Habitat écologique : Le point de vue de l’Architecte Olivier DUGAST…

 

OLIVIER DUGAST

Le monde de la construction évolue et poursuit lentement son adaptation aux défis environnementaux d’aujourd’hui. Et la profusion de nouvelles normes et de solutions écologiques pour l’habitat peut parfois désorienter les porteurs de projet. Olivier Dugast, architecte à La Roche-sur-Yon, nous aide à y voir un peu plus clair sur cette évolution.

Est-il possible de vivre aujourd’hui dans des habitats qui respectent vraiment notre environnement ?
Tout cela dépend jusqu’où on pousse la démarche écologique. Le premier impact qu’a notre habitat sur l’environnement est la consommation d’espace naturel. Par exemple, le modèle de la maison individuelle, très ancrée dans notre idéal d’habitation, consomme beaucoup de cet espace. La réglementation a d’ailleurs évolué à ce sujet. Les parcelles de lotissement sont progressivement passées de 1 000 m2 en moyenne à 450 m2 aujourd’hui.
L’idéal serait de recycler la ville sur elle-même en la densifiant, en privilégiant donc l’habitat collectif.
Le second facteur primordial est la maîtrise de l’énergie. Cela pour l’habitat lui-même mais aussi en amont, lors de sa conception puis de sa réalisation. On peut choisir les circuits courts pour les matériaux et équipements afin de limiter les transports, bien gérer l’eau et l’électricité sur les chantiers, et aussi recycler les déchets générés par la construction.
Enfin, il y aura bien entendu tous les choix qui seront faits quant à l’habitat lui-même : orientation, isolation, mode énergétique…

Est-ce rentable d’investir dans la construction ou la rénovation écologique ?
Il y a forcément un surcoût. Et ce dernier, comme la rentabilité de l’investissement, dépendra des choix de départ, et à quel point on veut que sa maison respecte l’environnement. On peut estimer qu’une maison durable devient rentable au bout de 10 à 15 ans. Cela dépend aussi des équipements. Les panneaux photovoltaïques par exemple, demandent un certain entretien et un remplacement à assez court terme. On est donc en droit de se demander si l’investissement de départ est judicieux. D’autant que c’est une technologie qui demande plus d’énergie à la fabrication que ce qu’elle permet d’économiser.
Cependant, ce n’est pas le cas pour tous les produits. Et un projet simple et bien réfléchi peut permettre d’atteindre le bon équilibre entre investissements et économies. Je pense d’ailleurs à ce sujet que les banques devraient prendre en compte ces économies à long terme et mieux aider les investisseurs quant à ce surcoût à la construction.

L’habitation durable oblige-t-elle à sacrifier l’esthétique ?
De prime abord non, même si l’abandon des matériaux esthétiques peu vertueux peut avoir un impact sur l’aspect final. Mais on trouve toujours des produits de remplacement et cela permet aussi de changer de point de vue.

Y a-t’il des critères écologiques minimum sur lesquels vous ne dérogez pas lorsque vous répondez à une commande ?
On ne peut pas tout s’interdire. Mais il est vrai qu’il y a certaines choses qu’on ne fait plus aujourd’hui. Par exemple, nous ne proposons plus de chauffage au fioul. Nous interdisons également la mousse polyuréthane sur les chantiers et nous veillons au bon recyclage de tous les déchets. Car il faut admettre que le monde du bâtiment n’est pas encore le plus vertueux en terme d’environnement…

Suite à Lire dans le magazine HABITER EN VENDEE n°12 , parution Octobre 2019.

En vente 4,50 € dans les maisons de presse.

Une sablaise Typique à l’Esprit Déco… Habiter en Vendée.

