L’univers fantastique de Cyril Trichet, Dessinateur rockeur

Cyril TRICHET

« L’histoire est du vrai qui se déforme, la légende est du faux qui s’incarne » disait Jean Cocteau.

Une citation qui sied bien à l’univers fantastique du dessinateur des Arcanes du Midi-Minuit, Cyril Trichet.

Cette bande dessinée écrite et imaginée par Jean-Charles Gaudin n’en finit plus de séduire des lecteurs toujours plus nombreux.

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Le coup de pouce de Crisse

La bande dessinée, Cyril Trichet est tombé dedans quand il était petit, à l’instar du héros gaulois de Gosciny qui a bercé son enfance. « Mon père en lisait beaucoup. Il y en avait plein à la maison. » Cyril les dévore toutes. Les maîtres franco-belges bien sûr, mais aussi des mangas, ou les séries de fantasy et de quête qui ont connu leur véritable essor au début des années 2000.

« À un moment, il y avait un rendez-vous une fois par mois à La Roche-sur-Yon qui a vu émerger plusieurs auteurs dont Jean-Charles Gaudin. Moi j’étais encore ado et pas tout à fait prêt, mais j’avais déjà dans l’idée de faire de la BD. » C’est dans cette même période, que Cyril rencontre l’auteur belge Crisse, récemment installé en Vendée. « Je devais avoir 12-13 ans quand il m’a pris sous son aile. C’était un auteur pro qui avait déjà du poids et qui a aidé pas mal de jeunes auteurs. Il m’a appris beaucoup de chose et m’a permis d’avancer plus vite. »

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La naissance des Arcanes

Poussé par son nouveau mentor, il se rend en 2000 au festival d’Angoulême pour présenter son travail à un éditeur. La rencontre est prometteuse. « À ce moment, Jean-Charles Gaudin avait déjà quelque chose en tête et c’est comme ça qu’on est parti sur le projet des Arcanes du Midi-Minuit avec les Éditions Soleil. »
L’ambiance vernienne, à la fois fantastique et steampunk, des enquêtes de Jim et Jenna Mc Kalan dans un New-York du début du 20e siècle ne tarde pas à trouver son public. Quatorze tomes sont déjà sortis et Cyril et Jean-Charles travaillent actuellement sur le quinzième. Ce qui n’empêche pas le dessinateur yonnais de se consacrer également à d’autres projets.

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GlamGlitters ou l’art de mêler les passions

En effet, si la BD s’est très vite imposée à lui, Cyril est également féru de musique. « Je joue depuis que je suis ado. Pendant longtemps je faisais ça dans des petits groupes avec des copains, pour le plaisir. Et puis j’ai eu envie d’aller plus loin et de mélanger les genres en me servant aussi du dessin. »
À l’image du dessinateur Jamie Hewlett et du groupe Gorillaz, il créé son propre groupe virtuel, GlamGlitters, dont il réalise l’artwork.
Composition, instru, chant, graphisme… Cyril fait tout lui même. « J’ai commencé par faire quelques morceaux que j’ai diffusé sur le net. Les retours étaient plutôt bons et j’ai fini par sortir un album auto-produit en 2010. » Il en est aujourd’hui à son troisième, Rock your universe (2018), toujours accompagné de son petit fascicule d’illustrations. Du bon vieux rock sorti tout droit des années 80 et un pur régal pour les oreilles comme pour les yeux !

Le tome 15 devrait sortir en 2020.
Et comme une passion ne lui suffit pas, Cyril Trichet, qui est aussi auteur, compositeur et interprète, travaille également sur un autre album. Mais musical, celui-là.

A Lire dans le Magazine de La Roche-sur-Yon n°14 – Parution décembre 2019

Benoit Benazet, Directeur du Fuzz’Yon s’apprête à relever un nouveau défi

BENOIT BENAZET

À 46 ans, le directeur du Fuzz’Yon, la salle des musiques actuelle yonnaise, s’apprête à relever un nouveau défi. Depuis de longs mois maintenant, son équipe et lui préparent la transition entre la petite salle de 300 places de la rue Pasteur, et un nouvel équipement qui accueillera en 2021 plus de 800 spectateurs, quartier de la gare. L’occasion de revenir sur le parcours de ce passionné de musiques, toujours aussi avide de découvertes et d’envie de partage.

Certains tombent dans la marmite dès le plus jeune âge. Pour Benoit Benazet, il faudra attendre l’adolescence pour avoir la révélation qui conditionnera toute une carrière et probablement toute une vie.
À la transition des années 70 et 80, on n’écoute peu de musique dans la famille Benazet. « Mon père était instituteur, ma mère secrétaire de mairie. J’écoutais ce que mes frères passaient sur la platine. »
Adolescent, Benoit commence à donner la main bénévolement à l’office sociale et culturelle de Fontenay-le-Comte, sa ville natale. « La présidence était assurée par un voisin de mes parents. J’y ai découvert le théâtre, le cinéma et la musique. » Assidu des manifestations auxquelles il participe, c’est à l’occasion d’un concert que le choc se produit. « C’était en 1986. Ça s’appelait Gun Club, un groupe américain qui inspirera Noir Désir… »

