans le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

Sallertaine, Vendée, le nouveau temple de la Boxe anglaise pour tous

BOXE

Premier club de Vendée en terme de licenciés premier club en aéroboxe et en handiboxe, et premier club des Pays de la Loire en terme de parité avec plus d’une cinquantaine de femmes inscrites… En seulement six ans d’existence, le Vendée Sallertaine Boxe (VSB) s’affiche déjà comme le club phare du département. Une ascension fulgurante que l’on doit en partie à son entraîneur et fondateur, Albert Charron.

En multipliant les compétences et les disciplines, cette figure incontournable des rings du pays maraîchin a su populariser le noble art et toucher un large public, trop souvent délaissé des autres clubs.
C’est plus fort que lui. Albert Charron a la boxe dans le sang. Partout où il passe, les rings fleurissent et le virus se propage. Le Ring Challandais, qu’il a entraîné pendant douze ans (1997 – 2009), en est un bel exemple. Et quand il déménage et qu’il n’y a pas de club à proximité, alors il en crée un. C’est ce qu’il a fait à Rocheservière, en fondant Ring Rocheservière en 2010, avant de récidiver deux ans plus tard à Sallertaine.
La boxe, Albert Charron s’y est pourtant mis sur le tard, à 28 ans. Un âge avancé, même s’il présentait déjà de solides prédispositions. C’est un battant. Originaire de Martinique il débarque en Métropole en 1992, pour son service militaire, mais se fait rapidement un nom dans le milieu sportif et associatif. « J’ai toujours aimé le sport et l’engagement. J’ai longtemps fait du basket et de l’escrime. Mais j’ai toujours eu une petite préférence pour les sports de combat. Et comme j’étais déjà ceinture noire de kempo, le passage à la boxe anglaise était assez naturel. »

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Ses progrès sont rapides et il enchaîne les stages et les diplômes. Désormais instructeur BPJEPS (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport) et Prévôt fédéral, il suit également une formation d’éducateur handiboxe. Un éventail de compétences qui a permis au VSB de devenir, en seulement quelques années, le club phare du département.

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Des résultats prometteurs
Les jeunes sportifs ne s’y sont pas trompés, à l’instar de Pablo Cantin, 18 ans. Formé à Challans il a rejoint le club de Sallertaine il y a deux ans, pour parfaire sa technique. Un choix judicieux qui lui valu d’être sacré vice-champion de France amateur (- 69 kg), en décembre dernier. « Challans m’a beaucoup apporté en me donnant des bases solides. Mais en arrivant à Sallertaine j’ai découvert d’autres choses, d’autres techniques et une autre façon de travailler. Assimiler les deux m’a permis de développer un jeu beaucoup plus complet. »
Des résultats prometteurs et une belle récompense pour ses entraîneurs. Mais l’ambition du club ne se limite pas à la compétition. Au contraire, à Sallertaine on prône le dépassement de soi, le respect et surtout l’épanouissement.
« Le but du VSB est de faire découvrir et enseigner la boxe au plus grand nombre, hommes, femmes, enfants de tous les âges, explique Christophe Esnault, le président. De faire en sorte que chacun puisse s’épanouir en apprenant et en progressant à son rythme dans un sport à la fois éducatif et social. »

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Unique en Vendée
C’est dans cet esprit que les dirigeants du club ont eu l’idée d’ouvrir deux sections d’aéroboxe, discipline mêlant boxe, aérobic et fitness en musique, et de handiboxe. « Nous sommes le seul club du département à proposer ces activités. Pour le handiboxe, nous travaillons en partenariat avec l’Adapei Aria de Challans(1). Le handiboxe est un excellent exutoire pour évacuer les émotions tout en prônant le respect de l’autre, le contrôle de soi, la rigueur. Cette activité est aussi très bénéfique dans l’assimilation et l’acceptation des règles, le développement de la rapidité, la coordination, la précision et l’endurance. »
D’autant plus bénéfique que les cours, encadrés avec le soutien de deux éducateurs spécialisés, se font en commun avec les autres licenciés. « C’est un bon moyen de gommer les différences et changer le regard sur le handicap.»

(1) Association départementale des amis et parents d’enfants inadaptés

A lire dans le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

Sébastien SIMON, un sablais à la conquête du monde !

