Ma maison économe : quelles solutions ?

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La consommation d’énergie de l’habitat est une préoccupation de plus en plus présente chez les porteurs de projet. Depuis 20 ans, les innovations s’enchaînent chez les fabricants de matériaux et de production d’énergie, apportant régulièrement de nouvelles solutions. Les professionnels du bâtiment sont les prescripteurs de ces solutions auprès des investisseurs.

Christophe Rabiller, architecte DPLG et directeur de 6K Architecture à La Roche-sur-Yon, nous présente quelques pistes à suivre.

C’est aujourd’hui devenu un automatisme pour qui fait construire un logement. On pense écologie dans le choix des matériaux, proximité des fournisseurs, impact sur l’environnement lors de leur fabrication. Mais aussi, conséquences écologiques et économiques de l’usage de sa maison à long terme. Est alors abordée la question de la consommation d’énergie. « Les deux critères importants à prendre en compte sont la déperdition thermique et les apports calorifiques » déclare Christophe Rabiller. En d’autres termes : quelle isolation et qu’elle source d’énergie pour ma maison ?

Une bonne implantation

La réflexion doit commencer en amont. Dès la conception, l’architecte va prendre en compte la situation du terrain et son environnement. « Je ne démarre aucun projet sans m’être d’abord rendu sur place » explique Christophe Rabiller. « Nous prenons en compte l’orientation de la parcelle, sa pente éventuelle, la végétation sur le terrain et les espaces limitrophes, et même la présence ou non de constructions voisines. » Ces paramètres détermineront le bon emplacement et la bonne orientation de la construction. Une orientation qui prendra son importance notamment au moment de positionner les ouvertures. Nous y reviendrons…

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Le choix des matériaux

Une fois l’implantation déterminée, vient le choix des matériaux pour la structure. « On peut par exemple préférer la brique au parpaing » propose l’architecte. « Même si le surcoût est encore rédhibitoire pour beaucoup, le gain à long terme est désormais reconnu. » La maison en structure bois connait aussi un franc succès depuis quelques années. « C’est un domaine où les progrès ont été importants. L’ossature bois, ajoutée à la laine de bois pour l’isolation et au bardage extérieur, donne des performances thermiques très bonnes. »
Des avancées ont également été réalisées avec la laine de verre. Un produit d’abord plébiscité puis délaissé avec l’arrivée des matériaux dits bios. « On peut aujourd’hui très bien isoler sa maison du froid et la protéger des chaleurs de l’été avec de la laine de verre. Sans pour cela en mettre une couche de 60 cm d’épaisseur » affirme Christophe Rabiller.
Quant à ceux qui veulent à tout prix privilégier les matériaux biosourcés, là encore l’architecte a la solution. « Il existe de bons isolants en fibre de lin, comme ceux produits en Vendée par la CAVAC par exemple. »
L’idéal étant de privilégier autant que possible une isolation par l’extérieur. « Il est toujours préférable de stopper l’action du froid ou de la chaleur avant qu’elle ne pénètre le mur plutôt qu’après. »

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Bien ventiler

L’isolation contribuera à diminuer les déperditions de chaleur et surtout l’entrée de l’air froid dans le logement. « On peut construire une maison complètement étanche aux flux d’air extérieur. Mais il faut faire attention aux pathologies engendrées par une étanchéité trop parfaite. » C’est là que la ventilation double flux prend son importance. « Elle permet …

6.K Architecture
Conseils – Projets – Architecture – Maîtrise d’œuvre
27 rue Benjamin Franklin – La Roche-sur-Yon
Tél. 02 51 36 82 64  – www.6-k.fr

Suite à Lire dans le magazine HABITER EN VENDEE n°12 , parution Octobre 2019.

En vente 4,50 € dans les maisons de presse.

EcoTree : Valorisez les forêts françaises en devenant propriétaires d’arbres !

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L’idée paraît si simple qu’on pourrait s’étonner que personne ne l’ait eue avant. Elle en a pourtant surpris plus d’un… Car il ne suffisait pas d’y penser. Encore fallait-il réussir à la mettre en œuvre. Après plus de deux ans de bataille juridique, EcoTree y est enfin parvenue. Cette start-up soucieuse de l’environnement propose en effet, depuis trois ans, d’acquérir un actif arbre.

