Thé… sens et bien-être !

THE sens et bien etre

Le thé est, après l’eau, la première boisson consommée au monde. Apprendre à déguster le thé, c’est apprivoiser ses sens et partir en voyage à la rencontre de soi et des autres.

De la plante à la tasse
La plante
Le théier, originaire de la région chinoise du Yunnan, est aujourd’hui cultivé sur les cinq continents, entre le 43° parallèle nord (Géorgie) et le 27° parallèle sud (région de Corrientes, en Argentine). À l’état sauvage, cet arbuste peut atteindre 30 mètre de haut. Il est un cousin du camelia de nos jardins : le Camelia sinensis. Il existe différentes variétés (cultivars) comparables aux cépages du vin. Chaque variété apporte une typicité au thé qui lui est propre, un profil organoleptique différent.

L’écologie
Le théier jouit d’une croissance optimale dans des régions au climat chaud et humide. Il a besoin de pluies abondantes réparties sur l’année. Une température moyenne de 18 à 20°C accompagnée d’un ensoleillement de cinq heures par jour lui sont idéals.

La récolte
On récolte les jeunes pousses du théier, le bourgeon représente la partie la plus qualitative de la récolte.

La transformation et les différentes couleurs de thé
Thé blanc, thé vert, thé bleu (semi-oxydé), thé noir, thé sombre, sont obtenus par le seul savoir-faire de la transformation naturelle de la feuille. Le processus de fabrication influence les caractéristiques organoleptiques du thé, principalement son profil olfactif.

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Déguster le thé, avec vos sens !
Observez-le, respirez-le, sentez-le, touchez-le, écoutez-le, exprimez-vous !
Le premier contact avec le thé se fait par l’olfaction directe. Sentez les feuilles encore sèches, trouvez les parfums qui s’en dégagent. Réitérez l’opération quand le thé est infusé. N’hésitez pas à forcer votre inspiration, seules 10 % des molécules odorantes parviennent au cerveau. Respirez de façon vive et brève, sans retenue !
Goûtez !

Au niveau du goût, parmi les cinq saveurs : le sucré, le salé, l’acidité, l’amertume et l’umami, seul le sel est absent de la feuille de thé à l’état naturel. Les perceptions de chacune d’entre elles sont majoritairement localisées sur la langue. De la combinaison de ces sensations naîtra l’arôme complexe de votre thé. Essayez de les identifier. Apprécier !
Au moment de déglutir s’effectue la rétro-olfaction. Une expiration par le nez qui entraîne un appel d’air dans la bouche. Le thé est, après l’eau, la première boisson consommée au monde.
Apprendre à déguster le thé c’est apprivoiser ses sens et partir en voyage à la rencontre de soi et des autres.

Martine Gatard Association OMOTÉ
Avec la collaboration de l’Académie du Bien Vieillir

A lire dans le magazine J’OSE EN VENDEE n°6 – Parution Avril 2019

La fleuriste Isabelle Brethomé, Meilleure ouvrière de France

ISABELLE BRETHOME

Isabelle Brethomé a été sacrée Meilleure ouvrière de France en octobre 2018 à Chartres grâce à ses créations végétales.
Un titre qu’elle gardera à vie, récompensant ses 30 années d’expérience dans le domaine des fleurs.

Voilà trois ans qu’Isabelle Brethomé a ouvert sa petite boutique de fleurs aux Sables-d’Olonne dans le quartier des Présidents, lorsqu’elle est venue s’installer en Vendée avec sa famille. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la fleuriste a vadrouillé depuis ses débuts dans ce beau métier. Elle a été responsable de magasin et a exercé 10 ans en tant que formatrice à l’école La Pivèrdière à Angers, s’envolant même pour le Japon et la Corée afin d’enseigner l’art floral. « J’ai voulu revenir à quelque chose qui était ancré en moi en ouvrant ma boutique. »

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Dépassement de soi

Un parcours qui lui a permis de développer son savoir-faire et d’obtenir le titre de Meilleure ouvrière de France en octobre dernier à Chartres, après 23 heures d’épreuves sur trois jours. Le Graal, symbole du dépassement de soi pour la fleuriste qui avait déjà participé à une édition du concours il y a 8 ans, sans succès. « Après une première sélection sur dossier, 34 personnes ont été retenues, puis huit ensuite. Finalement, nous sommes cinq à avoir reçu le titre de Meilleur ouvrier de France, dont trois hommes et deux femmes. Il y a 8 épreuves qui vont de l’infiniment grand à l’infiniment petit, c’est complètement différent de ce que l’on fait en boutique. On est jugé par nos pairs, la moitié en Meilleurs ouvriers de France et l’autre moitié entre salariés et formateurs », détaille la fleuriste qui considère devoir aussi sa victoire à sa famille. « Ce n’est pas un concours que l’on fait seul, il faut avoir une équipe derrière, on emmène tout le monde avec nous. Se lancer dans ce parcours, c’est un challenge et un dépassement de soi personnel. Lorsque j’ai reçu le titre, j’ai eu la sensation de faire partie de la grande famille. C’est très gratifiant d’obtenir la reconnaissance de ses pairs d’autant plus que c’est vraiment un examen : il y a des corps de métier où il n’y a pas eu de Meilleur Ouvrier de France. »

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Fleurs de saison

Dans sa boutique, Isabelle Brethomé a à cœur de travailler les fleurs au gré des saisons. « Un beau bouquet, ce sont des fleurs de saison. J’adore travailler des produits différents tout au long de l’année, des fleurs coupées, des arrangements de plantes… », poursuit la fleuriste pour qui ce métier était une évidence. « Je voulais exercer un métier de l’artisanat, faire quelque chose de mes mains, créer. Le végétal me plaisait, c’est donc tout naturellement que je me suis dirigée vers la fleur », confie-t-elle. Dans son magasin, elle privilégie les fleurs des producteurs français lorsqu’elle le peut mais vend également des fleurs venues d’Italie, d’Israël, d’Équateur… Son coup de cœur ? « Les fleurs roses, un peu légères. J’adore faire des couronnes qu’on peut faire sécher », confie Isabelle Brethomé que l’on n’arrête plus lorsqu’elle parle de sa passion.

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Promouvoir l’artisanat

S’il y a bien un point sur lequel Isabelle Brethomé insiste, c’est l’excellence que l’on trouve dans diverses disciplines artisanales…

Suite à lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019