La fleuriste Isabelle Brethomé, Meilleure ouvrière de France

ISABELLE BRETHOME

Isabelle Brethomé a été sacrée Meilleure ouvrière de France en octobre 2018 à Chartres grâce à ses créations végétales.
Un titre qu’elle gardera à vie, récompensant ses 30 années d’expérience dans le domaine des fleurs.

Voilà trois ans qu’Isabelle Brethomé a ouvert sa petite boutique de fleurs aux Sables-d’Olonne dans le quartier des Présidents, lorsqu’elle est venue s’installer en Vendée avec sa famille. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la fleuriste a vadrouillé depuis ses débuts dans ce beau métier. Elle a été responsable de magasin et a exercé 10 ans en tant que formatrice à l’école La Pivèrdière à Angers, s’envolant même pour le Japon et la Corée afin d’enseigner l’art floral. « J’ai voulu revenir à quelque chose qui était ancré en moi en ouvrant ma boutique. »

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Dépassement de soi

Un parcours qui lui a permis de développer son savoir-faire et d’obtenir le titre de Meilleure ouvrière de France en octobre dernier à Chartres, après 23 heures d’épreuves sur trois jours. Le Graal, symbole du dépassement de soi pour la fleuriste qui avait déjà participé à une édition du concours il y a 8 ans, sans succès. « Après une première sélection sur dossier, 34 personnes ont été retenues, puis huit ensuite. Finalement, nous sommes cinq à avoir reçu le titre de Meilleur ouvrier de France, dont trois hommes et deux femmes. Il y a 8 épreuves qui vont de l’infiniment grand à l’infiniment petit, c’est complètement différent de ce que l’on fait en boutique. On est jugé par nos pairs, la moitié en Meilleurs ouvriers de France et l’autre moitié entre salariés et formateurs », détaille la fleuriste qui considère devoir aussi sa victoire à sa famille. « Ce n’est pas un concours que l’on fait seul, il faut avoir une équipe derrière, on emmène tout le monde avec nous. Se lancer dans ce parcours, c’est un challenge et un dépassement de soi personnel. Lorsque j’ai reçu le titre, j’ai eu la sensation de faire partie de la grande famille. C’est très gratifiant d’obtenir la reconnaissance de ses pairs d’autant plus que c’est vraiment un examen : il y a des corps de métier où il n’y a pas eu de Meilleur Ouvrier de France. »

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Fleurs de saison

Dans sa boutique, Isabelle Brethomé a à cœur de travailler les fleurs au gré des saisons. « Un beau bouquet, ce sont des fleurs de saison. J’adore travailler des produits différents tout au long de l’année, des fleurs coupées, des arrangements de plantes… », poursuit la fleuriste pour qui ce métier était une évidence. « Je voulais exercer un métier de l’artisanat, faire quelque chose de mes mains, créer. Le végétal me plaisait, c’est donc tout naturellement que je me suis dirigée vers la fleur », confie-t-elle. Dans son magasin, elle privilégie les fleurs des producteurs français lorsqu’elle le peut mais vend également des fleurs venues d’Italie, d’Israël, d’Équateur… Son coup de cœur ? « Les fleurs roses, un peu légères. J’adore faire des couronnes qu’on peut faire sécher », confie Isabelle Brethomé que l’on n’arrête plus lorsqu’elle parle de sa passion.

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Promouvoir l’artisanat

S’il y a bien un point sur lequel Isabelle Brethomé insiste, c’est l’excellence que l’on trouve dans diverses disciplines artisanales…

Suite à lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

Restaurant LE PORT, embarquement gourmand ! La chaume, Vendée

LE PORT

Poissons à la plancha, accras de morue, fish and chips, produits créoles et asiatiques… la cuisine de la mer de Jules Servant et sa femme Mathilde, au restaurant Le Port, sur le quai George V, s’illustre à la fois par sa simplicité et son exotisme.
Ces deux passionnés ont fait leurs armes un peu partout autour du monde, aux Antilles, sur la côte Catalane, aux Etats-Unis ou encore en Australie. Mais c’est bien aux Sables-d’Olonne, qu’ils ont choisi de monter leur premier établissement, en 2015. « Mathilde est originaire d’ici, indique Jules. Et j’ai tout de suite eu un coup de coeur en découvrant La Chaume. »