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Élégante, blottie entre deux commerces, cette maison de ville abrite derrière sa façade art déco une rénovation de grande qualité. Réalisée sous la houlette du cabinet Patrimoine et Architecture, la mise en œuvre a demandé ingéniosité, capacité d’adaptation et un bel esprit créatif…

Un défi architectural

On ne la remarquait pas forcément en déambulant dans cette rue des Sables d’Olonne. Une façade étroite et grisâtre, engoncée entre un immeuble et une supérette de quartier. Construite dans l’entre deux guerres, cette sablaise typique au style art déco avait déjà connu quelques transformations par le passé. Ses nouveaux propriétaires ont cependant su déceler en elle le potentiel pour en faire un belle résidence secondaire de centre-ville. « La demande était double » explique Jean-Baptiste Grelet, du cabinet de maîtrise d’œuvre Patrimoine et Architecture, « agrandir la superficie d’habitation et lui redonner son style originel. » Avec un challenge supplémentaire : réutiliser au maximum les éléments et matériaux d’origine.
Ainsi, de 84 m2 la superficie d’habitation passera à 138 m2 grâce à une surélévation du bâti initial (création d’un 2e étage) et par la transformation de l’ancienne véranda. Le tout sur une parcelle de seulement 113 m2.

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Le projet

• Résidence secondaire
• Superficie parcelle : 113 m2
• Superficie initiale du bâti : 84 m2
• Superficie après rénovation : 138 m2
• Nombre de chambres : 6 de 8,5 m2 à 11,5 m2
• Surélévation : ossature bois isolée par l’extérieure
• Ouvertures mixtes alu / bois – volets intérieurs

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Suite à Lire dans le magazine HABITER EN VENDEE n°12 , parution Octobre 2019.

En vente 4,50 € dans les maisons de presse.

Une maison écologique en Vendée : du chanvre à tous les étages !

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La terrasse, en renfoncement de la façade, prolonge de façon agréable la grande pièce de vie durant la belle saison. Une simple pergola recouverte de canisses de bambou assure un ombrage efficace.

Nichée au cœur de la campagne vendéenne, la maison de Marie et Dominique Briffaud est la preuve que des solutions alternatives existent en terme de construction. Réalisée en béton de chanvre sur structure bois, elle bénéficie d’une hygrométrie constante, régulatrice de chaleur et d’un bilan carbone très faible. Et sa mise en œuvre a permis à des artisans de découvrir et de se former aux techniques et matériaux écologiques…

CULTURE DU CHANVRE

Une culture millénaire

Développée depuis la présence des Celtes sur notre territoire, la culture du chanvre a peu à peu été délaissée à partir de la fin du XIXe siècle. Les nouveaux modes de construction, liés aux enjeux écologiques de notre époque, lui donnent aujourd’hui une nouvelle visibilité. Et sa culture et son utilisation dans le bâtiment tendent à se développer.
En Vendée, une habitation est l’exemple type des possibilités offertes par la plante, dont toutes les parties peuvent être mises à profit.

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Faire bouger les lignes

Ancien agriculteur, Dominique Briffaud cultivait le chanvre dans son exploitation. À l’heure de la retraite, lui et son épouse décident de se lancer dans un nouveau projet d’habitation et de mettre à l’honneur la plante qui les a fait vivre pendant de nombreuses années. « C’était déjà un produit intéressant pour l’agriculture » explique Dominique Briffaud. « Le chanvre nécessite peu d’intrant et son utilisation favorise la rotation des cultures. Nous voulions également montrer que faire de l’habitat durable est possible et en faire la promotion » ajoute Marie Briffaud.
C’est donc sur une parcelle de 4 000 m2, bordée par un plan d’eau attenant à son ancienne exploitation, que le couple lance en septembre 2015 la construction de sa nouvelle maison.
« Il a d’abord fallu trouver un architecte qui puisse assurer la conception avec ce nouveau matériaux ». La tâche sera confiée à Jean-Marc Naumovic, installé à Sallertaine et membre comme Dominique Briffaud de l’association Construire en Chanvre.
Il faudra ensuite dénicher les artisans capables de la mise en œuvre. C’est là que les choses se compliquent un peu. « Dans le bâtiment c’est comme dans l’agriculture, il y a une certaine inertie au changement » avoue Dominique Briffaud. « Nous avons eu la chance que plusieurs jeunes artisans acceptent de se former et de relever le défi. »….

 

Suite à lire dans le magazine HABITER EN VENDEE n°12 – Parution Octobre 2019 et en vente 4,50 € dans les maisons de presse.

Envie de créer une ouverture ?

