Bien-Être et Sport Santé avec La Roche Fitness, Vendée

LA ROCHE FITNESS

Depuis 20 ans, l’équipe d’Henry JOMBY, ancien basketteur de haut niveau, accompagne sa clientèle dans l’activité sportive et le bien-être. Plus qu’une simple salle de remise en forme, c’est une véritable approche « à la carte » qui est proposée à chacun. Faire du sport et prendre soin de soi, certes, mais pas n’importe comment. Nous avons poussé les portes du complexe La Roche Fitness – La Roche Institut.

Un accompagnement sur-mesure contre la sédentarité
De prime abord, on se dit que ce centre de remise en forme et de bien-être La Roche Fitness – La Roche Institut, ressemble à tous les autres. Des machines, des cours de fitness, de la musique. Mais réduire cet espace de 1000 m2 à ça, serait une gageure. Plus qu’une simple mise à disposition de matériels et d’un bassin d’aquagym, le complexe accompagne véritablement le « client » dès son entrée. Henry JOMBY, le directeur, a trop vu de personnes faire beaucoup de sport, pour n’en voir aucun résultat et, au final, se décourager. « La Roche Fitness, ce n’est pas que du sport. C’est une approche globale. Avec un impératif à tout programme d’entraînement : le bilan InBody. De tous les complexes installés en Vendée, nous détenons d’ailleurs l’exclusivité de cette technologie. La balance scanne en quelque sorte la personne et permet une analyse corporelle tout à fait déterminante pour ajuster le futur programme de travail. C’est de la remise en forme ciblée, à la carte, à la personne, et surtout associée à un élément très important chez nous, la santé et le bien-être. »

Un service complet haut de gamme
La Roche Fitness – La Roche Institut propose un univers « premium » c’est-à-dire haut de gamme. La personne est prise en charge dans sa globalité à travers un schéma qui lie le sport, la beauté, la minceur (quand elle est désirée), le bien-être et la détente aquatique ou esthétique. « Prenons le cas d’une femme qui après une grossesse souhaite perdre du poids. Elle passe d’abord par l’Institut qui lui conseille, toujours après un bilan, des formules combinées adaptées alliant soins esthétiques et activité physique – circuit training ou cours d’aquafitness en piscine ; ou tout simplement des entraînements sur appareils cardio sous la surveillance d’un coach. C’est un cercle vertueux ».
Le Haut de Gamme n’est pas qu’une volonté stratégique, c’est une réalité technologique qui s’est encore plus renforcée cet été quand le Circuit eGym (machines intelligentes 100 % adaptées Sport Santé) a pris ses quartiers dans le Club de la Courtaisière. La marque allemande a rejoint ses partenaires reconnus dans le fitness pour incarner la haute définition de la forme. Outre Inbody, qui a déjà été évoqué pour l’impédancemétrie, Hydrojet, lit massant aux multiples fonctions relaxantes et thérapeutiques douces, SlimBelly, ceinture à compression qui, une fois placée autour de la taille, active la circulation et le métabolisme du ventre lors d’un entrainement cardio font partie des solutions fitness du complexe. PowerPlate, la plateforme vibrante, fonctionne par accélérations qui amplifient la contraction musculaire. Ses protocoles d’utilisation pour s’entraîner sont multiples et séduisent les plus pressés : temps raccourci et efficacité accrue !
Tous ces concepts sont uniques en Vendée, et pour l’expertise, l’Institut n’est pas en reste, avec les appareils LPG, (CelluM6 Alliance et Lift) leader mondial de la stimulation cellulaire avec ses technologies au service de la santé, de la beauté et du bien-être. La Roche Institut est d’ailleurs le seul Centre Expert LPG de La Roche-sur-Yon.
Couplé au complexe sportif, l’Institut, qui propose des soins corps et visage traditionnels, vise une clientèle désireuse de prestations bien-être accessibles et une beauté responsable et réfléchie, qui peut compter sur une expérience reconnue dans l’amincissement avec une palette de techniques très complète.