Sebastien SIMON

UN SKIPPER 100% VENDÉE
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Sébastien Simon n’est pas du genre à traîner en chemin. En à peine cinq ans sur le très exigeant circuit Figaro, il décroche le graal : la victoire sur la Solitaire URGO Le Figaro 2018. Il a 28 ans. Hasard ou destin, l’arrivée victorieuse a lieu à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, à quelques kilomètres de chez lui. Et sur l’eau pour l’accueillir, Vincent Riou à bord de son IMOCA PRB. La carte postale est jolie et promet déjà une belle histoire. Celle de Sébastien, originaire des Sables d’Olonne qui, après avoir vu la course partir et revenir dans son jardin, voit son rêve de Vendée Globe devenir réalité. Ultra-motivé mais conscient du défi à relever, le skipper vendéen s’entoure de personnes d’expérience pour son nouveau projet : participer au Vendée Globe 2020.
Vincent Riou, skipper de PRB pendant 16 ans, vainqueur du Vendée Globe 2004-2005, devient directeur technique du projet et Juan Kouyoumdjian, architecte naval de renommée internationale, a dessiné le monocoque de 18,28m. Impliqués depuis plus de 15 ans dans la voile, les groupes Arkéa et Paprec s’unissent pour permettre à Sébastien de relever le plus grand défi de sa vie sportive.

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LES BONS PLANS DE SÉBASTIEN SIMON
Très attaché aux Sables d’Olonne où il revient dès que possible, Sébastien y a ses habitudes. Fan de sports de glisse et de sport en général, il nous livre ses bons plans dans la région : « LE spot de surf c’est Bud Bud près de Longeville sur mer. La vague est puissante et il y a un beau shorebreak. Pour le footing, direction Cayola pour un parcours le long de la mer. J’aime beaucoup le côté sauvage de cet endroit. Quand je rentre aux Sables d’Olonne, en général c’est pour prendre du temps pour moi et retrouver mes amis. Cela peut se faire avec une séance de squash à Espace Form, c’est un sport cardio et ludique ! Mais aussi autour d’un dîner, à La Cabane par exemple. Ce bar à huitres à Brem-sur-Mer est tenu par mon entraîneur d’Optimist lorsque je naviguais au SNS (Sports Nautiques Sablais). »

 

« Les IMOCA sont des bateaux très technologiques. Je m’appuie vraiment sur l’expérience de Vincent qui est directeur technique du team ARKEA PAPREC. Nous courrons ensemble la prochaine transat Jacques Vabre. »

BATEAU PAPREC
LE MOT DE VINCENT RIOU
Sous les couleurs de l’entreprise vendéenne PRB, Vincent Riou est entré dans le cercle fermé des vainqueurs du Vendée Globe le 2 février 2005. Aujourd’hui, il a mis sa carrière de skipper entre parenthèses pour accompagner Sébastien Simon dans la construction de son bateau et dans sa préparation pour le Vendée Globe. Un rôle nouveau qui l’enthousiasme tant il sent chez Sébastien Simon, la capacité à écrire, à son tour, une magnifique histoire sur le Vendée Globe.
« J’ai un rôle de conseiller et d’observateur privilégié. L’objectif est que Sébastien s’approprie le bateau en toute sécurité, avec un bon guide. C’est plutôt sympa, je le vois découvrir cette machine et l’utilisation de ces bateaux qui sont assez techniques.
Sébastien est un grand sportif, je n’ai aucun doute là-dessus. Il a fait complètement ses preuves en gagnant la Solitaire URGO Le Figaro mais on savait déjà avant qu’il était mature. Il fallait passer le dernier échelon et transformer des compétences en un résultat, ce qu’il a su faire l’an dernier. Cette victoire lui a amené de la confiance pour la suite et l’a liberé de pas mal de choses. Cela va lui permettre de se concentrer à fond sur son projet IMOCA et sa préparation au Vendée Globe. »

Suite à lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

Retour sur La nuit des Jardins 2018 – Saint-Gilles-Croix-de-Vie Vendée.

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Entre Art et Convivialité, l’accord parfait

Septembre, c’est le temps de la rentrée. La ville de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, dans une démarche patrimoniale et artistique vous invite à un rendez-vous incontournable autour d’un ensemble d’événements : expositions, concerts, conférences, journées du Patrimoine… Josette ALABERT, adjointe au Patrimoine, au développement du Tourisme et à la Vie démocratique, nous présente cet événement multi-culturel.

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la « nuit des jardins », c’est aussi le jour !

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Avec la création de la Nuit des Jardins, cette manifestation s’inscrit dans une démarche originale et novatrice où les Arts se dévoilent, se racontent, se chuchotent… pour notre plus grand plaisir.

