LE CHOIX DU TERRAIN, UNE PREMIERE ETAPE PRIMORDIALE

Où ? Un tout petit mot pour une grande interrogation. Avant de faire construire, le choix de l’implantation est fondamental dans le découlement de tout le reste. En ville comme à la campagne.

Pour un projet familial, pensez à la proximité des commerces, des loisirs et des écoles. L’ensoleillement, la vue et le calme devront également être pris en compte pour assurer votre bien-être au quotidien.

L’emplacement de votre parcelle déterminera aussi l’éloignement (ou la proximité) des réseaux urbains et par conséquent le coût du raccordement (au tout-à-l’égout, à l’eau, au gaz, à l’électricité, au téléphone, à internet, etc.).
Oui, il y a de multiples questions à se poser au moment de choisir son futur terrain. Et il ne faudra surtout pas les négliger. Que votre choix se porte sur un terrain en lotissement, c’est-à-dire qu’il fasse partie d’un vaste terrain divisé en plusieurs lots ou parcelles vendus individuellement, ou sur un terrain diffus (isolé et vendu seul).

Un terrain en lotissement
Pourquoi pas ? C’est avant tout faire le choix de la sécurité. Mon terrain sera obligatoirement constructible. Et j’aurai la garantie qu’il soit borné et viabilisé ! C’est-à-dire raccordé aux différents réseaux (eau, électricité, téléphone…)En contre-parti, je devrais respecter certaines règles de construction propres au lotissement. Cela peut concerner l’implantation des bâtiments, l’aspect extérieur des constructions ou des clôtures. Ce règlement peut aussi fixer des règles sur le plan architectural avec certains types de matériaux à utiliser ou couleurs à respecter pour la construction.
Je ne devrai pas oublier non plus de consulter le cahier des charges, qui est en quelque sorte le « mode d’emploi du savoir vivre en lotissement ». Il va concerner divers aspects de la vie en communauté (stationnement, entretien des parties communes…).

Si je choisis un terrain individuel, isolé ou diffus, je bénéficierai davantage de liberté pour faire construire la maison de mes rêves, à condition de respecter les règles d’urbanisme. Mais je devrai effectuer plusieurs démarches en amont. Bornage, viabilisation… Tout cela a un coût ! Et, avant tout le reste, je ne dois pas oublier de m’assurer d’une chose : Le terrain est-il bien constructible ?

Article a Lire dans le Magazine de L’Habitat durable n°11, Parution Septembre 2018

En vente 4€50 en maison de presse.

MAISON PASSIVE : Côté pile, côté face

C’est sans nul doute, la maison de demain. A l’heure où tout le monde parle écologie et protection de la planète, la maison passive s’avère de plus en plus prisée par les nouveaux propriétaires. Comme ici, à Mortagne-sur-Sèvre…

C’était sa priorité. Lorsqu’il s’est décidé à faire construire, ce couple vendéen avait plusieurs idées en tête. Mais ce qu’il voulait avant tout, c’est une maison passive. Pour le côté économie d’énergie bien sûr. Mais surtout pour l’esprit « écolo ». Une maison passive ne consomme pas aujourd’hui… elle ne consommera pas plus demain.
Une maison passive donc, essentiellement. Mais une belle maison également ! Il leur a alors fallu du temps pour trouver la personne qui saurait traduire sur le terrain ce qu’ils avaient tout deux longtemps imaginé. L’architecte Marie Chappat, de l’agence INSO, fut celle-là. Aujourd’hui, ils ne regrettent surtout pas leur choix.
Ici, performance rime avec élégance. Située sur les hauteurs d’un très joli coteau, la maison surprend dans un premier temps. Le contraste s’avoue saisissant entre les façades nord et sud. Côté rue, un bloc sobre et classe à la fois ! Côté jardin, la terrasse supérieure et les nombreuses baies vitrées subliment une maison totalement ouverte sur la vallée environnante. Un choix dicté par l’orientation géographique et la nécessité de faire entrer la lumière au sud, mais pas seulement. Une volonté aussi de conserver un peu d’intimité de l’autre côté. Là, une porte d’un rouge flamboyant et une petite fenêtre habillent tout simplement la façade composée de panneaux de fibro-ciment blanc. Un choix judicieux lorsque l’on veut composer avec l’aspect financier et l’esthétique.

COTE PILE
L’ensemble s’intègre parfaitement à la topographie. Pas si facile sur un terrain très pentu ! L’architecte a fait le choix de jouer sur la volumétrie. Et c’est très réussi. Un temps imaginé au rez-de-jardin, l’espace de vie a finalement pris place à l’étage, à hauteur de rue. Outre le séjour, on trouve là la cuisine bien sûr, mais aussi la suite parentale, composée d’une chambre et d’une première salle de bain.
La seconde ? Elle se situe un niveau en-dessous. Il suffit de descendre un petit escalier qui mène également aux deux autres chambres et au bureau. Trois pièces parfaitement orientées vers le sud et bénéficiant chacune d’une belle baie vitrée. Du bel ouvrage ! Protégées d’un trop plein de soleil par des volets roulants, elles le sont également par le débord de la terrasse, tandis que des brises soleils abritent les baies vitrées du niveau supérieur.
Le tout s’avère parfaitement isolé. Maison passive oblige. Aucune zone froide, ni pont thermique. Trois tests d’étanchéité ont été réalisés au fur et à mesure de l’avancé du projet. Et, aujourd’hui, le chauffe-eau et la vmc double flux suffisent à garantir une température douce et agréable tout au long de l’année. Hiver comme été. Du grand luxe ? Du passif tout simplement !

FICHE TECHNIQUEArticle a Lire dans le Magazine de L’Habitat durable n°11, Parution Septembre 2018

En vente 4€50 en maison de presse.