LA ROCHE FITNESS

Une clientèle hétéroclite et fidèle
Mais qui pousse la porte de La Roche Fitness – La Roche Institut ? – Une population très hétéroclite. De l’étudiant – campus universitaire oblige – à la mère de famille, du sportif du dimanche au sportif de haut niveau, du PDG à la personne âgée. « Notre doyenne a 88 ans et c’est une habituée de la première heure. Elle vient tous les jours pour rester en forme. On prend soin d’elle. Tout le monde la connaît. Les clients tout comme l’équipe. On a même fêté ici son anniversaire ». Des très jeunes aussi, accompagnés de temps en temps par leurs parents, même s’ils sont très fiers d’y venir seuls aussi pour des leçons de natation !
Et c’est peut-être ça le supplément d’âme de La Roche Fitness – La Roche Institut : l’Humain. Comparée aux salles de remise en forme minimalistes où tout est formaté à l’identique et où aucun coach n’est visible, La Roche Fitness travaille dans une ambiance presque familiale. « On a même un client qui nous lâche tous les 3 ans pour aller voir ce qui se fait ailleurs. Mais il revient toujours parce que la convivialité est apparemment plus évidente ici ».

LA ROCHE FITNESS
10 Rue Robert Bothereau, 85000 La Roche-sur-Yon

Suite à lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

Tous nos magazines de prestiges disponibles !

Après une nouvelle distribution, les dernières publications de Prestige des Editions OFFSET 5 sont disponibles chez nos annonceurs et dans les espaces publics partenaires.

Découvrez donc sans attendre nos reportages, portraits, rubriques shoppings et bonnes adresses… et toujours sur le site vendeemag.fr
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la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

 

Un tour d’Europe en camping-car

Qui n’a jamais eu envie de faire un break et de partir à l’aventure ? Cette expérience, Marie et Hyacinthe l’ont vécu durant presque six mois. À bord d’un camping-car, le couple de trentenaires yonnais a parcouru notre continent et traversé une dizaine de pays. Un voyage pour s’ouvrir à de nouveaux horizons et se préparer à une nouvelle vie.

Le bon moment pour partir
Printemps 2016. Hyacinthe est animateur radio à La Roche-sur-Yon depuis 8 ans. Marie, journaliste, est en contrat à durée déterminée. Tous deux aimeraient faire une pause, passer à autre chose. Avec un petit garçon pas encore scolarisé, le couple se dit que ce pourrait être le bon moment. « À l’arrivée de Yaël, en 2014, je me suis dit que pour bien l’élever, je devais être bien dans ma vie » explique Marie. « Un voyage, ça peut être l’opportunité d’un nouveau lieu de vie, d’un nouveau travail » ajoute Hyacinthe. L’envie de partir est donc là, la nécessité de prendre du recul aussi. «Nous sortions de cette vague d’attentats en France. Face à cette violence, je me suis posé des questions sur l’avenir, sur où j’allais dans ma vie » précise Marie. « Nous avons pris conscience qu’il fallait vivre l’instant, profiter des bons moments ». Locataires, pas d’emprunt à rembourser et des parents prêts à donner un coup de pouce, la décision est prise. « Après 8 mois de préparation, nous avons investi dans un camping-car d’occasion et fait la liste des pays à traverser. En janvier 2017, après une semaine de rodage en Bretagne, nous étions prêt pour le départ. »

« Chez nous dans 13 m2 »
Au fur et à mesure des kilomètres, la vie s’organise à bord. Même si tout n’a pas été simple au début. « Au quotidien, on passe le plus clair de ton temps à l’extérieur, au travail ou dans les transports. Dans le camping-car, nous étions ensemble 24 heures sur 24. C’est une nouvelle expérience. » En effet, durant six mois, pas de nounou ni de grands-parents à qui confier Yaël, histoire d’être un peu à deux. Et puis, il y a la logistique, la lessive, les repas… « Il nous a fallu un mois pour prendre le rythme. » Pour autant, le couple ne tombe pas dans une nouvelle routine. Car à chaque nouveau pays traversé, l’organisation change en fonction des services à disposition. « Il a fallu s’adapter tout le temps. Mais pour la première fois nous étions chez nous, même si c’était dans 13 m2 !».