Un projet de vie

À partir de là, le jeune homme prend conscience de ce que la musique peut lui apporter en terme de sensations, de découvertes, d’expériences. Si à 14 ans on le laisse peut sortir, dès les années lycée attrapées, il fréquente les salles de spectacles, là où ses copains traînent plutôt dans les bars et les discothèques. Et malgré son peu de moyens, il commence à dévorer toutes les publications musicales qui lui tombent sous la main. « Pour me faire un peu d’argent, je ramassais des escargots qui étaient ensuite revendus à des restaurants. »
Pas trop de sous non plus pour acheter beaucoup de disques. Pourtant le jeune homme forme son oreille à la moindre occasion. « Il y avait un disquaire génial à Fontenay. C’était l’époque où tu pouvais prendre un disque dans le rayon, le poser sur la platine, mettre ton casque et écouter ! »
La passion s’envisage rapidement comme carrière professionnelle possible. Bac en poche, Benoit Benazet intègre l’Université de Poitiers pour des études de droit. Puis Bordeaux et la gestion des actions culturelles. Et enfin Angers, où il décroche un master 2 en direction de projet orienté musiques actuelles. Pendant ces années d’études, celui qui fait ses devoirs le walkman sur les oreilles, voit déjà la scène musicale évoluer. « J’ai vu arriver la seconde vague hip-hop à la fin des années 80. Celle qui a révélé NTM*, IAM et Assassin. Puis les musiques électroniques, d’abord dans les festivals, aux Transmusicales de Rennes notamment. »

De Fontenay à Fuzz’Yon

Les rencontres s’enchaînent également et créent des opportunités. Au milieu des années 90, Benoit travaille comme intermittent sur différentes manifestations et se retrouvent dans les coulisses d’AC/DC et de Noir Désir.
En 1997, juste retour des choses, il est engagé à Fontenay-le-Comte, dans l’association qui lui a fait découvrir la musique. « Je gérais entre autres la communication et je secondais le programmateur du festival qu’organisait l’asso. » Un festival qui fermera ses portes en 2001.
La fin de cette histoire sera le commencement d’une autre. En 2002, il intègre le Fuzz’Yon comme programmateur. Une salle dont il prendra la direction le 1er avril 2004.
À son arrivée à La Roche, la salle des musiques actuelles organise également Microcosm, un festival qui aura du mal à se faire une place et qui s’arrêtera en 2007. « Les débuts ont été un peu compliqués. Mais depuis 2010, la programmation du Fuzz’Yon est bien installée et nous franchissons une étape à chaque saison. » Le nouveau directeur recentre alors son action sur le projet d’une nouvelle salle, déjà…

Découvrir et partager

La qualité du travail paye. Tant en programmation qu’en accueil technique des groupes, la salle yonnaise n’a rien à envier à n’importe qu’elle autre structure identique en France. « C’est l’aboutissement d’un travail de défrichage et de découverte de longue haleine. En 2002, nous proposions 22 concerts par an. Aujourd’hui, nous en sommes à près de 50 et l’association compte 672 adhérents. Ce qui manque désormais, c’est un vrai outil de travail pour les artistes et pour le public. »
Car c’est là la principale motivation de Benoit. Faire découvrir et partager ses découvertes avec le public. « Nous avons réussi à changer le regard que pouvaient avoir certaines personnes sur notre salle et sur les musiques actuelles en général. Nous avons des comptes à rendre car nous utilisons de l’argent public, mais nous continuerons à défendre notre ligne. »
Cette ambition, Benoit Benazet et l’équipe du Fuzz’Yon vont pouvoir continuer à l’assouvir avec une nouvelle salle. « C’est un projet qui a mis longtemps à voir le jour. Un projet souvent repoussé mais qui est l’aboutissement de 15 années de travail. »

CHRISTINE AND THE QUEENS

Des regrets et un espoir

L’avenir reste donc ouvert et optimiste pour Benoit, malgré les évolutions du monde de la musique. En effet, l’arrivée du numérique a fait chuter les ventes d’albums. Et pour compenser, les artistes ont considérablement augmenté leur cachet. Un coup dur pour le budget des programmateurs. Cependant, l’arrivée de ce nouvel équipement est une chance à saisir « La plus belle histoire reste à écrire, pour la ville, pour le département. Nous allons pouvoir programmer quelques têtes d’affiches de la scène française et internationale. » Des concerts qui donneront une plus grande visibilité à la salle, sans empêcher l’action de défrichage, et de promouvoir les petites formations locales ou régionales.

Une page se tourne donc pour la salle yonnaise et son directeur. L’occasion de faire un bilan et de regarder un peu dans le rétroviseur. « Il y a tant de groupes que j’aurais aimé programmer. À Fontenay, je suis passé à deux doigts de Nirvana. J’aurai aussi voulu accueillir le groupe américain Fugazi. » Benoit préfère toutefois garder en mémoire les belles rencontres. « J’ai eu la chance de pouvoir avoir certains artistes avant qu’ils ne deviennent inaccessibles ! » Parmi eux on compte Charles Bradley, Sharon Jones ou Arno. Mais encore Christine and The Queens, Selah Sue, Catherine Ringer…

Depuis 2016, Benoit Benazet est aussi en charge de la programmation du festival R Pop, à La Roche-sur-Yon.