Des jardins privés s’ouvrent, des propriétaires attentionnés nous reçoivent…
Laissez-vous porter par la magie de ces lieux intimistes et insoupçonnés.
Comme une évidence, à la croisée du beau et de l’utile, des artistes et artisans d’art s’exposent. Ils nous livrent quelques secrets sur cette passion qui les anime et partage avec le visiteur attentif, l’excellence de leur savoir-faire.

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Les premières éditions de la Nuit des Jardins se sont tenues dans le quartier du Vieux Saint-Gilles et de Croix-de-Vie pour s’approprier par la suite, de beaux jardins le long de la Vie sur la promenade Marie de Beaucaire.

…Suite à lire dans le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

La troupe Sigma : 20 ans de passion ! à Challans en Vendée.

TROUPE SIGMA

Chant, danse, théâtre, musique… Les arts sont à la fête, avec Sigma. Lancée par un groupe d’amis il y a 20 ans, cette association de passionnés compte bien marquer l’événement comme il se doit, en réunissant les arts de la scène dans un spectacle musical original et éclectique. Encore en construction, cette comédie retracera tous les grands moments de l’association, avec des clins d’œil aux différents spectacles qu’elle a produits et des grands moments que ces membres ont vécus. « Et pour garder dans ma tête, les joies de la belle saison, souvenirs, souvenirs, il nous reste nos chansons… »

TROUPE SIGMA 1

Un mariage d’arts et de passions…
Tout est parti d’un groupe d’amis, étudiants pour la plupart mais tous passionnés de scène et de chansons. « On avait 17-18 ans, se souvient Audrey Chauvet. L’idée est née d’une discussion entre Julien Bocquier, Aude Daviaud et Laure Gilbert. Nous étions une quinzaine à partager le même goût pour le chant, la danse, le théâtre et la musique. Alors nous nous sommes dit, pourquoi ne pas créer une association qui nous permette de réunir tout cela dans un même spectacle. »

Et quoi de mieux qu’une comédie musicale pour ces différents moyens d’expression… La première, Histoire d’un jour, racontait une journée dans les rues de Paris à travers une galerie de personnages proches de la caricature. « Des portraits drôles et touchants de gens qu’on croise tous les jours, comme le gendarme, la fleuriste, le SDF, le business-man, la prostituée ou la concierge. »
Les premières représentations au Marais, la salle de théâtre de Challans, rassemblent « essentiellement des gens qu’on connaissait. » Mais ceux-là n’ont pas regretté le déplacement. La pièce remporte un beau succès d’estime et Sigma peut se réjouir d’avoir su trouver la bonne recette avec des ingrédients pourtant pas toujours faciles à marier. Le bouche à oreille fera le reste et l’association se verra même obligée de refuser du monde les années suivantes, en particulier l’an dernier avec « Le monde est stone », adaptation libre de Starmania. Et sans doute l’un des plus beaux souvenirs d’Audrey, dans le rôle de Marie-Jeanne, « très intense émotionnellement, surtout au moment de chanter Le monde est stone. »

TROUPE SIGMA 3

Et un mariage d’amour…

La satisfaction était d’autant plus grande que l’exercice était difficile. Car si Audrey a toujours aimé le chant et le théâtre, elle n’a pourtant jamais pris de cours en la matière. Même si ce n’en est pas l’envie qui lui manque. Son truc à elle, c’était la danse. « Depuis toute petite. J’ai commencé vers 3-4 ans. » Une passion qui prendra de plus en plus de place, jusqu’à ce qu’elle intègre l’atelier Danse Passion. C’est là qu’elle fera la rencontre d’Aude et Julien, les initiateurs de Sigma.
« Les rencontres sont les jalons de la fatalité, » disait Gilbert Prouteau. Pour Audrey, celle-ci lui ouvrira de nouveaux horizons, le théâtre, la comédie, le chant. Mais pas seulement…
Au sein de Sigma, cette native de Challans y trouvera en effet non seulement un exutoire, mais aussi… un mari. Pierre est arrivé dans l’association en 2006. Ensemble ils partagent la même passion pour le chant et les comédies musicales. Le coup de foudre était inévitable. Une dizaine d’années, un mariage et deux enfants plus tard, Pierre et Audrey sont toujours sur le même diapason et plus investis que jamais au sein de Sigma.
« On ne se verrait arrêter ni l’un ni l’autre. Même enceinte de six mois, j’ai voulu continuer et je suis montée sur scène pour interpréter Frankenstein. » Un autre grand souvenir pour Audrey, qui faisait ses débuts dans un rôle plus théâtral. Pierre lui, a vite trouvé son bonheur dans l’écriture et la mise en scène des spectacles. Mais pas question pour elle d’en savoir plus sur les futures productions. « Je découvre les scénarios en même temps que tout le monde. Nous reprenons souvent des pièces ou des scènes déjà existantes mais que nous adaptons à notre sauce, avec toujours une part de création dans la mise en scène et des interprétations plus personnelles des personnages. À chaque fois, nous nous adaptons en fonction du nombre d’acteurs disponibles et des désirs de chacun. »

