« La nouvelle vague » sur le quai de la chaume, Vendée.

3 nouveaux sur le quai

Depuis le rattachement de La Chaume aux Sables-d’Olonne en 1754, bien de l’eau a coulé dans le chenal, emportant avec elle une grande partie des rivalités qui opposaient les deux anciennes communes. Rivalisant avec le cachet du remblai et l’attrait des boutiques du centre-ville, le « berceau de la cité » a toujours su défendre son caractère vivant et populaire. Voici qu’une énergie nouvelle souffle sur La Chaume avec l’arrivée de jeunes entrepreneurs de talent.

Première vitrine de son identité, le Quai George V, en bordure de chenal, prend des couleurs. Celui qu’on appelle plus communément le quai de La Chaume, est à l’image de ses habitants : des gens au caractère enjoué avec une certaine inclinaison pour la fête, la danse et les plaisirs de bouches. Pour preuve, les trois nouvelles enseignes qui y ont ouvert leur porte côte à côte l’an dernier.

LES QUAIS

Karine et David, Steeve, et Antoine se sont installés là sans se connaître ni se concerter. On ne pouvait pourtant pas rêver de réunion plus complémentaire.
Le premier est caviste, et propose des dégustations sur place assorties de charcuterie et autres petites entrées maisons.
Le deuxième est restaurateur, et revisite principalement la cuisine du monde à la sauce vendéenne, quand ce n’est pas l’inverse.
Enfin le dernier est artisan glacier, Italien du fond de l’âme jusqu’au fond de sa cuisine.
Apéritif, plat, dessert… un triptyque de rêve pour une soirée réussie sur le quai de La Chaume.

LA GOULFINE

Dans leur querelle ancestrale avec Les Chaumois, Les Sablais avaient peut-être raison d’être jaloux car, à midi, c’est bien sur le quai de La Chaume que le soleil donne le mieux. Et qu’y a-t-il de meilleur pour déguster une bonne douzaine d’huîtres que le faire en terrasse au soleil devant une bonne bouteille de vin blanc ?
Karine et David Perocheau ne s’y sont pas trompés. Enfant du pays, Karine tenait une boulangerie dans le centre de La Chaume. Lui, était gestionnaire de patrimoine. Rien à voir avec une cave, mais leur passion commune pour le vin et l’envie de faire quelque chose ensemble les ont poussés à la reconversion.
Avec des vins de qualité, des produits d’épicerie bio et locaux, et une ambiance qui pousse à la détente, Karine et David ont su trouver leur emplacement et leur créneau. Leurs assiettes de fromages et de charcuterie qui accompagnent leurs dégustations sont à ravir, et l’ambiance est à la hauteur des produits, à la fois chic et simple. Parole de Chaumois : « ici on mange, on boit, et on vit comme chez nous. »

LA GOULFINE2

La Goul’fine – 17 quai George V – 85100 Les Sables d’Olonne – Tél. : 02 51 23 95 44

A demain pour la suite de nos portraits…

Suite A lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

Thomas Laurent, le sablais à la conquête du monde…

THOMAS LAURENT

La course automobile, Thomas Laurent a ça dans le sang. Une passion qui le dévore depuis sa plus tendre enfance, et dont il fait aujourd’hui son métier.

Sacré champion du monde de karting (KZ2) l’année de ses 17 ans, il enchaîne, depuis, les titres nationaux et internationaux d’endurance. Les moteurs sont plus puissants, les pneus plus larges et le public plus abondant. Mais plus sa voiture monte dans les chevaux et plus le pilote monte dans les tours. Son prochain défi, participer au très sélectif championnat Imsa. Un rêve dont il se rapproche à grands coups de levier de vitesses. L’accomplir ne surprendrait sans doute personne sauf lui. Car aussi talentueux soit-il, Thomas sait rester humble. Et ce qui frappe avant tout au premier échange, c’est que ce jeune natif de La Roche-sur-Yon qui se fait un nom tout autour du monde est bel et bien Sablais.