FESTIVAL R POP

A Lire dans le Magazine de La Roche-sur-Yon n°14 – Parution décembre 2019

Le Festival international du Film de La Roche-sur-Yon a désormais tout d’un grand !

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM

« J’ai 10 ans ! »

Le Festival international du Film de La Roche-sur-Yon a fêté ses 10 ans d’existence en octobre 2019 et force est de constater que depuis l’origine, le festival a bien grandi. 

Ainsi la fréquentation a doublé depuis 2014, passant de 14 000 spectateurs à plus de 27 000 en 2018, sa réputation ne cesse de s’affirmer et le place aujourd’hui parmi les festivals français importants.

Le secret de cette réussite est double.

Tout d’abord, La Roche-sur-Yon est une ville qui depuis longtemps aime le cinéma et les Yonnais fréquentent assidûment les salles obscures. Ainsi en 2016, avec une moyenne de fréquentation annuelle de 8,7 entrées par habitant, elle se classait troisième des villes les plus cinéphiles de France, derrière Paris et Avignon.

FESTIVAL DU FILM 3

Autre explication de cette réussite, la présence depuis 2014 à la tête du Festival, de celui qui est également depuis cette année le directeur de la Quinzaine des réalisateurs, l’une des sélections parallèles du Festival de Cannes, Paolo Moretti. Le plus Italien des Yonnais et le plus Yonnais des Italiens, a su dessiner les contours d’un Festival qui a peu à peu imposé son ouverture, son éclectisme et sa diversité. Et cela plaît.
Aux spectateurs yonnais, mais aussi au monde du cinéma qui n’hésite pas à faire du Festival yonnais celui des avant-premières nationales et il n’est plus rares de voir en octobre à La Roche-sur-Yon, des films qui seront Oscarisés au mois de mai suivant. Aux personnalités du monde du cinéma enfin, qui n’hésitent plus à répondre à l’invitation du Festival et viennent régulièrement à la rencontre du public vendéen.

C’est ainsi que sont venus ces dernières années, l’égérie de la Nouvelle-Vague Anna Karina, les réalisateurs Bruno Podalydes, David O’Reilly et Quentin Dupieux et les actrices et acteurs Karine Viard, Valeria Bruni-Tedeschi, Ethan Hawke, Vincent Lindon et Lambert Wilson.

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Bon anniversaire et longue vie au Festival International du Film de La Roche-sur-Yon.

A Lire dans le Magazine de La Roche-sur-Yon n°14 – Parution décembre 2019

La Roche-sur-Yon : NOEL EN FETE ! Vendée.

NOEL EN FETE

Voici, parmi les nombreux spectacles et animations proposés en fin d’année, quelques rendez-vous à ne pas manquer …
Une croix sur vos agendas s’impose !

Samedi 21 Décembre

MOZ DRUMS
Percussions lumineuses
Cinq musiciens aux costumes pailletés vous embarquent dans un univers fait de rythmes endiablés et d’effets de lumières ! Les couleurs des percussions et des costumes s’animent et s’illuminent en interaction avec les rythmes des instruments : tantôt rouges, tantôt bleus ou verts, ces drôles de personnages évoluent sur des chorégraphies étonnantes. Parfois même, quelques nuages de fumée à la bonne odeur de barbe-à-papa viennent agrémenter la performance des artistes et réjouir les narines des spectateurs !
Place Napoléon à 16 h • Aux Halles à 17 h.
Rue Clemenceau à 18 h.

LA REINE DES NEIGES CIE TURBUL
Une rencontre lumineuse
Dame blanche haut perchée sur ses échasses, à la fois mordante comme la glace, fondante comme la neige, elle déambule avec la lenteur d’une poupée sur boîte à musique. Elle évolue dans l’ambiance sonore mélodique et cristalline d’un musicien au steel drum, qui improvise autour des chants de Noël et de l’imaginaire de l’hiver.
Rue Clemenceau à 14 h 30 et 17 h 30.
Place Napoléon à 15 h 30 • Aux Halles à 16 h 30.

Dimanche 22 Décembre
« FLOCKY, L’ÉTOILE DES NEIGES »
JACQUES COUTURIER ORGANISATION
Conte pyromusical
Il était une fois Flocky, le petit flocon de neige, qui rêvait de faire partie de la grande parade des flocons du Grand Nord, la nuit du 24 décembre. Mais Flocky n’était encore qu’un minuscule flocon, bien fragile…
Prêt à tout faire pour suivre le grand bonhomme rouge dans son périple autour du monde, Flocky n’écoute que son courage et se retrouve emporté dans une merveilleuse aventure à la poursuite de son rêve. Une création originale pour inviter à la féérie de Noël.
Place Napoléon à 18 h.

A Lire dans le Magazine de La Roche-sur-Yon n°14 – Parution décembre 2019

Un Vendée Globe pour le Vendéen Benjamin Dutreux

BENJAMIN DUTREUX

Benjamin Dutreux, jeune skipper vendéen de 29 ans, se lance à l’assaut de l’emblématique Vendée Globe embarquant avec lui un projet pas comme les autres aux côtés de la Water Family.