Envie de creer une ouverture

ATTENTION A LA RÈGLEMENTATION

Vous avez le droit de créer des ouvertures dans votre maison (fenêtres, portes, balcons…). Toutefois, il convient de respecter certaines règles de distance vis-à-vis des propriétés voisines si vos travaux permettent de voir dans leur jardin ou dans certaines pièces de leurs maisons.

Ouverture avec vue
Certaines règles de distance doivent être respectées lorsque vous créez une ouverture qui vous permet de voir chez votre voisin.
• Vue droite (ou directe)
Si l’ouverture vous permet de voir directement chez votre voisin depuis l’intérieur de chez vous sans avoir à vous pencher, on parle d’une vue droite. Dans ce cas, une distance de 1,9 m (1) doit être respectée entre l’extérieur de l’ouverture créée (ou son extrémité s’il s’agit d’un balcon ou d’une terrasse) et la limite du terrain voisin.

• Vue oblique (ou indirecte)
Si l’ouverture vous permet de voir chez votre voisin, non pas directement, mais en vous penchant à l’extérieur (accès visuel indirect), on parle de vue oblique. Alors, la distance doit être de 0,6 m (1)
Ouverture sans vue
Lorsqu’elle ne permet pas de porter de regard chez votre voisin, la création d’une ouverture est soumise au respect de certaines règles de hauteur si l’ouverture donne du côté de la propriété voisine. Dans le cas contraire, aucune règle spécifique de hauteur ou de distance ne s’applique.

• Ouverture sur voisinage pour éclairage
Vous pouvez aménager des jours de souffrance, c’est-à-dire des fenêtres laissant uniquement passer la lumière sans permettre de voir chez un voisin. Pour cela, ils doivent être constitués d’un châssis fixe (non ouvrant) et de verre translucide et opaque, garni d’un treillis de fer. De plus, ils doivent être placés : à au moins 2,6 mètres au-dessus du plancher si c’est au rez-de-chaussée et au moins 1,9 mètre au-dessus du plancher pour les étages supérieurs. Leur dimension n’est pas réglementée.

• Ouverture hors voisinage
Si aucune vue n’est possible sur le terrain voisin, les règles de distance ne s’appliquent pas. C’est le cas par exemple lorsque la fenêtre donne sur un mur, sur un toit fermé ou sur le ciel.

Recours en cas de conflit
Pour contester la création d’une ouverture et en demander la suppression, il faut saisir le tribunal de grande instance. Le juge qualifie au cas par cas les caractéristiques de l’ouverture (vue droite, vue oblique, ouverture sans vue). Il tient compte principalement de la possibilité ou non de regarder sur le terrain voisin : avec ou sans effort particulier et de manière constante et normale.

(1) Attention ! Le plan local d’urbanisme (PLU) de votre commune peut prévoir une distance encore plus grande, dans certains cas. Renseignez-vous auprès de votre mairie.

Article à Lire dans le Magazine de L’Habitat durable n°11, Parution Septembre 2018

En vente 4€50 en maison de presse.

Là-haut sur la colline… à Saint-Georges-de-Montaigu en Vendée

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Leur nouvelle maison, c’est ici qu’ils la voulaient. Sur les hauteurs de Saint-Georges-de-Montaigu.
Mais encore fallait-il réussir à s’adapter au terrain très pentu. Un pari joliment gagné par l’équipe d’ISM.

Les années ont passé. Les enfants sont partis. Et leur maison était devenue trop grande pour eux. Pour ce couple de Saint-Georges-de-Montaigu, l’heure était venue de déménager, dans une demeure aux dimensions plus adaptées à la vie à deux. Mais il n’était pas question de partir trop loin. Leur priorité, c’était de rester dans le quartier.

Le terrain ? Pas de problème… Ils en ont trouvé un ! Alors, c’est vrai qu’il n’est pas trop de niveau. Et c’est peu dire. Il est même terriblement pentu ce petit bout de terre coincé entre deux habitations. Oui ! Mais il donne directement sur la Vallée de Saint-Georges. Et ça, ça n’a pas de prix.