THOMAS LAURENT 2
Un rêve avant tout
Ce n’est pour l’instant qu’un rêve, mais Thomas Laurent s’en rapproche un peu plus à chaque nouveau tour de piste. Même si essuyer régulièrement son pare-brise avec le drapeau à damier ne l’empêche pas de rester lucide. Le pilote sablais sait d’où il vient, et sait où il va. L’Imsa ! Un nom si prestigieux. « Sans doute le championnat le plus dur en course et le plus sélectif de tous les championnats du monde, avoue le pilote. La plupart des épreuves se déroulent aux États-Unis et il est très difficile pour un Européen d’y entrer. »
Pour courir là-bas, il faut se faire repérer la-bas. Et pour se faire repérer la-bas, il faut courir là-bas… La boucle est sans fin. Mais cela tombe bien. Car enchaîner les boucles et passer de l’une à l’autre en franchissant la ligne, c’est justement la spécialité de celui qui gravit les échelons comme il passe les vitesses. Thomas Laurent avale l’asphalte comme les difficultés. Et ce n’est pas fini…

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Aux âmes bien nées…
La course automobile, c’est un peu comme la course en bateau. Si on ne naît pas dans le milieu, difficile de se faire un nom. Celui de Thomas Laurent commence pourtant à résonner plus fort que le bruit des moteurs un peu partout autour du monde. La course automobile ? Ses parents la côtoyaient en tenant la piste de Karting des Sables, de près par plaisir, de loin par métier. Les pilotes du coin y faisaient quelques apparitions, frustrés par un règlement qui interdit de courir plus de cinq journées par saison en dehors des compétitions.
Cette frustration, Thomas la mesure actuellement. Lui, le petit Sablais né à La Roche-sur-Yon qui refuse de quitter la ville côtière qui l’a vu grandir, n’a pas oublié sa ligne de départ.
A haut niveau, le sport automobile est un sport qui coûte cher. Et il faut être sacrément mordu, ou talentueux, voire les deux, pour ne pas abandonner si l’on n’est pas bien né.
Dans un temps où s’illustrer sur une bataille importante était du devoir de toute famille noble, Napoléon Bonaparte demandait à chaque nouvelle recrue recommandée par courrier d’un influent : « Il a une belle famille, de belles lettres et de beaux diplômes, mais, a-t-il de la chance ? ». Incontestablement Thomas en a. Certes il n’est pas né dans le baquet d’une F1, mais la piste est gratuite. Se moquant des pronostiques, de Corneille et de ses proverbes, ce jeune Sablais n’a pas attendu le nombre des années pour prouver sa valeur. Et de ses parents, il dispose du meilleur des atouts : le soutien.
Il n’avait pas 4 ans, quand il bouclait son premier tour de piste dans un karting. Il n’avait pas 18 ans quand il était sacré champion du monde en KZ2. Et ses 23 ans n’arrivent toujours pas que son nom sillonne déjà la gomme qu’il laisse sur les circuits d’endurance du monde entier en LMP1.
L’Imsa, ce rêve n’est peut-être plus si loin…

Suite A lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

Sablais Célèbres… Léon et Léo David & Florelle

Sortant du marché Arago où il venait d’effectuer ses courses du jour, un estivant «tangenta» le boulevard Castelnau, avant de pénétrer dans la rue Léon et Léo David où il avait jeté l’ancre pour la durée de ses vacances sablaises.

Sur son banc habituel, le père Auguste Mathé, marin-pêcheur en retraite, tirait sur son antique bouffarde, observant comme chaque matin l’animation du quartier. Il faisait partie du décor et chacun le saluait au passage.
– Monsieur Mathé, demanda l’estivant, savez-vous à qui correspondent les deux prénoms de la rue David ?
– Léon, c’était le père et Léo…
– Le fils !
– Bonne déduction, mon gars ! Léon était le meilleur ténor de sa génération. En mars 1938, deux ans après avoir reçu la Légion d’Honneur, il fut nommé président du festival de Montréal et le gouvernement français lui décerna, en la circonstance, le titre de chargé de mission pour étudier l’organisation de l’enseignement du chant au Canada. Le point d’orgue d’une carrière qui l’a rendu célèbre dans le monde entier.
– Et Léo ?
– Ah, Léo ! Comme son père, il est né aux Sables et beaucoup de gens, dans cette ville, le considèrent comme l’homme du XXe siècle, tant il a accompli de choses positives ici, après une carrière lyrique écourtée par la maladie. Jugez-en : Pendant 10 ans président de l’aéro-club, il organisa les fameux meetings des années 50. Plusieurs centaines de milliers, de personnes sur la plage. Vous vous rendez compte !