…Suite à lire dans le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

Jacqueline Auriol, une Challandaise au panthéon de l’aviation

Jacqueline AURIOL

C’est l’une des plus grandes gloires de Challans.
Jacqueline Auriol a marqué l’histoire de l’aviation française autant par son courage et sa ténacité que par ses exploits.
Première femme pilote d’essai, la belle-fille du Président Vincent Auriol est aussi première femme à dépasser le mur du son et enchaîner les records de vitesse. Challans ne s’y est pas trompé, puisqu’une place porte aujourd’hui son nom et bientôt un collège.

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Le 13 juin 1930, Henri Guillaumet, se crashe dans la Cordillère des Andes. Prisonnier d’une tempête de neige, le héros de l’aéropostale parvient, après bien des manœuvres dignes d’un champion de voltige, à poser son appareil d’urgence aux abords du Lac du Diamant (Mendoza, Argentine). Il est secouru sept jours plus tard par un berger, après avoir marché 60 km dans le blizzard sans eau ni vivre durant cinq jours.
Un exploit qui fera date et que son ami, Antoine de Saint-Exupéry relatera dans son livre Terre des hommes. Une phrase en reste aujourd’hui encore célèbre : « Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait. »
La même année, une petite fille s’amuse à escalader les arbres du jardin de ses parents à Challans. Jacqueline Douet a treize ans. Elle ne s’appelle pas encore Jacqueline Auriol, mais nourrit depuis sa plus tendre enfance par les exploits des grands Vendéens volants (René Guilbaud, René Couzinet…), elle rêve déjà d’un destin d’exception et cherche à prendre de la hauteur sur les branches des cèdres de la propriété familiale.
Une première marche dans l’ascension qui la mènera, des années plus tard, à rejoindre Henri Guillaumet au panthéon de l’aviation.

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Son père, Edmond Douet, dirigeait un négoce de bois, sur la parcelle qu’occupent actuellement les locaux du Crédit Mutuel. Une entreprise de famille créée en 1880. À Challans, Jacqueline passe une enfance heureuse, mais affirme déjà un caractère rebelle.  Jeune femme à l’esprit vif et au charme dévastateur, Jacqueline monte finalement à Paris pour intégrer l’école des Beaux Arts. C’est là qu’elle rencontre Paul Auriol, qu’elle épouse en 1938. Elle a 21 ans. À Challans, le mariage d’une fille de royaliste avec le fils du socialiste Vincent Auriol fait grand bruit. Mais Jacqueline aime autant les défis que bousculer les conventions. La guerre ne l’épargne pas. Vincent Auriol vote contre l’accord de plein pouvoir au Maréchal Pétain et tombe en disgrâce. Paul est envoyé au front. Et Jacqueline doit constamment changer d’adresse et d’identité. Heureusement pour elle, Vincent Auriol revient sur le devant de la scène à la libération. En 1947, elle monte les marches de l’Élysée au bras de son époux et de son beau-père, élu Président de la République.

Pendant un temps elle se consacre à son métier de décoratrice, en refaisant notamment quelques salons du Palais présidentiel. Son nouveau statut lui vaut de côtoyer de nombreux artistes, écrivains… Elle se plie aux mondanités, mais au fond d’elle-même, se sent à l’étroit dans les salons et rêve d’immensité, de liberté et de sensations fortes.
Son âme d’aventurière prend finalement le dessus. En 1948, elle passe son brevet de pilote et se lance dans la voltige aérienne. Le début d’une ascension fulgurante !
Prise de passion et persévérante, elle rassure vite les méfiances dûes à son rang et à son sexe. La belle-fille du Président est sous les projecteurs et son entrée médiatique dans un milieu traditionnellement masculin relève du défi pour certains, mais de l’affront pour d’autres. Qu’importe, malgré son statut, Jacqueline reste une femme libre. Et tenace…

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…Suite à lire dans le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019