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Il en fallu du travail de terrassement. Un sacré boulot ! Mais quand on voit le résultat, on se dit que cela valait quand même le coup. Les propriétaires sont ravis en tout cas. Avec son mélange de toitures tuiles et toitures plates et ses multiples volumes, l’ensemble offre un aspect contemporain qui fait son petit effet. S’adapter ! Tel fut le maître mot tout au long des étapes de construction. Le couple avait insisté. Ce qu’ils voulaient, c’est une maison de plain pied. Dans la roche, il a donc fallu creuser. Alors, autant rentabiliser. L’occasion fut belle de créer un petit préau. Et de donner du relief à la construction.

Monsieur et madame bénéficient également d’une suite parentale très sympathique avec dressing et salle de bain. Deux autres chambres peuvent accueillir la famille ou les amis de passage. Lesquels profiteront de la seconde salle de bain, laquelle a été pensée pour être accessible aux personnes à mobilité réduite. Oui, les années ont passé. Et anticiper n’est jamais une mauvaise idée.
On notera enfin que, malgré les contraintes, la maison se signale aussi par ses très belles performances thermiques. Du très beau boulot. Vraiment !

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Belle de dehors donc, celle-ci l’est aussi une fois qu’on en a poussé la porte d’entrée. Le petit hall donne sur une jolie pièce de vie. Un salon-séjour bien pensé et tout juste séparé de la cuisine par une charmante verrière. Ici, tout à été fait sur mesure. Et cela se voit. Même la porte coulissante qui donne sur la lingerie apporte une classe supplémentaire à la maison. Et que dire de cette magnifique terrasse qui offre une vue magnifique sur la vallée ? On a tout de suite envie de s’y poser et de déguster un petit café.

LES MAISONS ISM
23 rue Amiral-Duchaffault • 85602 MONTAIGU • Tél. 02 51 94 03 64
121 bis rue Aristide-Briand 44400 REZÉ • Tél. 02 40 04 08 24
www.ism-constructeur.com

Article à Lire dans le Magazine de L’Habitat durable n°11, Parution Septembre 2018

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ETRE ECO-CITOYEN ÇA SE PASSE AUSSI DANS LE JARDIN

Qu’il est agréable de profiter d’un beau jardin ! Davantage encore lorsqu’on peut le faire sans abuser des ressources de notre planète. Voici donc un petit rappel de quelques gestes du quotidien qui feront de vous un bon éco-citoyen.

Récupérez l’eau de pluie
L’eau de pluie est gratuite, inépuisable, et disponible presque à volonté (trop parfois)… Ce serait dommage de ne pas en profiter pour arroser les plantes ou remplir la piscine dans les jours qui suivent l’averse. Il existe de nombreux systèmes de récupération d’eau de pluie : réservoirs de jardin, cuves enterrées, récupérateur pour la maison (toilettes, douche, lave-linge…), le jardin, ou les deux… Les plus petits récupérateurs (300 litres environ) coûtent une trentaine d’euros, mais sachez qu’un arrosage consomme de 15 à 20 litres d’eau par m2.

Privilégiez les plantes peu gourmandes en eau
Pour cela, favorisez les espèces locales, adaptées au climat de votre région : en plus de contribuer à économiser l’eau, ces espèces ont l’avantage de demander peu d’entretien. Choisissez également un gazon résistant à la sécheresse, qui ne risquera pas de jaunir ou de s’abîmer en cas de fortes chaleurs.

Laissez votre pelouse tranquille
Inutile de vous mettre la pression sur la couleur de votre pelouse : la nature se remet parfaitement de quelques jours trop chauds, vous pouvez donc laisser vivre votre gazon et éviter une consommation d’eau excessive.

Préservez un espace en friche dans votre jardin
La perfection n’est pas de ce monde, en tout cas pas celui du jardin, qu’un excès de zèle pourrait desservir… Il est souhaitable, pour préserver l’écosystème, de laisser la nature développer une flore et une faune diversifiées, en laissant un coin de jardin livré à lui-même. Dans le même objectif, sachez qu’un arbre mort dans votre jardin (à condition qu’il n’y ait pas de risque de chutes) constituera un habitat rêvé pour de nombreuses espèces utiles à votre jardin.