Le cadre industriel de ce restaurant est épuré mais le plafond végétal donne à l’ensemble une ambiance cosy. Une équipe de six personnes y sert une cuisine variée qu’elle adapte en fonction des pêches et des saisons. Toujours élaborée sur place avec des produits frais et locaux. « Une cuisine sans prétention, mais faite avec de bons produits et surtout de la passion. »

LE PORT 2

Le Port – 24 quai George V – 85100 Les Sables d’Olonne – Tél. : 02 51 32 07 52

A lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

La Cantine d’Arthur, la cuisine locale aux saveurs du monde

STEEVE MALDINEZ

Les Sablais connaissent tous La Cabane d’Arthur, cette petite guinguette d’été rouge et noir qui fait, chaque soir, le bonheur des amateurs de coucher de soleil sur la plage de Tanchet. Ils pourront désormais profiter tout au long de l’année de la Cantine d’Arthur sur le quai George V.
Le concept : une cuisine gourmande, simple et parfumée, des mets locaux aux saveurs du monde, comme le fameux wok de seiche.
Les woks, massamans, burgers, bowls, ceviches, pad thaï et masi goreng sont préparés sur place.
Fort de ses multiples expériences en France et en Angleterre, Steeve Maldinez, autodidacte passionné anime chaque jour cette cantine avec sourire et humour. Le décor est simple, épuré et végétalisé. Voici un lieu atypique où il fait « bon vivre et bon manger ».

SALLE ARTHUR

La Cantine d’Arthur – 18 quai George V – 85100 Les Sables d’Olonne – Tél. : 02 51 04 36 21

A lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

« La nouvelle vague » sur le quai de la chaume, Vendée.

3 nouveaux sur le quai

Depuis le rattachement de La Chaume aux Sables-d’Olonne en 1754, bien de l’eau a coulé dans le chenal, emportant avec elle une grande partie des rivalités qui opposaient les deux anciennes communes. Rivalisant avec le cachet du remblai et l’attrait des boutiques du centre-ville, le « berceau de la cité » a toujours su défendre son caractère vivant et populaire. Voici qu’une énergie nouvelle souffle sur La Chaume avec l’arrivée de jeunes entrepreneurs de talent.

Première vitrine de son identité, le Quai George V, en bordure de chenal, prend des couleurs. Celui qu’on appelle plus communément le quai de La Chaume, est à l’image de ses habitants : des gens au caractère enjoué avec une certaine inclinaison pour la fête, la danse et les plaisirs de bouches. Pour preuve, les trois nouvelles enseignes qui y ont ouvert leur porte côte à côte l’an dernier.

LES QUAIS

Karine et David, Steeve, et Antoine se sont installés là sans se connaître ni se concerter. On ne pouvait pourtant pas rêver de réunion plus complémentaire.
Le premier est caviste, et propose des dégustations sur place assorties de charcuterie et autres petites entrées maisons.
Le deuxième est restaurateur, et revisite principalement la cuisine du monde à la sauce vendéenne, quand ce n’est pas l’inverse.
Enfin le dernier est artisan glacier, Italien du fond de l’âme jusqu’au fond de sa cuisine.
Apéritif, plat, dessert… un triptyque de rêve pour une soirée réussie sur le quai de La Chaume.