Il en parle depuis des années, et après quatre saisons sur le circuit Figaro conclues par une cinquième place au classement général de la mythique Solitaire Urgo le Figaro 2018, Benjamin Dutreux se lance pour de bon à l’assaut du Vendée Globe 2020. Le jeune marin vient d’acquérir un IMOCA 60’ qui dispose d’un palmarès impressionnant : vainqueur de la Route du Rhum en 2010 avec Roland Jourdain (Véolia), et 3è du Vendée Globe en 2013 avec Alex Thomson sous les couleurs d’Hugo Boss. Plus récemment, c’est le skipper japonais Kojiro Shiraishi qui prenait le départ du Vendée Globe 2016 sur cet IMOCA 60’.
« Cela fait des années que je pense au Vendée Globe et après ma dernière saison en Figaro, nous avons, avec mon équipe, intensifié les recherches d’un partenaire majeur pour atteindre cet objectif. Nous nous sommes vite rendu compte que les entreprises attendaient du concret : un bateau. C’est pourquoi, mes partenaires historiques ayant décidé de me suivre dans ce nouveau projet, j’ai décidé d’acquérir mon IMOCA 60’. Aujourd’hui, plusieurs nouveaux partenaires se sont joints à notre famille. Nous sommes toujours à la recherche d’un sponsor majeur pour emmener le projet jusqu’au Vendée Globe. »

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Plusieurs courses sont prévues pour se qualifier à la course emblématique : la Transat Jacques Vabre en octobre 2019, The Transat en mai 2020 et la Transat New-York – Vendée en juin 2020. L’IMOCA 60’ Water Family a été mis à l’eau en septembre 2019 aux Sables d’Olonne.

Un projet pas comme les autres

En tant que marin, Benjamin est le premier à constater les dégâts liés à notre mode de consommation. Déjà engagé depuis plusieurs années aux côtés de l’association la Water Family – Du Flocon à la Vague, il a souhaité ajouter du sens à son projet Vendée Globe en se joignant à nouveau à cette association. Son objectif ? Agir !
« Mener un projet sportif qui a du sens, c’est réellement ce que je recherche dans ma participation au Vendée Globe 2020. Je veux mettre mon sport, la course au large, au service de l’environnement. Cela fait plusieurs années que mon équipe et moi travaillons avec la Water Family sur le Tour Voile notamment. Depuis 2018, nous avons déjà sensibilisé plus de 3000 enfants à la préservation de l’eau grâce à la consommation responsable. L’objectif en emmenant l’association avec nous sur le Vendée Globe, c’est de faire rayonner son message bien plus loin et de sensibiliser toujours plus d’enfants. »
La Water Family agit à la source :
– À la source, car l’eau est la matière première de tous nos biens de consommation (alimentation, transport, objets…).
– À la source, car son action prioritaire vise les jeunes générations, l’éducation étant la clé pour un changement durable de société.
Un réel programme pédagogique est déployé dans les écoles. Des espaces de sensibilisation sont également mis en place sur les villages des courses, notamment sur la Transat Jacques Vabre. Les partenaires du projet eux aussi sont « Water Family » et prévoient des actions de sensibilisation auprès de leurs collaborateurs.

Rencontre entre les partenaires (Sateco, Eoliennes en Mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier, West Info, Fast Concept Car, Isuzu Bus, Coyote et Lakaj Kolor) et proches du projet sur le chantier à La Mothe-Achard au coeur des locaux de l’entreprise Anim85.

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A Lire dans le Magazine de La Roche-sur-Yon n°14 – Parution décembre 2019

Le Magazine de La Roche-sur-Yon vient de paraître !

Magazine de la Roche

Commerçants, entrepreneurs, restaurateurs du Pays Yonnais,
s’étaient donnés rendez-vous au CYEL, le mercredi 4 décembre
pour la présentation officiell
e de la Roche-sur-Yon Magazine.

Répondant à l’Invitation de l’équipe des Editions Offset 5, de la Maison Scénario et du Marché aux vins, les participants ont pu découvrir la 14è édition du luxueux magazine, placé sous le signe de l’expression artistique.

Danse, Musique, Photo, Dessin et Peinture y sont à l’Honneur !

Cocktail CYEL 2019     

 

 

Les revues sont disponibles à partir de cette semaine chez tous les annonceurs et bientôt dans les espaces publiques, pôle santé, Office de Tourisme, Salle d’attente des professions libérales et chez votre coiffeur.

Bonne lecture !

Photos Yvan PUALIC

Disponible aussi en e-book : Magazine de La Roche-sur-Yon n°14

Défi : Venez vous « éclater » à Atlantic Wake Park, à l’Aiguillon-sur-Mer en Vendée.

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A la plage ou dans le bocage, les parcs de loisirs nautiques pour tous…

En juin 2015, le 1er grand téléski nautique de Vendée a vu le jour à l’AIGUILLON-SUR-MER, à l’initiative de Benoît RONCIN et Julien FRIMAUDEAU, deux passionnés de sports de glisse.