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Chauffez votre piscine de façon écologique
Vous pouvez utiliser des panneaux solaires ou faire le choix d’une pompe à chaleur. Pensez aussi au système de bâche à bulles isothermiques, qui amplifie les rayons solaires le jour, et conserve la chaleur la nuit. Le prix dépendra de l’épaisseur du film.

L’arrosage, c’est le matin
Ou du soir, éventuellement, le principal étant d’éviter d’arroser lorsqu’il fait chaud, car une grande partie de l’eau s’évaporera sous l’effet de la chaleur, vous obligeant à consommer plus d’eau. Il s’agit d’un éco-geste simplissime, qui peut vraiment changer la donne… Et la note ! Pensez aussi, pour ne pas gaspiller, à biner la terre avant l’arrosage pour éviter l’évaporation, et à bien viser les pieds des plantes.

Paillez !
Placez au pied des plantes des matériaux naturels (herbe tondue, paille coupée, écorces et copeaux de bois, paillettes de lin, feuilles mortes, coques, fougère sèche…) pour nourrir et protéger le sol. En retenant l’humidité, le paillage limite donc les arrosages pendant l’été.

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Soyez connectés
Après avoir œuvré à la maison, la technologie se met au service du jardin, pour vous simplifier la vie tout en réduisant votre empreinte écologique : ainsi, il existe des pots connectés, vous avertissant du besoin en eau de vos plantes, des barbecues connectés, contrôlant la cuisson de vos viandes pour éviter le surplus de chauffe…

Eclairez-vous aux LEDs
L’éclairage constitue un poste de dépense énergétique à l’intérieur de la maison comme dans le jardin. D’une durée de vie bien plus longue que les ampoules classiques, les LEDs ne contiennent pas de mercure, atteignent immédiatement un niveau maximal de luminosité et offrent une excellente efficacité énergétique.

Prolongez la lumière du soleil
Pour profiter des belles soirées d’été une fois le soleil couché, pensez aussi aux lampes à énergie solaire dotées de capteurs solaires, qui baigneront terrasses et piscines d’une lumière douce et écologique…

Plus de renseignements sur INFOS ÉNERGIE 02 51 08 82 27

Article a Lire dans le Magazine de L’Habitat durable n°11, Parution Septembre 2018

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Rencontre avec Marie Chappat, Architecte

Une MAISON PASSIVE, Pourquoi ?

« Une maison passive, c’est une maison très peu énergivore »

Rencontre avec Marie Chappat. Architecte DPLG, elle est la gérante de l’agence INSO, basée à Cholet, qui a réalisé l’habitation de monsieur et madame Collon à Mortagne-sur-Sèvre. Une maison passive labellisée comme il en existe encore très peu en Vendée.

A Mortagne-sur-Sèvre, vous avez réalisé une maison passive. Mais c’est quoi, au juste, une maison passive ?
« C’est une maison qui est conçue pour être très peu énergivore. Par rapport à une maison traditionnelle, il n’y a pas forcément de différence au niveau de l’architecture. Mais l’idée est de mettre en place différents systèmes techniques qui permettent d’apporter un maximum de confort en toute saison en consommant un minimum d’énergie. »
L’idée est notamment de faire des économies de chauffage…
« Une maison passive n’a effectivement pas besoin de système de chauffage. Le concept du bâtiment passif est que la chaleur dégagée à l’intérieur par les habitants et autres appareils électriques, ainsi que celle apportée par l’extérieur grâce à l’ensoleillement, suffisent à répondre aux besoins de chauffage. »

MAISON PASSIVE

Et comment on arrive à cela ?
« Déjà, tout part du terrain. Comment est-il orienté ? Quel est son environnement géographique ? Il n’y a jamais de terrain parfait, ou très rarement. Mais il faut voir quels bénéfices on peut en tirer. On va partir sur une conception bioclimatique. Il faut réfléchir à l’orientation des pièces. Capter le soleil, tout en s’en protégeant. Les pièces de vie seront favorisées. »