Une équation vertueuse
Dans les faits, vous devenez propriétaire d’arbres naissants, qu’EcoTree plante et valorise jusqu’à leur maturité, puis vous en touchez le produit de la vente comme bois d’œuvre. « C’est une équation vertueuse entre les dimensions environnementales et économiques, explique Baudouin Vercken, l’un des fondateurs d’EcoTree. Non seulement vous participez au renouvellement et à la gestion des forêts, mais vous bénéficiez aussi d’un retour sur investissements, avec une valorisation moyenne des arbres de 2 % par an. » Pour les entreprises, c’est aussi un bon moyen de compenser son bilan carbone, de s’engager et de communiquer positivement, ou encore de fédérer le corps social…

Rendre ses lettres de noblesse à la forêt française
Pour Baudouin Vercken, Erwan Le Méné et Vianney de la Brosse, les trois fondateurs d’EcoTree, tout est parti d’un constat : celui que « l’éco-responsabilité n’est pas assez récompensée et valorisée en France, en particulier au niveau de l’entretien et de la gestion des forêts ». En France, 75 % des forêts sont privées et plus d’un million de propriétaires forestiers possèdent moins d’un hectare. Difficile dans ses conditions de mettre en place un dispositif efficace et satisfaisant pour tout le monde.

En plus de permettre à tout un chacun de s’impliquer dans le renouvellement et la gestion durable des forêts françaises, EcoTree s’engage également à lui redonner ses lettres de noblesses en plantant du bois de qualité (chêne notamment), dans le respect de la biodiversité forestière. « Nous partons du principe que la forêt fait partie d’un patrimoine commun, que nous devons tous entretenir et respecter. »

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La Vendée, un marché prometteur
Depuis ses débuts, en 2016, EcoTree a déjà planté plus de 400 hectares en Bretagne, Ile de France, creuse et débute son activité également en Bourgogne (Morvan). Mais l’entreprise qui pousse aussi vite que les arbres dont elle s’occupe ne compte pas s’arrêter là. Et La Vendée semble une terre d’accueil prometteuse avec ses nombreuses entreprises et son dynamisme économique. « Les entreprises ont un rôle à jouer sur le maintien et la restauration des forêts qui représente un véritable enjeu de développement du territoire. Il suffirait d’un élan commun de quelques entreprises pour pouvoir mettre en place un nouveau projet forestier, où tout le monde aurait à y gagner. »

ecotree, la nature a de la valeur
110 rue Charles Nungesser – 29490 GUIPAVAS
www.ecotree.fr

A Lire dans le magazine HABITER EN VENDEE n°12 , parution Octobre 2019.

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Habitat écologique : Le point de vue de l’Architecte Olivier DUGAST…

 

OLIVIER DUGAST

Le monde de la construction évolue et poursuit lentement son adaptation aux défis environnementaux d’aujourd’hui. Et la profusion de nouvelles normes et de solutions écologiques pour l’habitat peut parfois désorienter les porteurs de projet. Olivier Dugast, architecte à La Roche-sur-Yon, nous aide à y voir un peu plus clair sur cette évolution.

Est-il possible de vivre aujourd’hui dans des habitats qui respectent vraiment notre environnement ?
Tout cela dépend jusqu’où on pousse la démarche écologique. Le premier impact qu’a notre habitat sur l’environnement est la consommation d’espace naturel. Par exemple, le modèle de la maison individuelle, très ancrée dans notre idéal d’habitation, consomme beaucoup de cet espace. La réglementation a d’ailleurs évolué à ce sujet. Les parcelles de lotissement sont progressivement passées de 1 000 m2 en moyenne à 450 m2 aujourd’hui.
L’idéal serait de recycler la ville sur elle-même en la densifiant, en privilégiant donc l’habitat collectif.
Le second facteur primordial est la maîtrise de l’énergie. Cela pour l’habitat lui-même mais aussi en amont, lors de sa conception puis de sa réalisation. On peut choisir les circuits courts pour les matériaux et équipements afin de limiter les transports, bien gérer l’eau et l’électricité sur les chantiers, et aussi recycler les déchets générés par la construction.
Enfin, il y aura bien entendu tous les choix qui seront faits quant à l’habitat lui-même : orientation, isolation, mode énergétique…

