Dans ma maison je me sens bien !

La Bocaine 1

Constructeur et concepteur de maisons individuelles, La Bocaine nous a fait visiter son nouveau pavillon témoin à Olonne-sur-Mer. Une magnifique vitrine du savoir-faire maison.

Un petit terrain, une orientation loin d’être exceptionnelle, l’obligation de mixer tuiles et toiture végétalisée… « Les contraintes étaient importantes », insiste Denis Paquereau, président de La Bocaine. « Mais on a su adapter le projet. »

« Chez nous, il n’y a pas de catalogue »
L’équipe de La Bocaine peut être fière de cette nouvelle réalisation. Le constructeur herbretais a été inspiré et créatif. L’ensemble s’avère très harmonieux et confirme sa réputation à faire du « vrai sur-mesure ». « Chez nous, il n’y a pas de catalogue. Cette maison a été créée en fonction d’un terrain, d’un contexte et a donc peu de chance d’être dupliquée : Elle est une vitrine de notre savoir-faire maison ».

La Bocaine 2

La carte du bien-être
« Aujourd’hui, la performance thermique est de rigueur, nous avons donc plutôt axé notre réflexion sur le bien-être.  À l’intérieur, on a insisté sur une décoration chaleureuse, cocooning et très ouvert sur un extérieur zen. »

Cette maison, située en plein cœur d’Olonne-sur-Mer, au 216 avenue François-Mitterand, est une belle réussite et mérite une visite.

La Bocaine 3

LA BOCAINE
13 av. de l’Arborescente – 85500 LES HERBIERS – 02 51 66 92 24 – www.labocaine.com
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Article à lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

La maison contemporaire by 6.K, Cabinet d’Architecture en Vendée

6.K architecte

Damien et Caroline ont fait appel à 6.K pour construire leur maison. Un projet immobilier réalisé main dans la main avec l’équipe de la société de maîtrise d’œuvre.

Une maison moderne au budget accessible
Avoir une maison qui leur ressemble, voilà ce que recherchent Damien et Caroline au moment de quitter La Rochelle pour la Vendée. Ils prennent contact avec l’équipe d’architectes de 6.K. Et très vite, la construction d’une maison moderne fait sens. « On pense encore que faire appel à un architecte n’est pas donné à tout le monde – explique Christophe Rabiller, architecte et directeur de 6.K. On se dit que les budgets seront forcément conséquents. Aujourd’hui pourtant, une maison contemporaine est accessible à un budget raisonnable. Damien et Caroline en sont le parfait exemple. ».
Ces derniers sont d’ailleurs très vite rassurés sur ce point. Le budget, clair et très détaillé, colle parfaitement à leurs demandes. Il leur permet de suivre les dépenses pas à pas et offre même des surprises… « Mais dans le bon sens ! Des postes de dépense non utilisés ont été basculés vers d’autres choses, précise Caroline. Tout s’est décidé en transparence et concertation avec la chargée de projets. Avec 6.K, qui ajuste ses propositions à l’enveloppe budgétaire de ses clients, on peut acquérir une « maison d’architecte », quel que soit son budget ».
Et c’est ça, la force de 6.K. Ne pas dessaisir le maître d’ouvrage de son projet. Christophe Rabiller souligne l’importance de l’accompagnement et de l’échange avec le client pour que celui-ci ne se retrouve jamais face à une maison qui ne lui ressemble pas. Il ne faut pas oublier qu’au moment de la livraison, ce n’est pas le concepteur qui va y vivre, mais bien le client.

6.K architecte 2

Des conseils d’experts pour une maison ouverte sur l’extérieur
Une véritable collaboration se met alors en place entre le couple et les experts de 6.K. « La chargée de projets a été très attentive à nos desiderata. Elle a même proposé de venir voir comment nous vivions dans notre précédente maison. Elle a écouté nos attentes. L’équipe de 6.K a ensuite apporté sa touche, n’hésitant pas à retravailler le projet pour être au plus près de nos envies » ajoutent Damien et Caroline.
« Nous voulions un endroit tourné vers l’extérieur. 6.K a conçu une maison très ouverte. On a l’impression de vivre dans le jardin tout le temps ! Pour cela, les aspects extérieurs ont été très soignés. Mais ce n’est pas que de l’esthétisme. Tout a été pensé pour que la maison soit la plus fonctionnelle possible. Elle est ainsi faite que nous ne chauffons quasiment pas. Quand le soleil est là, il fait presque plus chaud en hiver qu’en été ! »