L’isolation est également prépondérante, non ?
« Une maison passive, c’est une maison parfaitement isolée. Il faut limiter au maximum, voir éradiquer, les ponts thermiques qui engendrent des déperditions de chaleur. Pour cela, on doit les identifier. Et ensuite, on travaille dessus en allant chercher les meilleures performances dans les techniques de construction. On peut faire une isolation extérieure et intérieure par exemple. Mais si on a construit avec des blocs béton-chanvre, l’isolant est déjà présent. » On parle de réduction des ponts thermiques, mais également de l’étanchéité à l’air. Quelle est la différence ?
« Les ponts thermiques concernent la chaleur. Alors que, là, il s’agit davantage de courants d’air, chauds ou froids. L’étanchéité à l’air doit également être optimale. Deux tests sont nécessaires. Un en fin de chantier bien sûr, mais aussi en cours de chantier. Car s’il y a un souci, il sera difficile de savoir d’où ça vient une fois que l’isolation intérieure aura été réalisée. Pour obtenir le label passivhauss, on est à peu près à quatre fois moins de fuite d’air toléré que pour la réglementation actuelle (RT 2012). L’interaction avec les différents artisans est primordiale elle aussi. Car il ne faudrait pas qu’un plombier ou un électricien vienne faire un trou dans une membrane d’étanchéité pour passer un câble. »

Et le triple-vitrage, c’est obligatoire ?
« Non. Il est recommandé, mais ce n’est pas toujours une obligation. Cela dépend souvent de la localisation de l’habitation, de son orientation aussi. A Mortagne, par exemple, on n’en a pas eu besoin.
Une maison passive, c’est donc une maison parfaitement isolée, étanche… Mais on respire comment dans ces conditions ?
« Grâce à la VMC double flux qui est obligatoirement performante dans une maison passive. Le système a un rendement minimal à respecter avec, une fois encore, une priorité : éviter les pertes. La VMC double flux permet un échange de calorie au croisement des flux d’air. En clair, on récupère l’énergie de l’air sortant pour réchauffer ou refroidir l’air entrant. Et je vous rassure, on respire très bien. On respire même d’autant mieux que la VMC double flux a aussi pour vocation de maintenir la qualité de l’air grâce à plusieurs filtres au niveau de la prise d’air et dans la machine. »
Et les équipements électriques da la maison ?
« Ils sont pris en compte dans les calculs. Logiquement, on ne va pas chercher des équipements énergivores lorsqu’on fait construire une maison passive. Mais si cela doit être le cas, on essaie d’anticiper. »

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Quatre critères permettent de déterminer si un bâtiment peut obtenir la labellisation « Bâtiment Passif/ Passivhauss » :
1 – Besoins en chauffage < 15 kWh/(m².a) ou puissance de chauffe < 10 W/m²
2 – Besoins en énergie primaire totale (électroménager inclus) < 120 kWh/(m².a)
3 – Étanchéité de l’enveloppe : n50 ≤ 0,6 h-1
4 – Moins de 10 % d’heures de surchauffe annuelles (>25°C)

Article a Lire dans le Magazine de L’Habitat durable n°11, Parution Septembre 2018

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Salon FUTURAUTO • 8 au 10 Fév. 2019 • LES HERBIERS

Exposition de véhicules auto et moto 100% électrique, hybrides et gaz + différents acteurs de la mobilité électrique (Tracteur, voiture sans permis, vélos, trotinettes …)
Plus de 1200 m² d’expo (et toujours avec le salon de l’habitat Hall 1)

La tombola est gratuite et les tickets sont à déposer dans l’urne à l’accueil du salon.
Affiche Salon FUTURAUTO 2019

Ouverture public :
Vendredi 8 février de 14h à 19h
Samedi 9 février de 10h à 19h
Dimanche 10 février de 10h à 19h

L’entrée au salon est gratuite alors venez nombreux !

QUAND RÉNOVATION RIME AVEC PASSION…

Dans la campagne vicomtaise, cette maison était laissée à l’abandon. Un jeune couple en a fait l’acquisition avant de procéder à une profonde rénovation. Ils ont tout fait par eux-mêmes… ou presque. Et c’est très réussi !