Marie et Hyacinthe 2

15 000 kilomètres de découvertes et d’émotions
De l’Espagne à l’Autriche, de la Belgique à la Grèce, la famille yonnaise a parcouru, à son rythme, près de 15 000 kilomètres, allant de surprises en découvertes. « Nous avons une foule de souvenirs, mais certains sont plus mémorables que d’autres. » L’un des plus beaux sera probablement l’Italie. La magnifique Vérone (qu’ils préfèrent à Venise et ses touristes) et les bords du Lac de Garde, où ils passeront plusieurs jours. Mais aussi le Tyrol et le Vorarlberg en Autriche, où le couple rencontrera la neige. « C’était le 8 mai ! Nous n’étions pas équipés ! » Dans un autre registre, le séjour en Grèce a été, lui, bien différent. « Nous avons accosté au port de Patras. L’arrivée sur l’île s’est faite sur un site à l’abandon, entre policiers et migrants. Nous n’étions plus là dans ce qu’on voit à la télé, c’était la réalité. Je ne sais pas ce que nous aurions fait si un migrant avait toqué à la porte… »

Et puis cet arrêt à Innsbruck, en Autriche à nouveau, où la famille passera une nuit mouvementée. « Nous avons été réveillés à 3 h du matin par la police, lampe torche en plein visage, vérification des passeports et interrogatoire en règle. Un braquage venait de se dérouler dans une station services, à 300 mètres de là. » Et quelques anecdotes encore : San Marin et ses toilettes publiques (propres !) tous les 300 mètres, la Belgique et son camping de plus de 1 000 emplacements. Ou encore le plaisir pour Hyacinthe, fan de cyclisme, de rouler sur le parcours des courses mythiques comme Milan – San Remo ou Paris – Roubaix. Pourtant, ce n’est pas à l’autre bout du continent que se cristallisera l’un des souvenirs les plus forts. « Pour marquer la fin du voyage, nous voulions un moment un peu spécial. » Après ces six mois de périple et d’éloignement, le couple se questionne sur ses origines. Et comme pour affirmer un retour aux sources et un nouveau départ, Marie et Hyacinthe prennent une décision surprenante. « Nous avons passé notre dernière soirée de voyage à Pouzauges ! Avec la sœur et le beau-frère de Marie, nous avons partagé des produits de chez nous autour d’une table au Casse-croûte Vendéen. »

Marie et Hyacinthe 3

Retour à la vie « normale »
Aujourd’hui le couple partage à nouveau un appartement en location et cherche une maison a acquérir. Yaël va à l’école et ses parents ont retrouvé un emploi. « C’est grâce au réseau que nous avions développé et gardé en Vendée » précise Hyacinthe. Un semblant de routine a repris un peu le pas sur l’aventure. Pourtant, rien ne sera plus comme avant. « Beaucoup de gens dans notre entourage n’auraient jamais osé franchir le pas. Mais tout le monde nous dit que nous avons eu raison ». Le voyage leur a permis d’aller à la rencontre des autres, mais surtout de se retrouver eux-mêmes. Une aventure à la fois enrichissante et frustrante, car on ne peut pas tout voir. « Nous nous sommes rendu compte de l’immensité de ce qu’on ne connaît pas » explique Marie. Elle poursuit « Avec ce voyage, j’ai l’impression d’avoir découvert un secret de vie. Ce secret me permet aujourd’hui de relativiser, de faire la part des choses par rapport à ce qu’on peut vivre dans le quotidien. »

A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

Jardins familiaux : mon potager aux pieds des tours

En 2019, les jardins familiaux yonnais fêteront leur 40e anniversaire. Destinés au départ à permettre aux plus modestes de se nourrir, ils sont aujourd’hui un lieu de rencontres et d’échanges entre générations et mixité sociale.

