R Déco Actuel, l’expérience s’exprime en image à la Roche-sur-Yon en Vendée

Images d’intérieur…
Sylvie Briand possède l’art de déceler, chez ses clients, l’esprit dans lequel ils rêvent de vivre. Résultat : un décor contemporain, pensé comme un miroir de l’âme.

UN JEU DE FORMES POUR UN GAIN DE PLACE AUSSI DESIGN QUE DÉCO

Des étapes à respecter :
1 ) Réfléchir au besoin des clients
2 ) Dessiner un avant-projet sommaire
3 ) Proposer des solutions
4 ) Choisir les bons produits, matériaux et teintes
5 ) Faire appel aux artisans et entreprises qualifiés
6 ) S’adapter aux contraintes
7 ) Résoudre d’éventuelles difficultés

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Faire place à des espaces graphiques et aérés

Bois Marotte, tissus Lelièvre par Jean-Paul Gaultier, luminaires B.Lux, cheminée Focus, sol Bolon…
L’association des couleurs et des matériaux ne se fait pas par hasard.

Pour saisir son essence, il faut faire autant appel à ses sens et à sa sensibilité qu’à sa raison. L’harmonie de l’aménagement de l’espace consiste en une philosophie propre au Wabi-sabi , un concept japonais :
La beauté des choses imparfaites, impermanentes et incomplètes. Noblesse des matériaux, excellence des résonances colorées. Pérennité des produits.

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Faire appel à un décorateur d’intérieur, c’est confier son intimité à un maître du savoir bien-vivre.

Création de portes coulissantes sur-mesure ! À la fois esthétiques, uniques et créées à partir d’aluminium coupé au laser sur les bases d’un dessin réalisé pour ce projet, un calepinage de bois noble sera associé au métal laqué. Cette réalisation offrira confort, pérennité et innovation pour parfaire le projet dans toute sa splendeur.

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R DECO ACTUEL – 94 rue du Maréchal Joffre – 85000 La Roche-sur-Yon
02 44 40 37 98 • contact@relooking-deco-actuel.com • www.relooking-deco-actuel.com

A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

Passion du détail et de l’Histoire !

Shako, dolman, colback et pelisse, aucun détail ne manque dans le défilé imaginaire, haut en couleur qu’un Vendéen féru d’Histoire nous invite à découvrir…

Philippe Ménager allie sa passion de l’Époque napoléonienne avec son adresse et sa dextérité manuelle. Collectionneur impénitent, il aligne sur ses étagères des reproductions des soldats de la « Grande Armée » (grenadiers, dragons, voltigeurs, hussards…) qu’il a peints et détaillés avec une finesse extrême.
En 40 ans, plus de 2000 figurines, symboles historiques du Premier Empire, sont passées entre ses mains expertes.

TECHNIQUE PEINTURE
Napoléon occupe obligatoirement une large place dans ce panthéon miniature : debout, assis les pieds posés sur un tambour, à cheval, l’Empereur s’expose dans bien des attitudes rappelant certains tableaux célèbres.
Mais quelles que soient les postures ou la taille des figurines, la finesse des détails est extrême avec leurs couleurs authentiques, issues d’une documentation et d’une iconographie historique impressionnante accumulées au fil des années.
L’œil se régale à détailler le résultat de ce travail d’orfèvre que Philippe Ménager conserve précieusement au sein d’une véritable caverne d’Ali-Baba de la figurine. Curieux s’abstenir, le musée n’est pas encore ouvert.

SOLDATS PHIL

A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

La passion des mots… Les deux vies de Christian Billon

Ancien professionnel de la santé, Christian Billon a travaillé dans l’humanitaire pendant une quinzaine d’années avant de se mettre à écrire.
Il prépare aujourd’hui son 9e roman.

« J’ai toujours admiré les écrivains qui, à 20 ans, ont quelque chose à dire et osent se lancer tête baissée dans l’écriture sans autre métier alimentaire… » Christian Billon, lui, a attendu de nombreuses années pour y sacrifier de son temps.
« Au lycée je n’avais pas beaucoup d’appétence pour la littérature. » A l’époque, ce qui le faisait rêver, c’était la peinture. Son âme était déjà littéraire, mais sa véritable passion pour les livres ne viendra que plus tard.
D’abord, parce que dans les années 70, « vivre de sa plume était un sacré pari. J’ai préféré faire un métier plus technique, et m’assurer une vie moins aléatoire. »
Et puis surtout parce que « pour écrire, il faut avoir quelque chose à dire… » Christian attendra d’avoir 48 ans pour le faire.