LA GOULFINE

Dans leur querelle ancestrale avec Les Chaumois, Les Sablais avaient peut-être raison d’être jaloux car, à midi, c’est bien sur le quai de La Chaume que le soleil donne le mieux. Et qu’y a-t-il de meilleur pour déguster une bonne douzaine d’huîtres que le faire en terrasse au soleil devant une bonne bouteille de vin blanc ?
Karine et David Perocheau ne s’y sont pas trompés. Enfant du pays, Karine tenait une boulangerie dans le centre de La Chaume. Lui, était gestionnaire de patrimoine. Rien à voir avec une cave, mais leur passion commune pour le vin et l’envie de faire quelque chose ensemble les ont poussés à la reconversion.
Avec des vins de qualité, des produits d’épicerie bio et locaux, et une ambiance qui pousse à la détente, Karine et David ont su trouver leur emplacement et leur créneau. Leurs assiettes de fromages et de charcuterie qui accompagnent leurs dégustations sont à ravir, et l’ambiance est à la hauteur des produits, à la fois chic et simple. Parole de Chaumois : « ici on mange, on boit, et on vit comme chez nous. »

LA GOULFINE2

La Goul’fine – 17 quai George V – 85100 Les Sables d’Olonne – Tél. : 02 51 23 95 44

A demain pour la suite de nos portraits…

Suite A lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

La passion créatrice de Madeline Guérin, Costumière d’Autrefois Challans, Vendée

MADELINE GUERIN

De la couture au dessin, du dessin à la couture…

L’habit ne fait pas le moine, mais le costume peut faire le Maraîchin. Madeline Guérin, la costumière salariée d’Autrefois Challans, en sait quelque chose. En dix ans, cette passionnée aux doigts de fée a réalisé et raccommodé plus de 4 000 costumes pour les quelques 1 300 bénévoles de l’association. Des vêtements d’époque (1900-1920), qu’elle dessine et confectionne entièrement elle-même de A à Z. Retour au début du XXe siècle, où cette couturière et illustratrice mordue de dessin fait revivre, à chaque foire, les plaisirs simples de la vie de nos ancêtres maraîchins. Mais où sont les foires d’antan… ? Elles sont à Challans !

Concentrée sur sa table à dessin, Madeline peaufine les derniers coups de crayon de sa nouvelle création, le « potet », un jeu de l’Oie version Canard. Celui-là est bien Challandais. Il servira de support ludique pour les prochaines foires d’Autrefois Challans. Une passion beaucoup plus qu’un travail pour Madeline, qui ne manque jamais d’imagination ni de courage pour parfaire l’ambiance de ces incontournables rendez-vous annuels.

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Le plaisir des choses simples
Il faut venir y goûter pour bien se rendre compte. Humer les odeurs de volaille et des échoppes alimentaires. Entendre la musique et les chants. Et ce patois propre au Marais Breton « qu’on cause a tot ché coins de rue ».
Ici faire la foire prend tout son sens. On peut achallander, bien sûr, mais on mange aussi, on boit, on rit, on danse, on chante, on rencontre, on discute… Une bonne humeur et une joie de vivre véhiculées par les nombreux bénévoles, mais qu’on doit beaucoup aussi à Madeline.
Costumière salariée de l’association, c’est elle qui les habille depuis plus de dix ans.
Dix ans à fouiller les archives et les mémoires pour retrouver les secrets parfois bien enfouis d’un siècle révolu. Pour autant Madeline sait vivre avec son temps. « On ne vit pas dans le passé. On n’a pas de regrets en se disant : c’était mieux avant. On travaille juste pour pouvoir, quelques journées par an, retrouver un peu de simplicité et le respect des choses anciennes. »

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Un devoir de mémoire
Dix ans ! Un lustre pendant lequel, la petite fée de l’association a su se rendre indispensable. Un sacré travail, pour ne pas dire un travail sacré. Car confectionner ou repriser un costume d’époque, ce n’est pas seulement reproduire ou rapiécer un vieux vêtement abîmé, c’est entretenir un patrimoine. L’usure et l’obsolescence d’un habit vont de paire avec celles des us et coutumes d’une époque. Pour Madeline, chaque coup d’aiguille tisse un lien vers un passé et des traditions qui s’estompent.
Un devoir de mémoire en quelque sorte. Et même si Madeline n’est pas une Challandaise pure souche, (elle est née à Port-Saint-Père), elle en a très vite adopté l’histoire et les usages. « Au début, j’ai beaucoup travaillé à partir de photos, de livres, et d’images. Par la suite, l’essor des banques de données sur internet m’a beaucoup aidé. Mais je continue toujours d’apprendre auprès des anciens. ». Des techniques, un savoir-faire qu’on ne retrouve pas ou peu dans les livres.
« Beaucoup de choses se transmettaient oralement. Continuer à les utiliser et les remettre au goût du jour permet de ne pas les perdre. »MADELINE GUERIN 4