Est-ce rentable d’investir dans la construction ou la rénovation écologique ?
Il y a forcément un surcoût. Et ce dernier, comme la rentabilité de l’investissement, dépendra des choix de départ, et à quel point on veut que sa maison respecte l’environnement. On peut estimer qu’une maison durable devient rentable au bout de 10 à 15 ans. Cela dépend aussi des équipements. Les panneaux photovoltaïques par exemple, demandent un certain entretien et un remplacement à assez court terme. On est donc en droit de se demander si l’investissement de départ est judicieux. D’autant que c’est une technologie qui demande plus d’énergie à la fabrication que ce qu’elle permet d’économiser.
Cependant, ce n’est pas le cas pour tous les produits. Et un projet simple et bien réfléchi peut permettre d’atteindre le bon équilibre entre investissements et économies. Je pense d’ailleurs à ce sujet que les banques devraient prendre en compte ces économies à long terme et mieux aider les investisseurs quant à ce surcoût à la construction.

L’habitation durable oblige-t-elle à sacrifier l’esthétique ?
De prime abord non, même si l’abandon des matériaux esthétiques peu vertueux peut avoir un impact sur l’aspect final. Mais on trouve toujours des produits de remplacement et cela permet aussi de changer de point de vue.

Y a-t’il des critères écologiques minimum sur lesquels vous ne dérogez pas lorsque vous répondez à une commande ?
On ne peut pas tout s’interdire. Mais il est vrai qu’il y a certaines choses qu’on ne fait plus aujourd’hui. Par exemple, nous ne proposons plus de chauffage au fioul. Nous interdisons également la mousse polyuréthane sur les chantiers et nous veillons au bon recyclage de tous les déchets. Car il faut admettre que le monde du bâtiment n’est pas encore le plus vertueux en terme d’environnement…

Suite à Lire dans le magazine HABITER EN VENDEE n°12 , parution Octobre 2019.

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L’autre monde possible de Guillaume Chauvin

GUILLAUME CHAUVIN

Depuis 10 ans, Guillaume Chauvin pose un regard attentif sur notre société et ses perspectives d’évolution. Ce Yonnais de 32 ans veuT croire que la prise de conscience par tous des enjeux environnementaux est encore possible. Tiraillé entre optimisme et désillusions, il mobilise ses contemporains autour d’actions locales et interpelle élus et responsables à l’urgence écologique.

Les pages de la presse régionale et les réseaux sociaux commencent à connaître son nom. Depuis quelques années, Guillaume Chauvin se fait le porte voix de la cause écologique à la Roche-sur-Yon et sur l’ensemble du département vendéen. Le plus souvent, en faisant la promotion sur le net et sur le terrain, des actions lancées à l’échelle nationale ou internationale.

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Marcher et courir pour l’environnement

On se souvient notamment de l’initiative Run Eco Team, née sur internet en 2016 et relayée par Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook. Le concept étant d’allier course à pied et ramassage des déchets. Le mouvement a initié près de 400 événements en 2 ans à travers le monde. En Vendée, c’est Guillaume Chauvin qui s’en fera l’ambassadeur. « Nous avons organisé une douzaine de sessions dans la région depuis le lancement » explique-t-il. « Et nous sommes passés de 18 à 80 participants par session. »

C’est encore lui qui prend la parole, place Napoléon, lors de la première marche pour le climat en septembre 2018. Une action nationale, lancée à l’appel de Nicolas Hulot après sa démission du gouvernement, et qui avait réuni 450 personnes dans la préfecture vendéenne. « Il n’y avait pas trop de concept au départ. L’idée était de se réunir, avec chacun un message de sensibilisation, et de lancer la discussion autour des enjeux écologiques. »