CHRISTIAN BILLON 2

Besoin de raconter
En 1981, une opportunité professionnelle change la donne. Employé comme technicien de laboratoire au centre hospitalier départemental du La Roche-sur-Yon, Christian part en mission humanitaire dans un centre antituberculeux du Cambodge. Une expérience « lourde et formatrice » qui bouleversera sa vie.
Christian y tombera amoureux deux fois. Du pays tout d’abord, et puis de celle qui deviendra sa femme et la mère de ses enfants. De retour en France un an plus tard, il ne tient pas longtemps en place. En 1984, il repart avec sa femme pour d’autres missions en Mauritanie et au Sénégal. Pendant 12 ans.
En arrivant là-bas, c’est un nouveau choc. Pas celui des cultures, cette fois, mais celui d’une révélation. Le Voyage de noces de Patrick Modiano ravive sa passion et lui donne la marche à suivre. « Ce livre a été pour moi un déclic. Je me suis dit, c’est comme cela qu’il faut écrire. » Un autre besoin se fait alors sentir. Celui de témoigner. De raconter ce qu’il a vu et vécu durant toutes ces années d’expatriation. Les génocides, les famines…

FAMINE

« L’écriture ne se discute pas »
Christian se plonge alors corps et âme dans l’écriture en pensant à la citation de James Salter : « Tout ce qui n’est pas écrit disparait. » Un plaisir doublé d’un exutoire, à mi-chemin entre le travail de mémoire et l’exorcisme. « Le bonheur, la souffrance, les angoisses, les joies… Il y a une sorte de catharsis de l’écriture. Quand on commence un premier livre, on veut déverser tout ce qu’on a retenu, comme un barrage dont on ouvre les vannes. »
Et puis c’est l’engrenage. « C’est vite devenu très addictif. Une passion dévorante que j’essaie de marier avec la vie quotidienne, plus triviale. »
Dans Battanbang ! Battanbang ! son premier roman publié en 2005, Christian multiplie les détails pour apporter encore plus de précision à son témoignage. Mais le style est déjà là. Les mots sont percutants, précis, justes… « J’ai toujours été plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral, avoue le romancier. L’écriture n’est pas une négociation. C’est une œuvre individuelle, sans minoration des sentiments par le dialogue et la discussion. L’écriture est quelque chose qui ne se discute pas. Comme dit Kafka, elle doit être la hache qui brise en nous la mer gelée. »
Que ce soit au Cambodge (L’Adieu aux Khmers), en Afrique ou en Amérique du sud (Sauveterre) ou même dans un pays imaginaire, la Diluvie (Asanna), Christian Billon magnifie l’art de la transposition pour emmener le lecteur sur le lieu de tragédies humaines souvent oubliées par la littérature. Des romans historiques où il porte un regard tendre mais engagé, souvent désabusé mais toujours juste, sur la loi des hommes et des nations.

Suite A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

Adrien Dubreuil une passion entre ciel et terre.

Champion de France junior de vol à voile à 17 ans et demi, Adrien Dubreuil a la passion de l’aviation depuis l’enfance. Il se prépare aujourd’hui à en faire son métier, mettant ainsi ses pas dans ceux de ses aînés.

Cela aurait été difficile pour Adrien de ne pas tomber dans la potion de l’aéronautique dès son plus jeune âge. « Mon grand-père, Michel Dubreuil, a créé le club de vol à voile yonnais en 1978 » explique le jeune homme. Tout petit déjà donc, ce fils d’un pilote de ligne et d’une hôtesse de l’air, traîne sur les terrains d’aviation. Dès l’âge de 12 ans, il effectue son premier vol en planeur. « C’était un vol en duo. Je n’ai été lâché seul qu’ensuite, à 14 ans. »

Vitesse et compétition
À la vue de ces grands oiseaux qui planent gracieusement en silence dans le ciel azur, on imagine le sentiment de liberté et de légèreté que doivent ressentir les pilotes. Certes. Mais ce qui plaît le plus à Adrien, c’est la vitesse. « C’est ce qu’on recherche en compétition. On n’est pas là pour la balade ! »
Et la compétition, le jeune homme s’y est déjà frotté et avec succès. À 16 ans, en 2017, il est juste breveté qu’il décroche une 2e place au Championnat Interrégional à Montaigu (85) et la 6e au Championnat de France à Chalons-en Champagne (51). Dès sa deuxième participation, durant l’été 2018, il s’adjugera la victoire dans les deux épreuves. Un titre de champion de France junior à 17 ans et demi, sachant que cette catégorie va jusqu’à l’âge 25 ans, on voit la marge qu’Adrien a encore devant lui.