…Suite à lire dans le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

Ségolène Vandevelde, une découverte brillante pour la géoarchéologue

Ségolène Vandevelde

La jeune femme, qui vit à La Chaume, a découvert une nouvelle technique pour dater les occupations humaines. Grâce à ses recherches scientifiques, elle a reçu une bourse de la Fondation L’Oréal et l’UNESCO.

F comme… Fuliginochronologie

Ségolène Vandevelde est géoarchéologue et a décroché le 8 octobre 2018 la bourse France L’Oréal-UNESCO Pour les femmes et la Science récompensant ainsi son travail sur la fuliginochronologie. La fuliginochronologie ? C’est un terme qu’elle a imaginé sur le principe de la dendrochronologie (l’étude des cernes des arbres pour faire de la datation à l’année près). « Fuligine » désignant la suie. En étudiant les dépôts de suie retrouvés sur des cailloux lors de fouilles archéologiques, elle a découvert qu’on pouvait obtenir les mêmes résolutions temporelles qu’avec les cernes des arbres. « Ces concrétions calcaires se forment un peu de la même manière. La suie marque les occupations humaines et son étude dans les concrétions permet d’atteindre des résolutions temporelles inégalées pour des périodes reculées comme la Préhistoire », explique la géoarchéologue.

O comme… Occupation humaine

La suie qu’elle étudie s’est déposée dans le passé sur les parois des grottes, visible comme un dépôt noir à l’œil nu. « Lorsqu’on observe cette suie au microscope, il y a en réalité une multitude de films de suie, chacun d’eux marquant une occupation », poursuit Ségolène Vandevelde. Cette méthode permet également d’étudier le temps qui sépare deux groupes humains comme l’homme de Néandertal et l’Homo sapiens, ou d’étudier les rythmes d’occupation. « Grâce à cette technique, on peut mettre en évidence le fait qu’un groupe humain a occupé un même lieu à la même période de l’année pendant un temps donné, puis a arrêté de le fréquenter avant de revenir durant plusieurs années. »

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G comme… Grotte Mandrin

C’est en 2012, lors d’un chantier de fouilles à la Grotte Mandrin, dans la Drôme, que Ségolène Vandevelde a eu l’idée de s’intéresser de plus près aux secrets que pouvait cacher la suie. « L’archéologue responsable de l’opération m’a montré des cailloux noircis qui sentaient le brûlé quand on les grattait. Il s’agissait en fait de suie fossilisée sous une très fine concrétion calcaire. En dehors d’une étude pionnière menée dans les années 90, les archéologues ne s’y étaient pas plus intéressés que ça jusqu’ici », confie-t-elle. Elle commence alors à se pencher sur ces dépôts en Master 1 avant de poursuivre sa thèse dessus.

M comme… Maîtrise du feu

Ségolène a fait son premier chantier d’archéologie en 2009, lorsqu’elle était encore au lycée, pour découvrir le métier.
Originaire de Beaufort-en-Vallée dans le Maine-et-Loire, elle s’est par la suite formée à l’université de Montréal où elle a suivi une licence en anthropologie qui lui a permis d’étudier l’ethnologie, la linguistique, la bioanthropologie et l’archéologie. Elle a ensuite fait un Master en préhistoire à l’université Aix-Marseille puis a poursuivi par une thèse à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Installée depuis aux Sables-d’Olonne, elle est fréquemment sur les routes pour terminer sa thèse. « J’ai obtenu une dérogation pour la continuer une année de plus. J’aimerais la rendre d’ici fin 2019 », indique Ségolène Vandevelde. La géoarchéologue a déjà d’autres projets pour la suite et envisage notamment d’étudier les origines de la maîtrise du feu. « Mon rêve ultime serait ensuite d’obtenir un poste au Centre National de la Recherche Scientifique ! »