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Mobiliser citoyens et élus

Car c’est bien là le nœud du problème : organiser le débat et réfléchir à ce que chacun peut faire à son niveau. À la fois dans les actions concrètes au quotidien, mais aussi en révisant son mode de pensée.
Mais, pour changer une société, tous ses étages doivent être concernés. Guillaume Chauvin l’a bien compris. C’est pourquoi il interpelle de plus en plus les élus. « En octobre 2018, nous avons remis symboliquement une copie du rapport du GIEC(1) au maire de La Roche-sur-Yon. Nous y avons ajouté sept propositions, déjà en oeuvre dans d’autres villes, et qui pourraient être appliquées ici. »
Les élus disent étudier la question mais Guillaume attend toujours des décisions tangibles. « Certes, le temps politique n’est pas le même que celui de la mise en oeuvre concrète pour le particulier. Mais l’urgence est là, et beaucoup de solutions peuvent facilement et rapidement être mises en oeuvre. »

En effet, le jeune homme estime qu’il est plus que temps d’agir et qu’élus et citoyens sont depuis très longtemps avertis du problème. « On sait depuis le début des années 70 et le rapport Meadows(2), que la croissance a ses limites. En mobilisant les gens, nous espérons que le nombre fera bouger les décideurs. Car la phase de ce qu’on appelle la transition écologique se réduit de plus en plus. Et nous nous dirigeons tout droit vers une époque d’obligation au changement. Le choc n’en sera que plus brutal. »

Un nouveau logiciel de pensée

De son côté, le jeune homme a depuis longtemps effectué cette prise de conscience. Une révélation qu’il a eu à l’occasion de plusieurs voyages à l’étranger. (voir notre article pages 52) « J’ai passé plusieurs mois en Australie. Le dépaysement total m’a ouvert les yeux sur le fait que nous voyons trop les choses à l’échelle franco-française, par le petit trou de la lorgnette hexagonale. J’ai voyagé également ailleurs en Europe. D’autres modèles sont possibles. Il faut confronter nos points de vue et s’ouvrir à des façons de penser différentes. » Un changement de logiciel, donc, que Guillaume met en application dans sa vie de tous les jours, tant sur le plan privé que professionnel.
En 2016, il lance en effet son activité de livraison en vélo électrique et veut tout de suite y associer les pouvoirs publics. Il propose à la mairie yonnaise d’effectuer le transport des livres et documents entre les différentes médiathèques de la ville en vélo-porteur. « Ma proposition n’a pas trouvé l’écho que j’espérais » regrette-t-il. « Le transport se fait toujours en voiture. Dommage, pour une ville qui veut mettre en avant les déplacements doux. » Il admet toutefois que la création de la Maison du Vélo par la municipalité va dans le bon sens. C’est encore lui qui tentera de convaincre une élue locale de ne pas effectuer un lâché de ballons, dont le caoutchouc est accusé de polluer les océans, à l’occasion du centenaire de l’Armistice 1918. Sans succès.

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L’espoirs dans le contact humain

Aujourd’hui, celui qui se présente comme entrepreneur environnemental, fait déjà le point sur son jeune parcours. « Je ne pensais pas, il y a encore 10 ans, être dans ce mode de vie. Je me voyais dans le modèle conventionnel. » Et d’analyser avec lucidité les raisons de son évolution. « Le coeur du réacteur, c’est le contact avec les autres. Au départ, j’avais une tolérance assez limitée. Mes voyages et mes rencontres m’ont ouvert l’esprit. La confrontation à d’autres points de vue est essentielle pour élargir sa vision des choses. Au final, le plus important, c’est l’interaction humaine…

Suite à lire dans le magazine J’OSE EN VENDEE n°6 – Parution Avril 2019

Expo : « Estuaire Monumentale Nature » au Centre Beautour

 

L’exposition « Estuaire Monumentale Nature » est un aperçu de l’estuaire de la Loire sous un angle inédit. Partant des œuvres pérennes implantées le long de la Loire dans le cadre de la manifestation culturelle Estuaire 2007-2009-2012, ce parcours révèle l’extraordinaire richesse des paysages, de la flore et de la faune entre Nantes et Saint-Nazaire.
Jusqu’au 31 décembre du mardi au samedi et jours fériés, 14h à 18h.  Adulte : 5 €. 6-15 ans : 3,50 €. Gratuit enfants moins de 6 ans, Centre Beautour – Route de Beautour – Accès Parc Eco 85, La Roche-sur-Yon, tél 02 51 24 32 40 .