15 ans de passion entre Paprec Recyclage et le Vendée Globe

ARKEA PAPREC

« Je profite des temps où le bateau est en chantier pour m’entraîner en moth à foil. J’adore cette sensation de voler sur l’eau, c’est addictif !

Avec quatre Vendée Globe à son actif aux côtés de Jean-Pierre Dick et de nombreux milles à son compteur, Paprec Recyclage figure parmi les acteurs majeurs du sponsoring voile depuis plus de 15 ans. Il poursuit l’aventure sur le circuit IMOCA avec Sébastien Simon.

En annonçant sa cinquième participation au Vendée Globe, Paprec revient donc sur le circuit IMOCA après une Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2014 sur trois coques avec Yann Eliès (MOD70). Une nouvelle aventure collective, puisque Paprec sera cette fois associé à Arkéa en tant que co-partenaire titre du projet. « Nous souhaitions repartir sur un programme de quatre ans en IMOCA avec le Vendée Globe en point d’orgue. Avec la fougue et le talent de Sébastien Simon auxquels s’ajoute la grande expérience de Vincent Riou, nous construisons un projet compétitif sur lequel nous fondons beaucoup d’espoir » souligne Sébastien Petithuguenin, directeur général de Paprec Recyclage.

ARKEA PAPREC 2

Paprec Recyclage est un partenaire et un sponsor engagé de longue date dans la voile. Il a accompagné depuis 15 ans de grands marins : Loïck Peyron, Jérémie Beyou, Yann Eliès et Jean-Pierre Dick. Avec ce dernier, Paprec a participé à quatre Vendée Globe et a remporté deux victoires majeures sur la Barcelona World Race en 2018 et 2011. L’entreprise a également gagné quatre fois la Transat Jacques Vabre en 2003, 2005, 2011 et 2017. « La ténacité, l’engagement et la passion dont font preuve les marins pour conduire un projet IMOCA sur terre comme sur mer correspondent aux valeurs intrinsèques du groupe » conclut Jean-Luc Petithuguenin, Président fondateur de Paprec Group.

A lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

Sébastien SIMON, un sablais à la conquête du monde !

Sebastien SIMON

UN SKIPPER 100% VENDÉE
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Sébastien Simon n’est pas du genre à traîner en chemin. En à peine cinq ans sur le très exigeant circuit Figaro, il décroche le graal : la victoire sur la Solitaire URGO Le Figaro 2018. Il a 28 ans. Hasard ou destin, l’arrivée victorieuse a lieu à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, à quelques kilomètres de chez lui. Et sur l’eau pour l’accueillir, Vincent Riou à bord de son IMOCA PRB. La carte postale est jolie et promet déjà une belle histoire. Celle de Sébastien, originaire des Sables d’Olonne qui, après avoir vu la course partir et revenir dans son jardin, voit son rêve de Vendée Globe devenir réalité. Ultra-motivé mais conscient du défi à relever, le skipper vendéen s’entoure de personnes d’expérience pour son nouveau projet : participer au Vendée Globe 2020.
Vincent Riou, skipper de PRB pendant 16 ans, vainqueur du Vendée Globe 2004-2005, devient directeur technique du projet et Juan Kouyoumdjian, architecte naval de renommée internationale, a dessiné le monocoque de 18,28m. Impliqués depuis plus de 15 ans dans la voile, les groupes Arkéa et Paprec s’unissent pour permettre à Sébastien de relever le plus grand défi de sa vie sportive.