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R comme… Récompense

C’est en 2012, lors d’un chantier de fouilles à la Grotte Mandrin, dans la Drôme, que Ségolène Vandevelde a eu l’idée de s’intéresser de plus près aux secrets que pouvait cacher la suie. « J’ai trouvé des cailloux noircis qui sentaient le brûlé quand je les grattais. Il s’agissait en fait de suie fossilisée sous une très fine concrétion calcaire. Les archéologues ne s’y étaient pas plus intéressés que ça jusqu’ici », confie-t-elle. Elle commence alors à se pencher sur ces dépôts en Master 1 avant de poursuivre sa thèse dessus.

Suite A lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

Tous nos magazines de prestiges disponibles !

Après une nouvelle distribution, les dernières publications de Prestige des Editions OFFSET 5 sont disponibles chez nos annonceurs et dans les espaces publics partenaires.

Découvrez donc sans attendre nos reportages, portraits, rubriques shoppings et bonnes adresses… et toujours sur le site vendeemag.fr
les sables 21les sables 21 bisles sables 21 terla roche 13MAG CHALLANSmag challans 1 bis
la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

 

Portrait sur L’Hippodrome de Challans, 10 ans d’efforts enfin récompensés

HIPPODROME DES NOUES

Hippodrome des Noues
C’est l’un des meilleurs hippodromes du Département. Entièrement refaite il y a dix ans, la piste des Noues a su redonner à la Société des Courses de Chevaux de Challans les couleurs qu’elle avait perdues. Finis les obstacles. Désormais, c’est au trot que les cracks viennent labourer le sable maraîchin pour concourir et faire le spectacle.

Ce changement en profondeur a nécessité beaucoup d’efforts et d’investissements. Mais après une décennie de travail et un succès grandissant, la piste de l’hippodrome vient d’être promue piste européenne de 1re catégorie A.

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Le pari était osé. « Mais il fallait bien faire un choix. » Jean-Paul Gaillard l’a fait. En prenant les rênes de la Société des Courses de Chevaux de Challans en 2007, il a vite dû se rendre à l’évidence. « Entre le plat, l’obstacle et le trot, on ne pouvait plus fournir. L’entretien revenait cher et cela ne faisait pas davantage venir le public. Et puis, à vouloir faire trop de choses on ne faisait finalement rien de bien. Alors on a décidé de ne garder qu’une discipline, et on a privilégié le trot. » L’écho des réfractaires à cette idée a longtemps résonné dans le pays maraîchin. Mais Jean-Paul Gaillard n’a pas lâché la bride. Soutenu par la municipalité il fait refaire entièrement la piste en supprimant les obstacles, en 2009. L’investissement est important mais le résultat est enfin là. Après dix ans d’efforts, la Fédération a décidé, cette année, de promouvoir l’hippodrome des Noues en 1re catégorie A.

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Plus cent ans de passion
Il faut dire qu’à Challans, la passion pour les courses de chevaux ne date pas d’hier. Les premières remontent à la fin du XIXe siècle, mais elles relèvent encore davantage de la fête hippique où se mêlent chevaux de course et chevaux de pays. Les parcours se font sur les terrains privés de l’organisateur, M. de Baudry d’Asson, en reliant Fonteclose à La Garnache, avec des passages à gué inondés pour la beauté du spectacle.
En 1924, le Raid Hippique, créé par Mr Robert de Casson se veut plus sérieux, mais tient plus de la chevauchée fantastique que du derby. Les premiers raids se couraient sur route en deux manches d’une trentaine de kilomètres.
Il faudra attendre 1939 pour que François Boux de Casson crée la nouvelle Société des courses, telle qu’on la connait aujourd’hui, et lance les premières épreuves officielles sur l’hippodrome des Noues.

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…Suite à lire dans le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019

Là-haut sur la colline… à Saint-Georges-de-Montaigu en Vendée

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Leur nouvelle maison, c’est ici qu’ils la voulaient. Sur les hauteurs de Saint-Georges-de-Montaigu.
Mais encore fallait-il réussir à s’adapter au terrain très pentu. Un pari joliment gagné par l’équipe d’ISM.