6.K architecte 3

Les contraintes
Le tableau paraît idyllique, mais y a-t-il eu quelques contraintes ? À cette question, Damien et Caroline répondent oui, notamment parce qu’ils habitent en lotissement. Celui-ci impose un cahier des charges très précis tant dans l’utilisation des matériaux, le retrait vis-à-vis de la rue, le choix des essences d’arbustes et de la clôture. Un vrai casse-tête en somme, mais au final très bien appréhendé, le travail de la chargée de projets et de l’architecte facilitant beaucoup les démarches.

Mettre la main à la pâte
Mais ce que Damien et Caroline ont apprécié particulièrement, c’est de pouvoir mettre la main à la pâte. S’investir en gérant eux-mêmes certains travaux. Non négociable, cette demande importante à leurs yeux l’est aussi pour 6.K «  Le mot « collaboration », auquel notre entreprise est attachée, prend tout son sens » rétorque Christophe Rabiller. Cela a engendré des délais de réalisation – et donc de livraison – un peu plus longs. « La conductrice des travaux a su s’adapter. Elle a fait preuve de réactivité, de rigueur et de souplesse. Son aide nous a été vraiment précieuse », précise le couple.

6.K architecte 4

S’accorder aux attentes et aux contraintes du client, en lui apportant une expertise à toutes les étapes : tel est l’engagement que prend 6.K à chaque nouveau projet.
En tout cas, c’est exactement ce que Damien et Caroline souhaitaient pour leur maison.
Pari réussi.Y

6.K
Conseils – Projets / Architecture – Maîtrise d’œuvre 27 rue Benjamin Franklin
La Roche-sur-Yon  / Tél. 02 51 36 82 64  / www.6-k.fr

A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

A la maison Gueffier on écrit en liberté

Pas besoin d’être écrivain pour écrire.  A La Maison Gueffier, les ateliers d’écriture accueillent tous les amoureux des mots, sans distinction d’âge ou de niveau. Pour apprendre, progresser, partager et jouer avec les mots,
tout simplement…

Esquisses d’écritures
Ecrire, c’est se confronter à soi même. Puiser au plus profond de soi pour en révéler le sublime. Dans les ateliers d’écriture de La Maison Gueffier à La Roche-sur-Yon, c’est aussi se confronter avec les autres. Comme dans un creuset d’artisans où les contraintes d’écriture donnent la matière, et le partage en fait un catalyseur.
Et c’est sans doute cela qui a le plus séduit Pascale Martineau et Francis Lempérière. Tous deux fréquentent régulièrement la Maison Gueffier. Ils ont été retenus pour figurer avec une dizaine d’autres participants dans un recueil de textes écrits en atelier, Esquisses d’écriture, en complicité avec Hélène Gaudy et Sylvain Pattieu, deux auteurs en résidence d’artiste au Grand R. Une initiative de Carole Poujade, qui a choisi de créer dans un cadre universitaire, une collection dédiée à ces textes cours : Les jubilations de l’écriture.

PASCALE MARTINEAU

Une aventure individuelle et collective
Pour Pascale Martineau, un atelier d’écriture, « c’est d’abord un lieu où on se retrouve en groupe, où les participants écrivent personnellement mais ensemble. » Sans forcément se connaître les uns les autres. Mais en se dévoilant, par fragments, au fil des mots couchés sur le papier. Car, « quel que soit le sujet, on y met toujours un peu de soi, » assure Francis Lempérière.
Un lieu d’amusement aussi où l’on s’adonne à la création avec plaisir et bienveillance. Même si l’exercice n’est pas toujours facile. « Quand on vient la première fois, ce n’est pas évident de réussir à offrir un texte personnel, avec ses erreurs et ses maladresses. Mais c’est aussi ce qui nous permet d’apprendre à écouter les autres… »
Se confronter avec les autres, c’est avant tout prendre le risque de mesurer ses propres forces et faiblesses. Mais c’est aussi un bon moyen d’élargir son horizon. « En groupe on pratique beaucoup le pillage créatif. On apprend des autres et on s’inspire. Ce qui crée beaucoup d’émulation et nous pousse à aller toujours plus loin avec les mots. »