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A l’Aiguillon-sur-Mer
La base de Loisirs est ouverte d’avril à novembre dans un site naturel et exceptionnel du marais poitevin.
La base de loisirs de 10 hectares, en accès libre propose des activités pour toute la famille dès 7 ans. Sur le grand téléski nautique de 750 m, des formules à l’heure vous sont proposées pour la pratique du kneeboard, ski nautique et wakeboard, accessible à tous les niveaux.
Envie de s’initier ? Des créneaux sont proposés en séances individuelles de 30 mn, en groupes d’1 h ou en stages semaine, du lundi au vendredi pendant les vacances scolaires, sur le petit téléski d’initiation.
Pour s’éclater en famille, l’aquapark, SPLASH GAME vous offre un parcours de structures gonflables accessibles dès 7 ans accompagné d’un adulte. Trampoline, balançoire, pont de singes, catapulte sont au rendez-vous. Glissades et rigolades assurées

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Pour les plus audacieux, le WARRIOR GAME, parcours type Ninja Warrior au-dessus de l’eau mêle agilité, équilibre et force avec différentes difficultés.
Au fil de l’eau toute la famille peut profiter des pédalos, des stands up paddle et la nouveauté 2019…. Le BIG STAND UP PADDLE XXL pour s’amuser à 10 sur la même planche !!!! Le tout sur un plan d’eau d’eau de mer fermé pour une balade en toute sécurité

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A Mesnard la Barotière
(10 min des Herbiers)
Sur la base de Loisirs du lac de la Tricherie, SPLASH GAME 2.0 vient compléter l’offre de loisirs existante : pédalo, accrobranche, pêche, minigolf, manèges… et vous propose pour 2019 un nouveau parcours de jeux gonflables ainsi que la location de Stand Up Paddle.

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Contact : 3 allée du Banc Cantin  – 85460 L’Aiguillon-sur-Mer
contact@atlanticwakepark.com – www.atlanticwakepark.com – 06 76 27 55 04

Article à lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

Tiny Cocoon, Votre maison d’architecte mobile

TINY COCOON

L’entreprise de menuiserie Guillet, basée à Venansault, lance un nouveau concept de logement de loisir destiné aux professionnels comme aux particuliers.

Diversification et innovation
On peut être un professionnel de l’habitat sédentaire et être ouvert au concept de mobilité. Chez Guillet Menuiserie SARL, on a compris que les métiers du bâtiment avaient des choses à apporter au monde des loisirs. « Face à une concurrence importante, nous avions besoin de nous diversifier » explique Michel Sachot, gérant de Guillet Menuiserie. Et grâce à Tiny Cocoon, ce sont les 9 employés de l’entreprise qui relèvent le défi. « Cela nous permet d’évoluer dans notre métier et de préserver notre savoir-faire. »

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Un concept élaboré
De part ses caractéristiques, ses matériaux et son design, Tiny Cocoon révolutionne le concept des tiny houses (petit habitat mobile), né aux États-Unis. Le projet, initié en 2016, a été développé en collaboration avec l’École Supérieure du Bois de Nantes et le Pôle Développement de la filière bois. Soutenue par ORYON et la Région des Pays de la Loire, Guillet Menuiserie a ensuite mis son expérience au service de son projet. « Nous possédions les compétences et l’outil de production pour aller au bout de notre idée » ajoute Michel Sachot.

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Une fabrication 100 % vendéenne
Tiny Cocoon fait également la part belle aux matériaux performants et à la filière locale. Construite sur une base de remorque acier fabriquée par l’entreprise Bibard de St Martin des Noyers, son design intérieur a été confié au cabinet yonnais 2D Architectes d’intérieur. Les ouvertures en aluminium sont fournies par K.Line des Herbiers et le chauffe-eau par Atlantic de La Roche-sur-Yon. Côté matériaux, si pour le bardage extérieur le Red Cedar a été choisi pour son faible poids et sa résistance, l’isolation en chanvre, lin et coton provient des ateliers de la CAVAC.

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Une maison mobile pour tous
Que ce soit pour de la location saisonnière, un agrandissement provisoire de maison individuelle, de la chambre d’hôtes ou de l’hôtellerie de plein air, Tiny Cocoon est conçue pour répondre aux besoins de tous. Elle bénéfice en effet de tous les raccords aux réseaux d’un habitat traditionnel et son isolation permet une utilisation en toutes saisons. Son intérieur clair et son agencement optimisé offrent un bel espace de vie pratique et moderne. Le tout complété par de nombreux rangements et une vraie salle d’eau équipée d’une douche à l’italienne.
Mobile, son look contemporain alliant design et matériaux nobles lui permettent de s’intégrer dans n’importe quel environnement.

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GUILLET MENUISERIE SARL
1 rue Louis Lumière – ZA La Garlière – 85190 VENANSAULT – Tél. : 02 51 07 31 01
contact@menuiserieguillet.com – https://facebook/tinycocoonguillet – www.tiny-cocoon.fr

Article à lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

Bien-Être et Sport Santé avec La Roche Fitness, Vendée

LA ROCHE FITNESS

Depuis 20 ans, l’équipe d’Henry JOMBY, ancien basketteur de haut niveau, accompagne sa clientèle dans l’activité sportive et le bien-être. Plus qu’une simple salle de remise en forme, c’est une véritable approche « à la carte » qui est proposée à chacun. Faire du sport et prendre soin de soi, certes, mais pas n’importe comment. Nous avons poussé les portes du complexe La Roche Fitness – La Roche Institut.