Le soleil tape déjà fort sur les parcelles de la Simbrandière, au bord de l’Yon, en ce matin d’août. À peine 9h30 et le thermomètre indique près de 22°C. Plusieurs jardiniers s’affairent entre les sillons. Les traces d’humidité aux pieds de certaines plantations marquent le passage, quelques heures plus tôt, des plus matinaux.
Entre deux rangées d’haricots verts, encore à l’ombre des arbres qui bordent la rivière yonnaise, Jocelyne est à la cueillette. « C’est la deuxième année que j’ai une parcelle ici » explique-t-elle. « J’habite en résidence pour séniors et cela me fait un bien fou de prendre l’air. J’ai besoin de bouger, de ce contact avec les autres. Et en plus ça permet de manger sainement ! ».

Sophie et Guillaume

Sophie et Guillaume, la petite quarantaine, ont un bout de jardin à la Simbrandière depuis 4 ans. « Pour se nourrir de produits de qualité qui ont du goût » expliquent-ils.

Un premier lègue privé
De son côté, Patrick Brillouet vient de terminer le fauchage des abords. Président de l ‘Association des Jardins Familiaux Pour Yonnais (AJAFPY), il assure également la gestion de la Simbrandière, l’un des quatre jardins familiaux de la ville. Dans la fraîcheur du local alloué aux parcelles, il revient sur l’histoire des jardins. « On les appelait au départ jardins ouvriers. C’est en 1979 que les premiers emplacements ont été créés, à Moulin-Neuf, sur un terrain légué par Monsieur Aymond-Petit. Il s’agissait à l’époque de permettre aux familles modestes de se nourrir. » D’abord sous gestion privée, la Ville de La Roche-sur-Yon s’implique dès 1982 avec l’achat d’un second terrain à l’Angelmière. « Il y avait une forte demande de la population » précise Patrick Brillouet, qui poursuit : « En 1985, un nouveau jardin s’ouvre à la Vigne-aux-Roses, suivi dans la foulée de celui où nous sommes. » Le terrain de la Vigne-aux-Roses appartenait à l’époque à une banque, qui le cédera pour le franc symbolique à la communauté maghrébine.

LEGUMES

40 000 m2 de cultures potagères
Aujourd’hui, les terrains appartiennent à la Ville qui en assure l’alimentation en eau, la construction et l’entretien des locaux techniques et fournit composteurs et récupérateurs d’eau de pluie. Mais la gestion de l’attribution des parcelles, ainsi que leur entretien, est assurée par l’AJAFPY. « Nous avons une convention avec la Ville » détaille le président de l’association. « Les demandes d’attribution se font auprès de la mairie qui nous les transmet. Il n’y a pas de condition de ressources, mais nous privilégions les Yonnais qui n’ont pas déjà un jardin chez eux. » Et de préciser que 95 % des bénéficiaires habitent dans l’hyper centre-ville ou en cité HLM.
Sur l’ensemble des quatre jardins, 335 foyers se partagent donc désormais près de 40 000 m2 de terrain. Certains sont présents depuis la création des jardins en 1979.

Un local a été récemment réhabilité par la Ville à la Simbrandière. Il abrite un bureau, ainsi que les casiers à outils pour les jardiniers.