VOL A VOILE

Le vol à voile pour les nuls
Sport peu médiatisé, le grand public n’est pas très familier avec ce milieu de passionnés. Essayons donc d’y voir plus clair. En vol à voile, il y a trois catégories, selon l’envergure du planeur : 15 mètres, 18 mètres et + de 18 mètres. À l’intérieur de la catégorie 15 m, il y a la classe standard et la classe club. C’est dans cette dernière qu’Adrien évolue. « On commence souvent par la classe club car c’est la plus accessible techniquement et financièrement. »
Quant aux épreuves, elles s’apparentent à de la régate en mer. « Les planeurs sont tractés les uns après les autres jusqu’à l’altitude de départ. Une fois en place, le départ est donné mais chacun peut choisir le moment de franchir la ligne, en fonction des conditions d’aérologie. » Le chrono se déclenche alors et c’est le plus rapide à effectuer un certain parcours qui gagne. « Nous avons un plan de vol avec un circuit, des points de virage obligatoires et des espaces aériens à respecter. » L’important étant d’être le plus régulier sur l’ensemble des courses d’une même compétition qui peut durer une semaine, avec un vol par jour.

« Piloter aux fesses »
Au cours des épreuves, la vitesse de pointe des engins peut atteindre 170 km/h et les sensations se ressentent surtout en période d’ascension. « On cherche les meilleures ascendances sous les cumulus, ou au dessus des surfaces claires du sol. Parfois, on sent l’air pousser fortement sous l’appareil. On appelle cela piloter aux fesses. » On pourrait croire qu’une fois la bonne altitude et le bon cap trouvés, il n’y a qu’à se laisser glisser… « Il faut être très attentif. On vol parfois très près des autres concurrents, on doit avoir l’œil partout. En moyenne on prend une décision toutes les dix secondes, sur une épreuve qui dure de 4 à 9 heures. »

ADRIEN DUBREUIL 2

Plus qu’une passion, un métier
Même s’il a la tête dans les nuages, Adrien garde aussi les pieds sur terre. Ainsi le pilotage n’est pas pour lui qu’une passion mais aussi une perspective d’avenir. Actuellement en terminal S dans un lycée nantais, le jeune homme a déjà organisé la suite de ses études. « Une fois le bac en poche, je prendrai six mois pour préparer le concours ATPL (Airline Transport Pilote Licence). » Un concours théorique, à potasser seul et en école, avec une quinzaine d’épreuves à passer à Paris. « Ensuite, j’espère intégrer les Cadets d’Air France pour devenir pilote de la compagnie ou d’une de ses filiales. »
Adrien ne délaissera pas sa passion du vol à voile pour autant. Depuis la rentrée 2018, il a d’ailleurs intégré le Pôle Espoir de l’équipe de France. Et c’est pour garder cette passion de la compétition accessible qu’il s’est orienté vers l’aéronautique civile. « J’ai pensé à une époque être pilote de chasse. Mais dans le civil, le salaire est meilleur et j’aurai plus de temps libre. Deux paramètres importants pour continuer à voler en planeur. »

A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

Gabriel Mercier, déjà mille et une vies… Et des rêves plein la tête !

Sportif accompli mais également féru de sciences, il est surtout curieux de tout. Cette envie de tout savoir, de tout faire, l’a déjà mené sur divers chemins. Professeur devenu cascadeur, le Yonnais Gabriel Mercier est aujourd’hui réalisateur. Et, à 41 ans, il n’a pas fini de tracer sa route !