Un accompagnement sur-mesure contre la sédentarité
De prime abord, on se dit que ce centre de remise en forme et de bien-être La Roche Fitness – La Roche Institut, ressemble à tous les autres. Des machines, des cours de fitness, de la musique. Mais réduire cet espace de 1000 m2 à ça, serait une gageure. Plus qu’une simple mise à disposition de matériels et d’un bassin d’aquagym, le complexe accompagne véritablement le « client » dès son entrée. Henry JOMBY, le directeur, a trop vu de personnes faire beaucoup de sport, pour n’en voir aucun résultat et, au final, se décourager. « La Roche Fitness, ce n’est pas que du sport. C’est une approche globale. Avec un impératif à tout programme d’entraînement : le bilan InBody. De tous les complexes installés en Vendée, nous détenons d’ailleurs l’exclusivité de cette technologie. La balance scanne en quelque sorte la personne et permet une analyse corporelle tout à fait déterminante pour ajuster le futur programme de travail. C’est de la remise en forme ciblée, à la carte, à la personne, et surtout associée à un élément très important chez nous, la santé et le bien-être. »

Un service complet haut de gamme
La Roche Fitness – La Roche Institut propose un univers « premium » c’est-à-dire haut de gamme. La personne est prise en charge dans sa globalité à travers un schéma qui lie le sport, la beauté, la minceur (quand elle est désirée), le bien-être et la détente aquatique ou esthétique. « Prenons le cas d’une femme qui après une grossesse souhaite perdre du poids. Elle passe d’abord par l’Institut qui lui conseille, toujours après un bilan, des formules combinées adaptées alliant soins esthétiques et activité physique – circuit training ou cours d’aquafitness en piscine ; ou tout simplement des entraînements sur appareils cardio sous la surveillance d’un coach. C’est un cercle vertueux ».
Le Haut de Gamme n’est pas qu’une volonté stratégique, c’est une réalité technologique qui s’est encore plus renforcée cet été quand le Circuit eGym (machines intelligentes 100 % adaptées Sport Santé) a pris ses quartiers dans le Club de la Courtaisière. La marque allemande a rejoint ses partenaires reconnus dans le fitness pour incarner la haute définition de la forme. Outre Inbody, qui a déjà été évoqué pour l’impédancemétrie, Hydrojet, lit massant aux multiples fonctions relaxantes et thérapeutiques douces, SlimBelly, ceinture à compression qui, une fois placée autour de la taille, active la circulation et le métabolisme du ventre lors d’un entrainement cardio font partie des solutions fitness du complexe. PowerPlate, la plateforme vibrante, fonctionne par accélérations qui amplifient la contraction musculaire. Ses protocoles d’utilisation pour s’entraîner sont multiples et séduisent les plus pressés : temps raccourci et efficacité accrue !
Tous ces concepts sont uniques en Vendée, et pour l’expertise, l’Institut n’est pas en reste, avec les appareils LPG, (CelluM6 Alliance et Lift) leader mondial de la stimulation cellulaire avec ses technologies au service de la santé, de la beauté et du bien-être. La Roche Institut est d’ailleurs le seul Centre Expert LPG de La Roche-sur-Yon.
Couplé au complexe sportif, l’Institut, qui propose des soins corps et visage traditionnels, vise une clientèle désireuse de prestations bien-être accessibles et une beauté responsable et réfléchie, qui peut compter sur une expérience reconnue dans l’amincissement avec une palette de techniques très complète.

LA ROCHE FITNESS

Une clientèle hétéroclite et fidèle
Mais qui pousse la porte de La Roche Fitness – La Roche Institut ? – Une population très hétéroclite. De l’étudiant – campus universitaire oblige – à la mère de famille, du sportif du dimanche au sportif de haut niveau, du PDG à la personne âgée. « Notre doyenne a 88 ans et c’est une habituée de la première heure. Elle vient tous les jours pour rester en forme. On prend soin d’elle. Tout le monde la connaît. Les clients tout comme l’équipe. On a même fêté ici son anniversaire ». Des très jeunes aussi, accompagnés de temps en temps par leurs parents, même s’ils sont très fiers d’y venir seuls aussi pour des leçons de natation !
Et c’est peut-être ça le supplément d’âme de La Roche Fitness – La Roche Institut : l’Humain. Comparée aux salles de remise en forme minimalistes où tout est formaté à l’identique et où aucun coach n’est visible, La Roche Fitness travaille dans une ambiance presque familiale. « On a même un client qui nous lâche tous les 3 ans pour aller voir ce qui se fait ailleurs. Mais il revient toujours parce que la convivialité est apparemment plus évidente ici ».

LA ROCHE FITNESS
10 Rue Robert Bothereau, 85000 La Roche-sur-Yon

Suite à lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

Tous nos magazines de prestiges disponibles !

Après une nouvelle distribution, les dernières publications de Prestige des Editions OFFSET 5 sont disponibles chez nos annonceurs et dans les espaces publics partenaires.