Il fit partie des créateurs du rugby club sablais, du Rotary club et fut le père du fameux groupe folklorique Le Nouch qu’il emmena à la médaille de bronze aux Championnats du monde en Afrique du Sud, en 1985. Directeur du Grand Casino de 1951 à 1967, il œuvra aussi en qualité de président du Comité des Fêtes, de vice-président du Syndicat d’Initiative, administrateur de l’Office de Tourisme et donna son essor à la Fédération Anjou-Poitou-Saintonge du folklore, dont il était aussi président. Et j’en passe ! Aujourd’hui, sa fille cadette, Christine, a pris la relève artistique. Chanteuse guitariste, elle vient de sortir son quatrième album « Christine David chante Barbara ».

Et Florelle…

– Quelle belle famille sablaise(*) !
– Vous pouvez le dire. Je pourrais aussi vous parler d’une artiste sablaise qui a laissé son empreinte dans le cinéma français : Florelle ! De son vrai nom Odette Rousseau, elle est née à La Chaume en 1898. Après la guerre, elle a tourné trois films avec Maurice Chevalier, puis, doublure de Mistinguett au Moulin Rouge, elle y devient meneuse de revue. Dans les années trente, son activité cinématographique est intense. Elle tourne avec les plus grands : Jean Renoir, Fritz Lang et bien d’autres. La seconde guerre mondiale porte un coup dur à sa carrière. Elle termine sa vie aux Sables d’Olonne où elle tient un café (« Chez Florelle » bien sûr), près du Casino des Sports.
– N’était-ce pas elle qui était Gervaise dans le célèbre film de René Clément ?
– Oui, Monsieur ! Quelle belle femme c’était ! Talentueuse, gouailleuse et spontanée, il était impossible de ne pas subir son charme.
 FLORELLE

Auguste Mathé tirait sur sa pipe, à grandes goulées, pour cacher son émotion. Il conclut, sans le moindre chauvinisme :
– Léon et Léo David… Florelle… C’est un bien beau tiercé pour la ville des Sables d’Olonne !

 Jacques Bernard

 



(*) Léon David avait deux fils. Léo et José. José a fait également carrière dans la musique, en qualité de compositeur. Chaque été, un festival en la chapelle Bourgenay, au cœur de la ville, perpétue sa mémoire et
ses œuvres.

A lire dans les Sables d’Olonne Magazine n°20

Parution Mai 2018

« La Suite s’il vous plait » Mélanie Sire régale les papilles des gourmets

À 27 ans, elle a déjà travaillé avec plusieurs chefs renommés de la gastronomie française. Depuis deux ans maintenant, elle propose une cuisine moderne et créative dans son établissement « La suite s’il vous plaît », à deux pas du Casino des Sables. Rencontre avec Mélanie Sire, une cheffe à 100 à l’heure.

À quelques encablures du remblai, au 20, boulevard Franklin-Roosevelt, la façade rouge du restaurant « La suite s’il vous plaît » retient l’attention du passant. Sans chichi, le style à la fois sobre et élégant de l’établissement est finement émaillé par la typographie originale de l’enseigne. Une décoration en parfaite harmonie avec la carte, sur laquelle une cuisine moderne et créative est mise à l’honneur.

Ce jour-là, le restaurant est plein à craquer. Le rendez-vous avec la cheffe, Mélanie Sire, était fixé après le service, à 14 h. À vue de nez, il va falloir patienter. En salle, malgré le coup de feu, l’accueil est convivial. Un café offert chaleureusement entre deux additions réglées permet de patienter pendant que la cheffe s’affaire encore derrière les fourneaux. L’occasion d’apprécier la décoration délicate et moderne des lieux. Suspendus au-dessus des tables, des luminaires design apportent une touche sophistiquée à la salle alliant les tons rouge et gris à un mobilier en bois simple.

Vingt minutes plus tard, la cheffe apparaît. Cheveux courts, lunettes rouges et veste de cuisine noire, Mélanie Sire s’excuse. « Désolée pour l’attente, on ne pensait pas avoir autant de monde aujourd’hui. » Ni une ni deux, le temps de s’asseoir et l’entrevue débute.

Une cuisine saluée par le Guide Michelin

Lorsqu’on demande à la cheffe quelle est la clef de la réussite, Mélanie Sire ne tourne pas autour du pot. « Avoir du caractère et ne pas se laisser marcher sur les pieds. » Et du tempérament, elle ne semble pas en manquer. Dynamique, directe mais toujours souriante, Mélanie Sire ne tergiverse pas. « J’aime quand ça tourne. » Ajouté à cela des compétences culinaires et une créativité à toute épreuve, et on obtient une cheffe récompensée par le Bib gourmand du Guide Michelin.