Les années ont passé. Les enfants sont partis. Et leur maison était devenue trop grande pour eux. Pour ce couple de Saint-Georges-de-Montaigu, l’heure était venue de déménager, dans une demeure aux dimensions plus adaptées à la vie à deux. Mais il n’était pas question de partir trop loin. Leur priorité, c’était de rester dans le quartier.

Le terrain ? Pas de problème… Ils en ont trouvé un ! Alors, c’est vrai qu’il n’est pas trop de niveau. Et c’est peu dire. Il est même terriblement pentu ce petit bout de terre coincé entre deux habitations. Oui ! Mais il donne directement sur la Vallée de Saint-Georges. Et ça, ça n’a pas de prix.

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Il en fallu du travail de terrassement. Un sacré boulot ! Mais quand on voit le résultat, on se dit que cela valait quand même le coup. Les propriétaires sont ravis en tout cas. Avec son mélange de toitures tuiles et toitures plates et ses multiples volumes, l’ensemble offre un aspect contemporain qui fait son petit effet. S’adapter ! Tel fut le maître mot tout au long des étapes de construction. Le couple avait insisté. Ce qu’ils voulaient, c’est une maison de plain pied. Dans la roche, il a donc fallu creuser. Alors, autant rentabiliser. L’occasion fut belle de créer un petit préau. Et de donner du relief à la construction.

Monsieur et madame bénéficient également d’une suite parentale très sympathique avec dressing et salle de bain. Deux autres chambres peuvent accueillir la famille ou les amis de passage. Lesquels profiteront de la seconde salle de bain, laquelle a été pensée pour être accessible aux personnes à mobilité réduite. Oui, les années ont passé. Et anticiper n’est jamais une mauvaise idée.
On notera enfin que, malgré les contraintes, la maison se signale aussi par ses très belles performances thermiques. Du très beau boulot. Vraiment !

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Belle de dehors donc, celle-ci l’est aussi une fois qu’on en a poussé la porte d’entrée. Le petit hall donne sur une jolie pièce de vie. Un salon-séjour bien pensé et tout juste séparé de la cuisine par une charmante verrière. Ici, tout à été fait sur mesure. Et cela se voit. Même la porte coulissante qui donne sur la lingerie apporte une classe supplémentaire à la maison. Et que dire de cette magnifique terrasse qui offre une vue magnifique sur la vallée ? On a tout de suite envie de s’y poser et de déguster un petit café.

LES MAISONS ISM
23 rue Amiral-Duchaffault • 85602 MONTAIGU • Tél. 02 51 94 03 64
121 bis rue Aristide-Briand 44400 REZÉ • Tél. 02 40 04 08 24
www.ism-constructeur.com

Article à Lire dans le Magazine de L’Habitat durable n°11, Parution Septembre 2018

En vente 4€50 en maison de presse.

La maison contemporaire by 6.K, Cabinet d’Architecture en Vendée

6.K architecte

Damien et Caroline ont fait appel à 6.K pour construire leur maison. Un projet immobilier réalisé main dans la main avec l’équipe de la société de maîtrise d’œuvre.