LOCAL

Un lieu de rencontres et d’échanges
Si pour certains le jardin est encore un moyen de se nourrir mieux et à moindre frais, il est aussi un lieu de rencontres, de mixité sociale et intergénérationnelle. Entre les parcelles, on parle français, arménien, arabe, tchétchène ou quelques langues asiatiques… On y cultive des tomates, des poireaux, des melons et des demi-secs, mais aussi du maïs et quelques plantes plus exotiques. Et si la majorité pratique encore des méthodes traditionnelles de culture, la permaculture a déjà fait son apparition. De 30 à 95 ans, les jardiniers s’échangent techniques, astuces et bons plans et se partagent les travaux d’entretien collectifs. « Ici, au contact des autres, certains ont appris à parler français. Et il est parfois plus difficile de faire cohabiter les caractères que les origines ethniques ou sociales » lâche dans un sourire Patrick Brillouet.

CONSEIL DU JARDINIER

Suite A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

La Roche-sur-Yon magazine : Il arrive !!!

Soirée festive, ce lundi 3 décembre 2018 sous les toits du Marché aux Vins pour la présentation de la 13e edition de La ROCHE-SUR-YON Magazine.

Chefs d’entreprises, Commerçants, annonceurs avaient répondu présent à l’invitation des Editions Offset 5, de Scénario-Traiteur et du Marché aux Vins.

COCKTAIL LA ROCHE 13

Ambiance conviviale pour découvrir les 128 pages du nouveau magazine dont la couverture se dessine sous forme de clin d’œil coloré à Napoléon : 2019 étant l’année anniversaire du Créateur de la ville. Le Magazine consacre d’ailleurs en avant-première, un article sur l’exposition « Dans l’intimité de l’Empereur » qui sera présenté au musée l’an prochain.

NAPOLEON

Le thème : «  la Roche-sur-yon : Ville de Passion » sert de fil conducteur entre les différents sujets et portraits aux caractères bien différents entre créateurs, auteurs, sportifs, reflet de la diversité yonnaise.

Le Magazine est disponible chez tous les annonceurs, à la mairie, au Cyel et il vous est offert !

Egalement version en ligne MAG LA ROCHE 2019

Paolo Moretti, l’homme qui aime la vie, fait du vélo et va au cinéma

Depuis 2014, il est à la tête du cinéma Le Concorde et pilote le Festival international du film de La Roche-sur-Yon. Discrétion, modestie et ouverture d’esprit sont les valeurs qui l’animent. Regard sur la vie d’un passionné au parcours impressionnant.

Sur les murs bleu ciel s’alignent, multicolores, des rangées des petits carrés de papier adhésif. Toute la programmation du prochain festival de cinéma d’un seul coup d’oeil. Autour de la petite table circulaire qui sert à l’accueil de ses visiteurs, Paolo Moretti, termine un déjeuner pris sur le pouce.
Depuis plusieurs mois déjà, toute l’équipe du « Fif » a le nez dans le guidon. C’est après cette courte pause, que Paolo nous reçoit dans son bureau du Concorde. Le regard est à la fois fatigué et serein. « J’avais peur que tu viennes avec ton appareil photo » glisse-t-il.

Premier contact
Depuis l’adolescence, la vie de Paolo Moretti gravite autour du cinéma. Né dans le nord industriel de l’Italie, un jour de 1975, il découvre le 7e art au lycée. Même si son souvenir le plus lointain, et peut-être le plus marquant, remonte à plusieurs années auparavant. « J’avais 8 ans. Je suis allé voir The Day After, un film de science-fiction, très réaliste, qui simulait le lendemain d’un conflit atomique. J’ai pris cela en pleine figure. » Et même s’il ne se rappelle pas comment il a atterri devant ce film, il garde un souvenir tenace de ce premier contact post-apocalyptique avec le grand écran. « Il m’arrive encore de faire des cauchemars avec ce film là. »