Achaque fois qu’ils se promenaient dans le coin, Claire et Clément ne pouvaient s’empêcher de porter leur regard sur cette ancienne bâtisse. Ils se disaient qu’elle en avait du charme cette maison… Qu’il y avait moyen d’en faire quelque chose.
Tout est à refaire ? C’est bien ce qui leur plaît. Car, plus que le travail énorme à prévoir, ce qu’ils voient surtout, c’est le fort potentiel du lieu.
Il y a moyen de se faire plaisir, de donner libre cours à leur imagination… Et apprendre. Apprendre à construire. Apprendre à bricoler. Apprendre à rénover.
La propriétaire de la maison n’a jamais eu l’intention de vendre. Ce qu’elle veut, elle, c’est que la vieille demeure reste dans la famille. Finalement, elle va se faire une raison. Elle se dit que c’est peut-être mieux comme ça. Pour Claire et Clément, l’aventure peut alors commencer… L’idée est… Claire ! La priorité est de conserver l’esprit du lieu. C’est une maison en pierre. Elle va le rester. Et cela va se voir. Bien sûr, la transformation est importante. Il est nécessaire de créer davantage d’ouvertures pour apporter plus de lumière. Et, à l’intérieur, des murs porteurs sont détruits pour donner davantage de volume.
Le résultat s’avère magnifique. Au rez-de-chaussée, les nouveaux propriétaires bénéficient d’une grande pièce de vie où le sol en tomettes se marie parfaitement avec les poutres en chêne du plafond. Une jolie cuisine, un bureau et une salle de bain viennent compléter le tout. A l’étage ? Une seconde salle de bain et trois chambres très agréables. Dans un premier temps, l’une d’entre-elles avait été aménagée en mezzanine.

Ecologique avant tout
Outre l’aspect esthétique, le couple a tout particulièrement porté sa réflexion sur une question primordiale à ses yeux : Comment faire de cette maison une habitation performante en matière de consommation d’énergie ? La toiture, déjà, sera refaite à neuve. Et la décision de poser un frein-vapeur pour lutter contre l’humidité ne se posera pas très longtemps. Son efficacité est prouvée. Pour la nouvelle dalle, Claire et Clément opteront pour un béton d’argile disposé sur un hérisson de cailloux surmonté de liège en panneau. Les matériaux écologiques seront toujours privilégiés.
Laine de bois et ouate de cellulose pour l’isolation des murs nord et est de l’étage. Au sud, ce sera un torchis allégé « fait maison » (voir encadré).
Des choix judicieux. Tout comme celui d’installer une vmc double flux et, sur le toit, un panneau solaire assurant la production d’eau chaude sanitaire. Pour ce qui est du mode de chauffage, le choix s’est porté sur un poêle de masse, certes volumineux, mais facile à utiliser et… très économe. Trois stères de bois s’avèrent effectivement suffisantes à l’année pour assurer une température agréable sur l’ensemble des 110m². Enfin, un bassin de phytoépuration est venu régler la question de la gestion des eaux usées.

AVANT :

AVANT

APRES :

APRES

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Quel professionnel pour ma maison ?

Architecte, constructeur, maître d’œuvre…

Sauf cas exceptionnel, un projet de construction nécessite le soutien d’un professionnel expérimenté. Trois choix s’offrent à vous : le constructeur, le maître d’œuvre ou l’architecte. A qui faire appel ? Les contrats, donc les garanties et protections qu’ils proposent, ne sont pas les mêmes et peuvent vous aider à choisir celui qui vous convient le mieux.

Les constructeurs de maisons individuelles
Les constructeurs travaillent sous le régime du Contrat de construction d’une maison individuelle (CCMI). Ce contrat est très protecteur. Vous traiterez avec un interlocuteur unique (le constructeur) et bénéficierez d’un délai de rétractation. La principale protection offerte par le CCMI, c’est la garantie de livraison à prix et délais convenus. Vous êtes assuré de voir votre maison terminée quoi qu’il arrive. Autre certitude, on vous livrera une maison conforme à la réglementation thermique 2012. Le constructeur s’occupera également des formalités que la RT 2012 rend obligatoire.

Les architectes et les maîtres d’œuvre
Si un CCMI vous assure d’un prix global, vous n’avez pas accès au détail. Le maître d’œuvre et l’architecte optent, eux, pour la transparence totale en la matière : vous signez, en effet, les devis de chaque entreprise. En revanche, les aléas de chantier restent à votre charge. Suivre un chantier est un travail complexe. Le CCMI vous assure d’un suivi complet et c’est également possible avec un architecte et un maître d’œuvre en signant un contrat en « mission complète ». On notera également que l’accès au chantier est plus facile en passant par un architecte ou un maître d’œuvre (vous n’avez pas besoin d’autorisation).