Découvrez donc sans attendre nos reportages, portraits, rubriques shoppings et bonnes adresses… et toujours sur le site vendeemag.fr
les sables 21les sables 21 bisles sables 21 terla roche 13MAG CHALLANSmag challans 1 bis
la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

 

Un tour d’Europe en camping-car

Qui n’a jamais eu envie de faire un break et de partir à l’aventure ? Cette expérience, Marie et Hyacinthe l’ont vécu durant presque six mois. À bord d’un camping-car, le couple de trentenaires yonnais a parcouru notre continent et traversé une dizaine de pays. Un voyage pour s’ouvrir à de nouveaux horizons et se préparer à une nouvelle vie.

Le bon moment pour partir
Printemps 2016. Hyacinthe est animateur radio à La Roche-sur-Yon depuis 8 ans. Marie, journaliste, est en contrat à durée déterminée. Tous deux aimeraient faire une pause, passer à autre chose. Avec un petit garçon pas encore scolarisé, le couple se dit que ce pourrait être le bon moment. « À l’arrivée de Yaël, en 2014, je me suis dit que pour bien l’élever, je devais être bien dans ma vie » explique Marie. « Un voyage, ça peut être l’opportunité d’un nouveau lieu de vie, d’un nouveau travail » ajoute Hyacinthe. L’envie de partir est donc là, la nécessité de prendre du recul aussi. «Nous sortions de cette vague d’attentats en France. Face à cette violence, je me suis posé des questions sur l’avenir, sur où j’allais dans ma vie » précise Marie. « Nous avons pris conscience qu’il fallait vivre l’instant, profiter des bons moments ». Locataires, pas d’emprunt à rembourser et des parents prêts à donner un coup de pouce, la décision est prise. « Après 8 mois de préparation, nous avons investi dans un camping-car d’occasion et fait la liste des pays à traverser. En janvier 2017, après une semaine de rodage en Bretagne, nous étions prêt pour le départ. »

« Chez nous dans 13 m2 »
Au fur et à mesure des kilomètres, la vie s’organise à bord. Même si tout n’a pas été simple au début. « Au quotidien, on passe le plus clair de ton temps à l’extérieur, au travail ou dans les transports. Dans le camping-car, nous étions ensemble 24 heures sur 24. C’est une nouvelle expérience. » En effet, durant six mois, pas de nounou ni de grands-parents à qui confier Yaël, histoire d’être un peu à deux. Et puis, il y a la logistique, la lessive, les repas… « Il nous a fallu un mois pour prendre le rythme. » Pour autant, le couple ne tombe pas dans une nouvelle routine. Car à chaque nouveau pays traversé, l’organisation change en fonction des services à disposition. « Il a fallu s’adapter tout le temps. Mais pour la première fois nous étions chez nous, même si c’était dans 13 m2 !».

Marie et Hyacinthe 2

15 000 kilomètres de découvertes et d’émotions
De l’Espagne à l’Autriche, de la Belgique à la Grèce, la famille yonnaise a parcouru, à son rythme, près de 15 000 kilomètres, allant de surprises en découvertes. « Nous avons une foule de souvenirs, mais certains sont plus mémorables que d’autres. » L’un des plus beaux sera probablement l’Italie. La magnifique Vérone (qu’ils préfèrent à Venise et ses touristes) et les bords du Lac de Garde, où ils passeront plusieurs jours. Mais aussi le Tyrol et le Vorarlberg en Autriche, où le couple rencontrera la neige. « C’était le 8 mai ! Nous n’étions pas équipés ! » Dans un autre registre, le séjour en Grèce a été, lui, bien différent. « Nous avons accosté au port de Patras. L’arrivée sur l’île s’est faite sur un site à l’abandon, entre policiers et migrants. Nous n’étions plus là dans ce qu’on voit à la télé, c’était la réalité. Je ne sais pas ce que nous aurions fait si un migrant avait toqué à la porte… »

Et puis cet arrêt à Innsbruck, en Autriche à nouveau, où la famille passera une nuit mouvementée. « Nous avons été réveillés à 3 h du matin par la police, lampe torche en plein visage, vérification des passeports et interrogatoire en règle. Un braquage venait de se dérouler dans une station services, à 300 mètres de là. » Et quelques anecdotes encore : San Marin et ses toilettes publiques (propres !) tous les 300 mètres, la Belgique et son camping de plus de 1 000 emplacements. Ou encore le plaisir pour Hyacinthe, fan de cyclisme, de rouler sur le parcours des courses mythiques comme Milan – San Remo ou Paris – Roubaix. Pourtant, ce n’est pas à l’autre bout du continent que se cristallisera l’un des souvenirs les plus forts. « Pour marquer la fin du voyage, nous voulions un moment un peu spécial. » Après ces six mois de périple et d’éloignement, le couple se questionne sur ses origines. Et comme pour affirmer un retour aux sources et un nouveau départ, Marie et Hyacinthe prennent une décision surprenante. « Nous avons passé notre dernière soirée de voyage à Pouzauges ! Avec la sœur et le beau-frère de Marie, nous avons partagé des produits de chez nous autour d’une table au Casse-croûte Vendéen. »