FRANCIS LAMPERIERE

Ecrire sous contraintes… en toute liberté
Le principe d’un atelier est simple : écrire un texte sous certaines contraintes, de temps, de lieu, de thème ou de style. Mais toujours avec une grande liberté d’expression. « C’est très important, remarque Pascale. On apprend des techniques, on s’impose des règles mais on peut aussi s’en affranchir. » Et sortir du carcan académique en écrivant simplement pour soi. Comme le résume magnifiquement Sophie Dugast du pôle littérature du Grand R : « Les ateliers d’écritures sont des fenêtres entrebâillées par où entrer en littérature de manière un peu indocile. »
Les contraintes peuvent parfois rendre l’exercice difficile. Elles ne sont pas pour autant des barrières. Au contraire. Elles agissent bien souvent comme un guide qui ne laisse pas de place au syndrome de la page blanche. Un gage de plaisir pour tous ceux qui aiment en découdre avec les mots, sans chercher à jouer les romanciers ou les historiens. « Les ateliers touchent à beaucoup de choses, remarque Pascale Martineau. C’est un peu comme un match d’improvisation au théâtre, un match très court et très dense, où les contraintes servent de déclencheur et nous amènent sur des chemins où on ne serait jamais allé tout seul. »
Des figures imposées qui ne déplaisent de Francis Lempérière. « J’aime beaucoup travailler à partir de photos. Quand j’écris, je pars toujours d’une impression visuelle. Et je commence par écrire une liste de mots, de ressentis. Nul besoin de phrases… mettre simplement des blancs entre les mots. »
Le reste n’est que de la littérature !

A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

Cédrik ARMEN ou la passion des mots

Ils sont écrivains, critiques sur le web, ou fréquentent les ateliers d’écriture… Ce qui les relie, au-delà du fait d’être Yonnais, c’est la passion des mots. Une passion prenante, dévorante même parfois, que Christian Billon, Cédrik Armen, Pascale Martineau et Francis Lempérière assouvissent de façon bien différente, chacun à son niveau. Portraits de ces mordus de l’écriture accros à la lecture que le démon des mots dévore…

Cédrik est booktuber. Lecteur passionné, il publie sur la chaîne internet Youtube des vidéos où il défriche l’actualité littéraire et fait part de ses coups de cœur. Moteur !

Un monde appart’
Au premier abord son petit appartement ne paye pas de mine. Fraîchement débarqué de La Roche-sur-Yon à Nantes, Cédrik n’y vit que depuis quelques mois. Assez longtemps quand même pour faire de ce petit lieu de travail et de vie un véritable cocon à son image. Car c’est bien là, en plein cœur de la capitale culturelle de l’Ouest, que germent et maturent ses idées littéraires.
La bibliothèque, soigneusement rangée, habille le mur du fond de son petit salon. Sur les autres, des dizaines de photos. Entre les photos, des phrases imprimées sur des petits bouts de papier comme autant de portes d’entrées dans cet univers de lettres, de mots, d’histoires et de poésie : « Si vous ne pouvez pas écrire : lisez ! ».
Ce monde, c’est celui de Cédrik Armen, un Yonnais de 28 ans. Passionné de lecture et Youtuber de talent, il n’a de cesse de le façonner depuis sa plus tendre enfance.
« Les bouquins, c’est un peu comme Obélix, je suis tombé dedans quand j’étais petit. » Un peu par accident, il faut l’avouer. « Je ne sais pas d’où cela vient. Dans la famille on ne lisait pas beaucoup… »

LA PASSION DES MOTS

La revanche de l’écrivain contrarié
A 14 ans son choix est fait : « études de lettres, théâtre, écriture… je voulais la totale. » Le destin et les conseillers d’orientation du collège en décideront autrement, « faute de résultats suffisants. »
Ce sera finalement une année de vente et deux de comptabilité. Pour arriver au fiasco qu’on pouvait attendre d’une telle hérésie. Cédrik est anéanti.
Il finit par trouver un pied à terre à Aizenay. « Mais avec 80 euros par mois c’était vraiment la galère. Même les livres d’occasion c’était du luxe… » Pourtant cet amoureux du verbe n’abandonne pas. La passion des mots qui afflue dans ses veines continue d’irriguer sa passion. Il continue de lire, lire, encore et encore, en écumant les boîtes à livres et les marchés aux puces.
Et d’écrire aussi… Mais « juste pour moi, pour me défouler. »
Comme un gaucher contrarié qui reprendrait sa main directrice une fois sorti de l’école, Cédrik accumule les pages de manuscrits et de poèmes dans ses tiroirs à l’abri des commentaires de ses professeurs. Un écrivain contrarié en quelque sorte, qui pose le point final de son premier manuscrit à 13 ans. « C’était vraiment nul, rempli de fautes et de répétitions… mais je m’éclatais ! ».