Lorsqu’on lui a demandé si l’on pouvait le rencontrer, il n’a pas hésité. Car, parler de ce qu’il aime, Gabriel Mercier ne s’en lasse jamais. « Et on peut faire ça à l’hôtel Ibis de La Roche-sur-Yon », a-t-il proposé d’entrée. Ce lieu, il ne l’a surtout pas choisi au hasard. « J’y ai mes habitudes ». L’établissement, dirigé par son ami Mathieu Parent, est également synonyme de tremplin pour le réalisateur yonnais. C’est en mettant en scène cet hôtel qu’il a remporté le trophée de la vidéo touristique et culturelle de l’année, au salon du e-tourisme, à Cannes, en janvier 2017. Depuis, les sollicitations ne manquent pas. Et, l’été dernier, c’est la vidéo qu’il a réalisé afin de promouvoir le tourisme dans l’agglomération yonnaise qui a fait le buzz sur internet.
Comment en est-il arrivé là ? Si vous êtes pressé, il vaudrait mieux éviter de lui poser la question. Mais, si ce n’est pas le cas, que vous aimez les histoires insolites et autres trajectoires atypiques, alors n’hésitez pas. Assis dans un bon fauteuil, on pourrait l’écouter pendant des heures. Car il en a des choses à raconter. Alors, bien sûr, cela part parfois dans tous les sens. A l’image de sa vie… Le jeune quadra nous parle de l’univers. Il cite Stephen Hawking, le célèbre astro-physicien. Il regrette qu’on nous « conditionne très tôt alors que l’on est peut-être fait pour autre chose ». Il philosophe sur « l’homme qui est quand même formidable à la base et tellement primaire aussi, capable de continuer à agir comme il le fait alors qu’il sait qu’il se fait du mal ». Puis c’est l’écrivain Isaac Asimov qui l’inspire à son tour. Les livres, la science… « J’ai toujours adoré ça ». En fait, on a surtout l’impression qu’il adore tout, Gabriel Mercier. Ou plutôt, que tout l’intéresse. « Incroyablement curieux », c’est aussi ce qu’avaient dit de lui un prof de fac dont il était très proche.

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Préparé pour la 3e guerre
Gamin, il avait déjà le regard fixé vers les étoiles. Avec sa carte astronomique et ses bouquins de sciences dans les mains. Un petit bonhomme à lunettes qui passe des heures dans sa chambre, pensez-vous ? Pas du tout. Son père est un sportif de haut niveau. Et il y a aussi son grand-père, ancien maquisard. « Il était persuadé qu’il y aurait rapidement une troisième guerre mondiale », explique Gabriel. « A six ans, il m’enseigne le tir au pistolet, à la carabine et même à la kalachnikov. Mais, attention, on ne tire jamais sur les animaux. On ne tue pas ce qui est beau. » Un an plus tard, son grand-père lui offre son premier couteau de survie. Surtout, il lui apprend à courir, sauter, grimper, nager. « Il me disait que mon corps devait être une arme pour me défendre, que je devais être capable d’éviter un véhicule qui foncerait dans la foule par exemple. Dire qu’il me disait ça il y a trente ans. Quand on voit ce qui se passe aujourd’hui… Bref, je devais pouvoir me protéger en m’entraînant. »
S’entraîner, Gabriel Mercier ne s’arrêtera jamais de le faire. Le sport prend une place essentielle dans sa vie. Rapidement, il se met à l’escalade, au BMX, ou encore au kayak… Il adore les sports extrêmes. Mais c’est surtout en gym et en athlé qu’il affiche de réelles dispositions. Et quand vient le temps de prendre une décision concernant ses études, le choix est cornélien. « J’aurais aimé faire médecine ou me tourner vers une fac de sciences et vie de la terre, mais il m’aurait fallu mettre le sport de côté. » Après un sport-étude athlétisme qui l’a mené à La Roche-sur-Yon, sa ville d’adoption, ce sera donc STAPS à Nantes.

Aux côtés de Luc Besson
Prof de sport, c’est sympa. Mais ça ne lui suffit pas. Sa vie qui prend un virage inattendu lorsqu’avec son pote, Stéphane May, il décide de se présenter à un casting. « Jean-Pierre Foucault voulait se retirer du paysage audiovisuel et cherchait quelqu’un pour lui succéder. On s’est pointé là-bas sans même avoir fait les pré-sélections. » Le culot paie. Certes, il ne prend pas la place du célèbre animateur de TF1, mais il tape dans l’œil de la directrice de la communication. Il atterrit à Paris, s’essaie au cours Florent notamment. « Mais je sens que ce n’est pas ma place. » Une place, il va en trouver une en frappant à la porte des régleurs de cascade. Il rencontre Michel Julienne, fils de Remy… Puis, il intègre l’équipe de Luc Besson aux côtés des Cyril Raffaëlli et autre David Belle. De Angela à Banlieue 13, il multiplie les tournages. « Mais celui qui m’a le plus botté, c’est Arthur et les Minimoys. Ça avait lieu chez Luc Besson lui-même. En plus, je découvre la Motion Capture, qui permet d’adapter au virtuel les mouvements d’un acteur réel. Je kiffe ! » Car, découvrir, apprendre, savoir… Ces mots le caractérisent toujours autant. Mais pas seulement. Ce savoir, il veut le partager…

Article à Lire dans Le Magazine de la Roche-sur-Yon, Parution décembre 2017