Originaire de Jard-sur-Mer, Mélanie Sire a rejoint sa Vendée natale après avoir vadrouillé à travers la France à la recherche d’une affaire à monter. C’est avec son compagnon qu’elle s’est lancée dans cette nouvelle aventure il y a deux ans. Main dans la main pour faire tourner l’établissement, les rôles sont néanmoins bien définis. Mélanie Sire œuvre en cuisine, assistée d’un second et d’un apprenti tandis que Pierre-Yves Nouchet est responsable de salle, aidé d’une serveuse. « On a fait les saisons ensemble durant huit ans. Après Val Thorens et une expérience de gérance dans le Périgord, on s’est dit que c’était le moment d’ouvrir notre restaurant », détaille celle qui rêvait déjà petite d’enfiler la toque de chef.

LA SUITE S'IL VOUS PLAIT

Une carte adaptée aux saisons

À « La suite s’il vous plaît », quatre menus dont un servi uniquement le midi donnent l’eau à la bouche du client. Hors de question de tomber dans la monotonie. L’effet de surprise est garanti puisque la carte change au rythme des saisons. « Renouveler les plats prend du temps mais je tiens à cuisiner des produits locaux et de saison », poursuit la jeune femme, qui réalise ponctuellement des menus à quatre mains avec des chefs étoilés rencontrés au fil de ses déplacements.
Le couple espère aussi voir s’agrandir le restaurant d’ici 2020, passant ainsi de 50 à 70 couverts. « On compte en profiter pour refaire l’ensemble de la décoration », tient à préciser la jeune cheffe.

Les 25 minutes d’échange se terminent comme elles ont commencé. La cheffe esquisse un sourire, salue d’une poignée de main assurée, puis retourne vaquer à ses occupations, le pas pressé.
Efficace et joviale. Comme sa cuisine.

Un parcours brillant

Mélanie Sire a officié dans des établissements tenus par les grands noms de la cuisine française. En commençant par un passage chez Paul Bocuse, en Floride, pendant un an. « J’ai eu cette opportunité à la fin de ma formation au lycée Branly de La Roche-sur-Yon. J’ai débuté en brasserie, puis je suis montée au bistrot. J’ai adoré travailler là-bas. » Elle poursuit ensuite sa montée fulgurante à l’Atelier Étoile, chez Joël Robuchon, à Paris, pendant un an. Une expérience « très enrichissante » malgré tout agrémentée de stress. « Le rythme est extrêmement soutenu, c’est très dur. Certains se faisaient frapper », confie-t-elle sans s’étendre sur le sujet.

Service du midi : de 12 h 15 à 14 h • Service du soir : de 19 h 15 à 21 h • Ouvert 7/7 juillet et août – Fermé dimanche soir, lundi et mardi midi

A lire dans les Sables d’Olonne Magazine n°20

Parution Mai 2018

Les Sables d’Olonne Magazine

Les sables d’olonne magazine est un magazine haut de gamme qui traite des événements, de l’actualité, de  l’histoire, du patrimoine, et des personnalités qui font la particularité de la ville des Sables d’Olonne. Vous trouverez aussi au fil des pages  l’extraordinaire richesse naturelle et culturelle du Pays des Olonnes. Ce petit coin de terre, tout entier offert aux vagues de l’Atlantique, possède une véritable identité. Plus on croit connaître le Pays des Olonnes, plus il nous révèle d’heureuses surprises. C’est le mérite d’un magazine comme « Les Sables d’Olonne Magazine » d’en révéler les aspects insolites et de nous aider à le découvrir.

Thèmes : événements, actualités, culture, portraits, mode, déco, shopping, gastronomie,  balade, sport, bons plans, bonnes adresses…

Parution : Annuelle – en Mai

Format  : 24 X 32 cm

Diffusion :

  • Chez nos commerçants
  • Salles d’attente des professions libérales (médecins, dentistes, avocats, architectes, expert-comptables…)
  • Banques, coiffeurs et autres commerces de proximité

Consultez le ebook en ligne 2019 : http://www.lessables-magazine21.com/

Consultez le ebook en ligne 2018 : http://www.lessables-magazine.com/