Une maison moderne au budget accessible
Avoir une maison qui leur ressemble, voilà ce que recherchent Damien et Caroline au moment de quitter La Rochelle pour la Vendée. Ils prennent contact avec l’équipe d’architectes de 6.K. Et très vite, la construction d’une maison moderne fait sens. « On pense encore que faire appel à un architecte n’est pas donné à tout le monde – explique Christophe Rabiller, architecte et directeur de 6.K. On se dit que les budgets seront forcément conséquents. Aujourd’hui pourtant, une maison contemporaine est accessible à un budget raisonnable. Damien et Caroline en sont le parfait exemple. ».
Ces derniers sont d’ailleurs très vite rassurés sur ce point. Le budget, clair et très détaillé, colle parfaitement à leurs demandes. Il leur permet de suivre les dépenses pas à pas et offre même des surprises… « Mais dans le bon sens ! Des postes de dépense non utilisés ont été basculés vers d’autres choses, précise Caroline. Tout s’est décidé en transparence et concertation avec la chargée de projets. Avec 6.K, qui ajuste ses propositions à l’enveloppe budgétaire de ses clients, on peut acquérir une « maison d’architecte », quel que soit son budget ».
Et c’est ça, la force de 6.K. Ne pas dessaisir le maître d’ouvrage de son projet. Christophe Rabiller souligne l’importance de l’accompagnement et de l’échange avec le client pour que celui-ci ne se retrouve jamais face à une maison qui ne lui ressemble pas. Il ne faut pas oublier qu’au moment de la livraison, ce n’est pas le concepteur qui va y vivre, mais bien le client.

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Des conseils d’experts pour une maison ouverte sur l’extérieur
Une véritable collaboration se met alors en place entre le couple et les experts de 6.K. « La chargée de projets a été très attentive à nos desiderata. Elle a même proposé de venir voir comment nous vivions dans notre précédente maison. Elle a écouté nos attentes. L’équipe de 6.K a ensuite apporté sa touche, n’hésitant pas à retravailler le projet pour être au plus près de nos envies » ajoutent Damien et Caroline.
« Nous voulions un endroit tourné vers l’extérieur. 6.K a conçu une maison très ouverte. On a l’impression de vivre dans le jardin tout le temps ! Pour cela, les aspects extérieurs ont été très soignés. Mais ce n’est pas que de l’esthétisme. Tout a été pensé pour que la maison soit la plus fonctionnelle possible. Elle est ainsi faite que nous ne chauffons quasiment pas. Quand le soleil est là, il fait presque plus chaud en hiver qu’en été ! »

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Les contraintes
Le tableau paraît idyllique, mais y a-t-il eu quelques contraintes ? À cette question, Damien et Caroline répondent oui, notamment parce qu’ils habitent en lotissement. Celui-ci impose un cahier des charges très précis tant dans l’utilisation des matériaux, le retrait vis-à-vis de la rue, le choix des essences d’arbustes et de la clôture. Un vrai casse-tête en somme, mais au final très bien appréhendé, le travail de la chargée de projets et de l’architecte facilitant beaucoup les démarches.

Mettre la main à la pâte
Mais ce que Damien et Caroline ont apprécié particulièrement, c’est de pouvoir mettre la main à la pâte. S’investir en gérant eux-mêmes certains travaux. Non négociable, cette demande importante à leurs yeux l’est aussi pour 6.K «  Le mot « collaboration », auquel notre entreprise est attachée, prend tout son sens » rétorque Christophe Rabiller. Cela a engendré des délais de réalisation – et donc de livraison – un peu plus longs. « La conductrice des travaux a su s’adapter. Elle a fait preuve de réactivité, de rigueur et de souplesse. Son aide nous a été vraiment précieuse », précise le couple.

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S’accorder aux attentes et aux contraintes du client, en lui apportant une expertise à toutes les étapes : tel est l’engagement que prend 6.K à chaque nouveau projet.
En tout cas, c’est exactement ce que Damien et Caroline souhaitaient pour leur maison.
Pari réussi.Y

6.K
Conseils – Projets / Architecture – Maîtrise d’œuvre 27 rue Benjamin Franklin
La Roche-sur-Yon  / Tél. 02 51 36 82 64  / www.6-k.fr

A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

La Spiruline, une alliée bien-être et beauté !

Spiruline !Les attraits nutritionnels de la spiruline (apports en protéines, fer, vitamines, minéraux …) et l’importance qu’elle peut jouer dans le cadre d’une alimentation saine et équilibrée sont souvent évoqués.

Qui la consomme ?
• Les sportifs : endurance, récupération, musculation
• Personnes fatiguées, personnes anémiées
• Végétariens
• Enfants, adolescents, femmes enceintes, personnes âgées
• Tous ceux qui pratiquent le jeûne

Quelle quantité ?
Autour de 3 g de spiruline par jour, soit 1 à 2 cuil. à café, à saupoudrer sur vos aliments salés ou sucrés.