Le gamin au vélo
Quelques années plus tard, une seconde passion naît chez le jeune garçon. Si l’écran blanc lui fait découvrir le monde, c’est à vélo qui explorera les paysages des bords du lac de Garde et du lac d’Iséo. « J’ai commencé par le VTT, puis le vélo de course » se souvient-il. « Je faisais 100 à 150 km par jour, pour le plaisir de sillonner les routes de la vallée de Brescia, ma ville natale. » Surtout motivé en phase d’entraînement, il se frottera néanmoins à la compétition. « J’aimais en premier lieu l’idée d’aller à l’extérieur, seul, dans ma région. » Et d’admettre qu’il suit toujours aujourd’hui les grandes compétitions cyclistes.
Une passion qui évoluera bientôt vers les deux roues motorisés. La moto bien entendu, qu’il pratique encore, mais aussi le Vespa. Moyen de locomotion que chaque Italien se doit d’avoir possédé au moins une fois dans sa vie. « Je l’ai revendue. Un Italien ne fait jamais cela. »

Un garçon plein d’avenir
Mais l’image animée reprendra vite le dessus et, attrapés 17 ans, il créé son premier cinéclub dans sa ville. « C’était le cinéma de la paroisse, rénové par la Mairie. Je faisais tout : la promotion, la billetterie et même le projectionniste. » Pas encore majeur et déjà au fait de tout le processus d’exploitation d’une salle. Côté études, un passage en école de commerce le temps de se rendre compte que ce n’est pas pour lui. Il intègre alors l’université de Parme pour y suivre des études de lettres modernes, d’histoire de l’art et de cinéma. Avec à la clé, un mémoire sur l’oeuvre de Franco Piavoli. Puis se sera Bologne pour des études de sémiotique, à l’école Umberto Eco.
Un premier travail, durant une année au Centre Pompidou. Suivront Madrid, Leeds, le festival de Lisbonne, la cinémathèque nationale de Berlin et un retour à Pompidou en 2006 au service programmation cinématographique. Sans oublier son passage à Parme « La ville de Bertolucci ! » C’est là qu’il consolide ses connaissances et son amour pour le cinéma. « Je me sentais de plus en plus en décalage avec l’académisme. Toutes ces expériences m’ont donné des instruments d’approche dans tous les arts. Les arts qui ne sont au final que des signes. J’ai appris une nouvelle façon de lire le cinéma. »

PAOLO MORETTI 2

Paolo Moretti, dans le hall du Concorde, en conversation avec le réalisateur américain Frederick Wiseman lors du festival du film 2017.

Phone Game
Et c’est encore une fois le cinéma qui donnera un tournant à sa vie, sous la forme d’un coup de téléphone. Après 7 à 8 ans de vagabondage en Europe, Marco Muller, alors directeur du fameux festival de La Mostra de Venise, le rappelle sur sa terre natale. « Il me proposait d’être son adjoint. Au départ j’ai cru à une blague. » Un nouveau poste, de très haut niveau et très formateur, pour lequel il voue une réelle reconnaissance à Marco Muller. « J’étais un observateur privilégié des mécanismes d’un festival de cinéma. » Historiquement, le premier festival du monde.
En 2010 il est présent sur le festival yonnais. Il y apprécie l’état d’esprit, se sent de relever le défi. Et il s’en tire plutôt bien. Défricheur éclectique et ouvert, Paolo a donné une nouvelle couleur à l’événement tout en en gardant l’esprit. « Je veux montrer que le cinéma est multiple et que chacun peut y trouver son compte. J’ai envie de partager mes découvertes, sans blocage, sans préjugé. Le partage fait partie du plaisir.»
Paolo se considère aujourd’hui comme un privilégié, qui peut conjuguer métier et passion. Un métier ou le travail et le plaisir n’ont pas de frontière très distincte. Et c’est tant mieux, car cela colle avec sa vision du 7e art. « Grâce au cinéma, la passion s’auto-alimente. La vie et le cinéma se nourrissent l’un l’autre. »

Article à Lire dans Le Magazine de la Roche-sur-Yon, Parution décembre 2017