SEBASTIEN SIMON 2

LES BONS PLANS DE SÉBASTIEN SIMON
Très attaché aux Sables d’Olonne où il revient dès que possible, Sébastien y a ses habitudes. Fan de sports de glisse et de sport en général, il nous livre ses bons plans dans la région : « LE spot de surf c’est Bud Bud près de Longeville sur mer. La vague est puissante et il y a un beau shorebreak. Pour le footing, direction Cayola pour un parcours le long de la mer. J’aime beaucoup le côté sauvage de cet endroit. Quand je rentre aux Sables d’Olonne, en général c’est pour prendre du temps pour moi et retrouver mes amis. Cela peut se faire avec une séance de squash à Espace Form, c’est un sport cardio et ludique ! Mais aussi autour d’un dîner, à La Cabane par exemple. Ce bar à huitres à Brem-sur-Mer est tenu par mon entraîneur d’Optimist lorsque je naviguais au SNS (Sports Nautiques Sablais). »

 

« Les IMOCA sont des bateaux très technologiques. Je m’appuie vraiment sur l’expérience de Vincent qui est directeur technique du team ARKEA PAPREC. Nous courrons ensemble la prochaine transat Jacques Vabre. »

BATEAU PAPREC
LE MOT DE VINCENT RIOU
Sous les couleurs de l’entreprise vendéenne PRB, Vincent Riou est entré dans le cercle fermé des vainqueurs du Vendée Globe le 2 février 2005. Aujourd’hui, il a mis sa carrière de skipper entre parenthèses pour accompagner Sébastien Simon dans la construction de son bateau et dans sa préparation pour le Vendée Globe. Un rôle nouveau qui l’enthousiasme tant il sent chez Sébastien Simon, la capacité à écrire, à son tour, une magnifique histoire sur le Vendée Globe.
« J’ai un rôle de conseiller et d’observateur privilégié. L’objectif est que Sébastien s’approprie le bateau en toute sécurité, avec un bon guide. C’est plutôt sympa, je le vois découvrir cette machine et l’utilisation de ces bateaux qui sont assez techniques.
Sébastien est un grand sportif, je n’ai aucun doute là-dessus. Il a fait complètement ses preuves en gagnant la Solitaire URGO Le Figaro mais on savait déjà avant qu’il était mature. Il fallait passer le dernier échelon et transformer des compétences en un résultat, ce qu’il a su faire l’an dernier. Cette victoire lui a amené de la confiance pour la suite et l’a liberé de pas mal de choses. Cela va lui permettre de se concentrer à fond sur son projet IMOCA et sa préparation au Vendée Globe. »

Suite à lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

Trois marins Sablais visent le Vendée Globe 2020

Arnaud Boissières « La Mie Câline-Artipôle »

L’expérience

Après trois éditions consécutives du Vendée Globe terminées aux 7e, 8e et 10e places, Arnaud Boissières le Bordelais devenu Sablais repart pour une quatrième tournée. A 46 ans, Arnaud revoit ses ambitions à la hausse, avec deux partenaires principaux, La Mie Câline, son sponsor sur le dernier Vendée, et Artipôle un constructeur de maisons en bois, nouveau venu à bord du projet. Un double partenariat qui permet au marin de préparer cette fois un bateau à foils, ces fameux appendices porteurs qui apportent de la vitesse. Sans les moyens de construire un Imoca neuf, Arnaud Boissières a acheté l’ancien voilier du britannique Mike Golding (Ecover puis Gamesa), qui fut skippé ensuite par l’Irlandais Enda O’Coineen lors du dernier Vendée Globe. « Nous avons pu acquérir un bateau ancien, lancé en 2007 pour le Vendée 2008, mais très intéressant. Il a une coque légère, bien adaptée à la pose de foils ». Le 60 pieds est désormais peint aux couleurs de la Mie Câline après quatre mois de chantier à Port-la-Forêt en Bretagne, où le monocoque revenu très abîmé de Nouvelle-Zélande, a été revu de fond en comble. Le bateau y a subi de nombreuses transformations et été équipé de foils donc, avant de retrouver son chantier sablais près de Port-Olona, pour les dernières finitions et la décoration. « On part sur un projet différent des autres. Trois fois moins cher qu’un bateau neuf, ce sera le meilleur bateau que j’ai pu avoir sur un tour du monde, moderne et performant.»
Au tableau de marche de sa nouvelle monture, Arnaud a d’ores et déjà inscrit deux grands événements avant le prochain Vendée Globe, la Route du Rhum 2018, puis le tour du monde en double Barcelona World Race en 2019.