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Retour à la vie « normale »
Aujourd’hui le couple partage à nouveau un appartement en location et cherche une maison a acquérir. Yaël va à l’école et ses parents ont retrouvé un emploi. « C’est grâce au réseau que nous avions développé et gardé en Vendée » précise Hyacinthe. Un semblant de routine a repris un peu le pas sur l’aventure. Pourtant, rien ne sera plus comme avant. « Beaucoup de gens dans notre entourage n’auraient jamais osé franchir le pas. Mais tout le monde nous dit que nous avons eu raison ». Le voyage leur a permis d’aller à la rencontre des autres, mais surtout de se retrouver eux-mêmes. Une aventure à la fois enrichissante et frustrante, car on ne peut pas tout voir. « Nous nous sommes rendu compte de l’immensité de ce qu’on ne connaît pas » explique Marie. Elle poursuit « Avec ce voyage, j’ai l’impression d’avoir découvert un secret de vie. Ce secret me permet aujourd’hui de relativiser, de faire la part des choses par rapport à ce qu’on peut vivre dans le quotidien. »

A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

Jardins familiaux : mon potager aux pieds des tours

En 2019, les jardins familiaux yonnais fêteront leur 40e anniversaire. Destinés au départ à permettre aux plus modestes de se nourrir, ils sont aujourd’hui un lieu de rencontres et d’échanges entre générations et mixité sociale.

Le soleil tape déjà fort sur les parcelles de la Simbrandière, au bord de l’Yon, en ce matin d’août. À peine 9h30 et le thermomètre indique près de 22°C. Plusieurs jardiniers s’affairent entre les sillons. Les traces d’humidité aux pieds de certaines plantations marquent le passage, quelques heures plus tôt, des plus matinaux.
Entre deux rangées d’haricots verts, encore à l’ombre des arbres qui bordent la rivière yonnaise, Jocelyne est à la cueillette. « C’est la deuxième année que j’ai une parcelle ici » explique-t-elle. « J’habite en résidence pour séniors et cela me fait un bien fou de prendre l’air. J’ai besoin de bouger, de ce contact avec les autres. Et en plus ça permet de manger sainement ! ».

Sophie et Guillaume

Sophie et Guillaume, la petite quarantaine, ont un bout de jardin à la Simbrandière depuis 4 ans. « Pour se nourrir de produits de qualité qui ont du goût » expliquent-ils.

Un premier lègue privé
De son côté, Patrick Brillouet vient de terminer le fauchage des abords. Président de l ‘Association des Jardins Familiaux Pour Yonnais (AJAFPY), il assure également la gestion de la Simbrandière, l’un des quatre jardins familiaux de la ville. Dans la fraîcheur du local alloué aux parcelles, il revient sur l’histoire des jardins. « On les appelait au départ jardins ouvriers. C’est en 1979 que les premiers emplacements ont été créés, à Moulin-Neuf, sur un terrain légué par Monsieur Aymond-Petit. Il s’agissait à l’époque de permettre aux familles modestes de se nourrir. » D’abord sous gestion privée, la Ville de La Roche-sur-Yon s’implique dès 1982 avec l’achat d’un second terrain à l’Angelmière. « Il y avait une forte demande de la population » précise Patrick Brillouet, qui poursuit : « En 1985, un nouveau jardin s’ouvre à la Vigne-aux-Roses, suivi dans la foulée de celui où nous sommes. » Le terrain de la Vigne-aux-Roses appartenait à l’époque à une banque, qui le cédera pour le franc symbolique à la communauté maghrébine.

LEGUMES

40 000 m2 de cultures potagères
Aujourd’hui, les terrains appartiennent à la Ville qui en assure l’alimentation en eau, la construction et l’entretien des locaux techniques et fournit composteurs et récupérateurs d’eau de pluie. Mais la gestion de l’attribution des parcelles, ainsi que leur entretien, est assurée par l’AJAFPY. « Nous avons une convention avec la Ville » détaille le président de l’association. « Les demandes d’attribution se font auprès de la mairie qui nous les transmet. Il n’y a pas de condition de ressources, mais nous privilégions les Yonnais qui n’ont pas déjà un jardin chez eux. » Et de préciser que 95 % des bénéficiaires habitent dans l’hyper centre-ville ou en cité HLM.
Sur l’ensemble des quatre jardins, 335 foyers se partagent donc désormais près de 40 000 m2 de terrain. Certains sont présents depuis la création des jardins en 1979.

Un local a été récemment réhabilité par la Ville à la Simbrandière. Il abrite un bureau, ainsi que les casiers à outils pour les jardiniers.

LOCAL

Un lieu de rencontres et d’échanges
Si pour certains le jardin est encore un moyen de se nourrir mieux et à moindre frais, il est aussi un lieu de rencontres, de mixité sociale et intergénérationnelle. Entre les parcelles, on parle français, arménien, arabe, tchétchène ou quelques langues asiatiques… On y cultive des tomates, des poireaux, des melons et des demi-secs, mais aussi du maïs et quelques plantes plus exotiques. Et si la majorité pratique encore des méthodes traditionnelles de culture, la permaculture a déjà fait son apparition. De 30 à 95 ans, les jardiniers s’échangent techniques, astuces et bons plans et se partagent les travaux d’entretien collectifs. « Ici, au contact des autres, certains ont appris à parler français. Et il est parfois plus difficile de faire cohabiter les caractères que les origines ethniques ou sociales » lâche dans un sourire Patrick Brillouet.

CONSEIL DU JARDINIER

Suite A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018