AMELIE NOTHOMB

Amélie Nothomb : la révélation
Quelques temps plus tard, la roue finit par tourner. Cédrik peut enfin « manger à [sa] faim, » mais surtout, s’acheter sa première bibliothèque qu’il remplit aussi vite qu’il dévore les livres.
C’est là qu’il découvre Tatiana De Rosnay, Le Parfum de Patrick Suskind, la poésie « abrupte et écorchée » de Bukowski, mais surtout, Amélie Nothomb… Une révélation !
Les lectures s’enchaînent et, le 14 février 2015, Cédrik enregistre sa première vidéo publiée sur Youtube. « Au début c’était plus à but thérapeutique, pour apprendre à m’entendre, à me voir, à me supporter… » Mais les premiers retours sont bons. « Petit à petit les gens sont venus vers moi en s’intéressant à ce que je faisais et j’ai commencé à sortir de ma carapace. »
Trois ans plus tard les vidéos s’enchaînent et les viewers se multiplient. Tantôt drôle, parfois sérieux mais toujours attachant, le Youtuber yonnais y parle de ses coups de cœur, en tentant vainement d’étancher sa soif de découverte. A tel point que chaque rentrée littéraire est devenue un marathon. Car avant de faire son choix pour ses vidéos, Cédrik lit tout. « Un livre par jour, ou tous les deux jours s’ils sont plus gros. » Une boulimie qui lui vaut aujourd’hui la reconnaissance de ses maîtres et des grandes maisons d’édition. Comme Amélie Nothomb, qu’il a eu la chance de pouvoir interviewer pour une de ses vidéos. Et d’en devenir l’ami.
« C’est le rêve. J’ai toujours voulu travailler dans le monde des mots, de l’écriture, des bouquins… mais sans jamais savoir vraiment quoi faire. Mais là, je m’éclate. Et, même si je devais faire autre chose, je ne pourrais jamais arrêter de lire et de faire des vidéos. »

Suite A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

Magazine de la Roche remporte un vif succès !

Le magazine de la Roche-sur-Yon n°13 remporte un vif succès, vous le trouverez chez tous les annonceurs et dans les lieux publics MAIRIE, CYEL et Office de Tourisme…

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Paolo Moretti, l’homme qui aime la vie, fait du vélo et va au cinéma

Depuis 2014, il est à la tête du cinéma Le Concorde et pilote le Festival international du film de La Roche-sur-Yon. Discrétion, modestie et ouverture d’esprit sont les valeurs qui l’animent. Regard sur la vie d’un passionné au parcours impressionnant.

Sur les murs bleu ciel s’alignent, multicolores, des rangées des petits carrés de papier adhésif. Toute la programmation du prochain festival de cinéma d’un seul coup d’oeil. Autour de la petite table circulaire qui sert à l’accueil de ses visiteurs, Paolo Moretti, termine un déjeuner pris sur le pouce.
Depuis plusieurs mois déjà, toute l’équipe du « Fif » a le nez dans le guidon. C’est après cette courte pause, que Paolo nous reçoit dans son bureau du Concorde. Le regard est à la fois fatigué et serein. « J’avais peur que tu viennes avec ton appareil photo » glisse-t-il.