SEBASTIEN SIMON

Sébastien Simon « Arkea –Paprec »

L’ambition

Originaire des Sables-d’Olonne, Sébastien Simon 28 ans annonçait en ce début d’année sa participation au Vendée Globe 2020. Le jeune homme a mis en construction un monocoque Imoca neuf qui portera les couleurs des entreprises Arkéa et Paprec et dont la mise à l’eau est prévue au printemps 2019.
Le Sablais qui a débuté la compétition sur Optimist à l’âge de 12 ans, puis a participé aux championnats d’Europe de 420, en rêvant devant les exploits d’Armel Le Cléac’h, est un pur produit de la filière classique de la navigation en solitaire. Durant ses études d’ingénieur à l’ENSCBP de Bordeaux, Sébastien qui s’est inscrit au Challenge Crédit Mutuel de Bretagne, remporte alors la timbale en 2013 et gagne deux années de formation et de compétition en Figaro. « Je craignais de devoir interrompre mes études. J’ai cumulé ma dernière année d’école d’ingénieur et ma première année de course au large avec le Pôle Finistère. J’ai rendu mon mémoire avant la Solitaire du Figaro et l’ai soutenu après. C’était sport!». Après cinq années de Figaro, classé 4e à l’issue de la dernière Solitaire et 3e du championnat de France de course au large en 2017, Sébastien Simon passe donc à l’étape supérieure. « Me fixer des objectifs hauts est mon mode de fonctionnement pour progresser. Le Vendée Globe a été un moteur dans mon cursus ».
Aujourd’hui installé à Concarneau, le jeune marin a choisi de s’adjoindre l’expérience et l’expertise reconnue de Vincent Riou, le skipper PRB vainqueur du Vendée Globe 2004-2005. Vincent qui accompagne la gestion technique et sportive de Sébastien, trouve avec ce projet de quoi transmettre tout son savoir-faire quant à la conception d’un nouveau bateau : « Sébastien a clairement un avenir dans notre métier, c’est un gars courageux, organisé, sérieux et travailleur, avec des compétences à la fois sportives et techniques. »

MANUEL COUSIN

Manuel Cousin « Groupe Sétin »

La logique

Après avoir mené de front sa vie de cadre commercial en Normandie et celle de skipper basé aux Sables d’Olonne, Manuel Cousin entame à 50 ans un nouveau parcours exclusivement consacré à la course au large. Avec sa femme (et Chef de projet) Sandrine, Manuel s’est installé depuis peu en Vendée, déterminé à prendre le départ du Vendée Globe 2020 ! « La mer, les bateaux, les régates ont toujours rythmé ma vie. Comme grand nombre de marins, je me sens bien en mer et j’aime partager ce que nous vivons au large. Compétiteur dans l’âme, je ne lâche jamais rien ».
Eric Sétin, PDG du groupe familial éponyme et spécialisé dans la quincaillerie industrielle, engage son entreprise aux côtés du skipper depuis 2014, alors que celui-ci courait en Class40. Après trois années de performances et de belle entente, l’entreprise a décidé d’accompagner le navigateur jusqu’à la prochaine édition du Vendée Globe, 2020-2021. Un partenariat qui a permis à Manuel Cousin d’acquérir le précédent 60 pieds d’Arnaud Boissières (ex Mie Câline) construit en 2007 et de procéder à des travaux d’optimisation, dans son local situé au village d’entreprises nautiques des Sables. Ces deux navigateurs sont d’ailleurs voisins de chantier, ainsi Manuel Cousin peut à mettre à profit les conseils de son ami pour la nouvelle vie du monocoque qui porte désormais le numéro 71 (Sept Un !). L’Association Coup de Pouce, qui œuvre pour l’égalité des chances à l’école et permet aux enfants d’accéder à un parcours de réussite scolaire, est également associée au programme sportif et événementiel du bateau Groupe Sétin.
Le premier chapitre d’une belle histoire de partage s’ouvre pour Manu, avec en ligne de mire la prochaine Route du Rhum en novembre.

A lire dans les Sables d’Olonne Magazine n°20

Parution Mai 2018