Standard vs personnalisée
Au niveau conception, si vous recherchez un produit plutôt « personnalisée », peut-être devriez-vous plutôt vous tourner vers un maître d’œuvre ou un architecte. Attentifs à vos souhaits, ils se font forts de faire naître la maison de vos rêves. Toutefois, même si cela ne reflète pas la tendance générale, il existe des constructeurs qui proposent une démarche personnalisée. Dans tous les cas, c’est à vous qu’il appartient de vérifier que le professionnel propose une architecture bioclimatique. Il convient de visiter les chantiers de votre professionnel, ils parleront pour lui. Et, peu importe quel professionnel vous choisirez, vous avez la possibilité de rencontrer gratuitement un architecte dans le CAUE (conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) de votre région. Celui-ci pourra valider vos plans dans le respect d’une architecture bioclimatique.

Attention !
Vous ne devez pas oublier qu’au delà de 150 m² de surface de plancher ou d’emprise au sol, le recours à un architecte est obligatoire.

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ILS HABITENT UNE MAISON IMPRIMEE EN 3D

A Nantes, en plein cœur du quartier de la Bottière, 54h ont suffit pour monter les murs de leur maison. Pas de magie derrière ce tour de force… Mais un robot novateur et un procédé nommé BatiPrint3D.

C’est la nouvelle rock star du quartier ! Avec son design tout particulier en forme de Y, il faut dire que cette jolie maison de 95 m² attire les regards. Mais c’est surtout le peu de temps qu’il a fallu pour la voir apparaitre dans le paysage qui a surpris les habitants de la rue du Croissant. Des murs montés en 54h seulement. A Nantes, on n’avait jamais vu ça. Et nulle part ailleurs, d’ailleurs ! Ici, on n’a pas vu de maçon. Mais un robot mobile équipé d’un bras articulé, capable d’élever des murs de plusieurs mètres de haut.

Le procédé, nommé BatiPrint3D, a été imaginé par Benoît Furet, professeur et chercheur au LS2N, le labo des sciences du numérique de l’université de Nantes. Il met à profit l’usage de la maquette numérique (BIM). Guidée par un capteur laser, la tête du robot réalise un coffrage en polyuréthane étendu par couches successives, à l’intérieur duquel est coulé du béton. On obtient ainsi une isolation de l’habitat sans pont thermique. Vitesse et efficacité combiné !

CONSTRUCTION MAISON 3D

L’architecte a lui aussi pu tirer profit des libertés offertes par ce procédé pour faire parler son imagination. Une liberté qui se retrouve dans les volumes intérieurs dont les larges ouvertures sur le paysage révèlent, par la lumière qu’elles offrent, de vastes espaces à vivre tout en courbe.
Il a également permis de réaliser un projet très respectueux du contexte végétal existant. Car les arbres étaient nombreux sur le terrain. Et il fallait être audacieux pour implanter là une maison sans en abattre un seul. La mission a pourtant été réussie. Les chambres du logement sont venues se glisser entre les arbres, en étant reliées entre elles par de longs murs en courbes tendues.
Du bel ouvrage !

Lire la suite dans L’Habitat durable n°11 – parution septembre 2018.

HABITAT DURABLE 2018

Le Magazine de l’Habitat durable et des énergies renouvelables sort de Presse !

Une nouvelle parution présentant l’actualité et les informations essentielles pour construire ou rénover. 128 p dans lesquelles vous trouverez les professionnels et les artisans vendéens qui donnerons vie à votre projet, sans oublier les organismes pour le financement.

Le magazine de l’Habitat durable est en vente 4,50 Euros dans les maisons de presse, disponible sur Vendee Mag, Habitat Durable 2018 et offert aux visiteurs du salon de L’Habitat and Co, en présence de Stéphane Thébaut, les 28,29 et 30 septembre prochain à la Roche-sur-Yon, parc des Oudairies.