Premier contact
Depuis l’adolescence, la vie de Paolo Moretti gravite autour du cinéma. Né dans le nord industriel de l’Italie, un jour de 1975, il découvre le 7e art au lycée. Même si son souvenir le plus lointain, et peut-être le plus marquant, remonte à plusieurs années auparavant. « J’avais 8 ans. Je suis allé voir The Day After, un film de science-fiction, très réaliste, qui simulait le lendemain d’un conflit atomique. J’ai pris cela en pleine figure. » Et même s’il ne se rappelle pas comment il a atterri devant ce film, il garde un souvenir tenace de ce premier contact post-apocalyptique avec le grand écran. « Il m’arrive encore de faire des cauchemars avec ce film là. »

Le gamin au vélo
Quelques années plus tard, une seconde passion naît chez le jeune garçon. Si l’écran blanc lui fait découvrir le monde, c’est à vélo qui explorera les paysages des bords du lac de Garde et du lac d’Iséo. « J’ai commencé par le VTT, puis le vélo de course » se souvient-il. « Je faisais 100 à 150 km par jour, pour le plaisir de sillonner les routes de la vallée de Brescia, ma ville natale. » Surtout motivé en phase d’entraînement, il se frottera néanmoins à la compétition. « J’aimais en premier lieu l’idée d’aller à l’extérieur, seul, dans ma région. » Et d’admettre qu’il suit toujours aujourd’hui les grandes compétitions cyclistes.
Une passion qui évoluera bientôt vers les deux roues motorisés. La moto bien entendu, qu’il pratique encore, mais aussi le Vespa. Moyen de locomotion que chaque Italien se doit d’avoir possédé au moins une fois dans sa vie. « Je l’ai revendue. Un Italien ne fait jamais cela. »

Un garçon plein d’avenir
Mais l’image animée reprendra vite le dessus et, attrapés 17 ans, il créé son premier cinéclub dans sa ville. « C’était le cinéma de la paroisse, rénové par la Mairie. Je faisais tout : la promotion, la billetterie et même le projectionniste. » Pas encore majeur et déjà au fait de tout le processus d’exploitation d’une salle. Côté études, un passage en école de commerce le temps de se rendre compte que ce n’est pas pour lui. Il intègre alors l’université de Parme pour y suivre des études de lettres modernes, d’histoire de l’art et de cinéma. Avec à la clé, un mémoire sur l’oeuvre de Franco Piavoli. Puis se sera Bologne pour des études de sémiotique, à l’école Umberto Eco.
Un premier travail, durant une année au Centre Pompidou. Suivront Madrid, Leeds, le festival de Lisbonne, la cinémathèque nationale de Berlin et un retour à Pompidou en 2006 au service programmation cinématographique. Sans oublier son passage à Parme « La ville de Bertolucci ! » C’est là qu’il consolide ses connaissances et son amour pour le cinéma. « Je me sentais de plus en plus en décalage avec l’académisme. Toutes ces expériences m’ont donné des instruments d’approche dans tous les arts. Les arts qui ne sont au final que des signes. J’ai appris une nouvelle façon de lire le cinéma. »

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Paolo Moretti, dans le hall du Concorde, en conversation avec le réalisateur américain Frederick Wiseman lors du festival du film 2017.

Phone Game
Et c’est encore une fois le cinéma qui donnera un tournant à sa vie, sous la forme d’un coup de téléphone. Après 7 à 8 ans de vagabondage en Europe, Marco Muller, alors directeur du fameux festival de La Mostra de Venise, le rappelle sur sa terre natale. « Il me proposait d’être son adjoint. Au départ j’ai cru à une blague. » Un nouveau poste, de très haut niveau et très formateur, pour lequel il voue une réelle reconnaissance à Marco Muller. « J’étais un observateur privilégié des mécanismes d’un festival de cinéma. » Historiquement, le premier festival du monde.
En 2010 il est présent sur le festival yonnais. Il y apprécie l’état d’esprit, se sent de relever le défi. Et il s’en tire plutôt bien. Défricheur éclectique et ouvert, Paolo a donné une nouvelle couleur à l’événement tout en en gardant l’esprit. « Je veux montrer que le cinéma est multiple et que chacun peut y trouver son compte. J’ai envie de partager mes découvertes, sans blocage, sans préjugé. Le partage fait partie du plaisir.»
Paolo se considère aujourd’hui comme un privilégié, qui peut conjuguer métier et passion. Un métier ou le travail et le plaisir n’ont pas de frontière très distincte. Et c’est tant mieux, car cela colle avec sa vision du 7e art. « Grâce au cinéma, la passion s’auto-alimente. La vie et le cinéma se nourrissent l’un l’autre. »

Article à Lire dans Le Magazine de la Roche-sur-Yon, Parution décembre 2017