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Comment consommer de la spiruline en poudre ou en paillettes ?
En préparations culinaires ou en cosmétique, nous vous proposons des astuces pour intégrer la spiruline dans votre quotidien.
En préparations culinaires :
• Saupoudrez de la spiruline sur vos salades ou vos crudités ; sur vos toasts ou vos verrines ;
• Mélangez votre spiruline à vos jus de fruits, smoothies ou milk-shakes, compote ou fromage blanc ;
• Ajoutez la spiruline à vos guacamoles, pestos ou tapenades ;
• Utilisez la spiruline lorsque vous réalisez des barres de céréales ou des mendiants au chocolat ;
• Incorporez la spiruline à vos vinaigrettes en l’associant à des graines (lin, sésame…) ou bien à des fruits séchés.

Attention : de manière à conserver toutes les qualités nutritionnelles de la spiruline, ne pas la cuire. Elle peut être saupoudrée sur vos plats : pâtes, purée, riz … dans votre assiette, au dernier moment.
En cosmétique : La spiruline peut entrer dans la composition de vos masques de beauté. Appliquée directement sur la peau, elle permettra de redonner tout son éclat à votre visage.
Exemple de masque éclat à la spiruline :
– 1/2 cuil. à café de spiruline en poudre
– 1 cuillère à soupe d’eau.
Mélanger dans un bol puis appliquer en fine couche sur le visage, laissez agir pendant 1/4 d’heure – Dès que le masque est sec, rincez à l’eau claire. Difficile de faire plus simple ! Avec seulement 2 ingrédients, ce masque renforce la peau et lui redonne un magnifique éclat.
Vous pouvez également l’appliquer sur vos cheveux afin de les fortifier et de stimuler la pousse. La spiruline en poudre peut également être intégrée en petite dose dans votre shampoing.

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A lire dans le magazine J’OSE EN VENDEE n°6 – Parution Avril 2019

Jacqueline Auriol, une Challandaise au panthéon de l’aviation

Jacqueline AURIOL

C’est l’une des plus grandes gloires de Challans.
Jacqueline Auriol a marqué l’histoire de l’aviation française autant par son courage et sa ténacité que par ses exploits.
Première femme pilote d’essai, la belle-fille du Président Vincent Auriol est aussi première femme à dépasser le mur du son et enchaîner les records de vitesse. Challans ne s’y est pas trompé, puisqu’une place porte aujourd’hui son nom et bientôt un collège.

Jacqueline AURIOL 2

Le 13 juin 1930, Henri Guillaumet, se crashe dans la Cordillère des Andes. Prisonnier d’une tempête de neige, le héros de l’aéropostale parvient, après bien des manœuvres dignes d’un champion de voltige, à poser son appareil d’urgence aux abords du Lac du Diamant (Mendoza, Argentine). Il est secouru sept jours plus tard par un berger, après avoir marché 60 km dans le blizzard sans eau ni vivre durant cinq jours.
Un exploit qui fera date et que son ami, Antoine de Saint-Exupéry relatera dans son livre Terre des hommes. Une phrase en reste aujourd’hui encore célèbre : « Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait. »
La même année, une petite fille s’amuse à escalader les arbres du jardin de ses parents à Challans. Jacqueline Douet a treize ans. Elle ne s’appelle pas encore Jacqueline Auriol, mais nourrit depuis sa plus tendre enfance par les exploits des grands Vendéens volants (René Guilbaud, René Couzinet…), elle rêve déjà d’un destin d’exception et cherche à prendre de la hauteur sur les branches des cèdres de la propriété familiale.
Une première marche dans l’ascension qui la mènera, des années plus tard, à rejoindre Henri Guillaumet au panthéon de l’aviation.

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Son père, Edmond Douet, dirigeait un négoce de bois, sur la parcelle qu’occupent actuellement les locaux du Crédit Mutuel. Une entreprise de famille créée en 1880. À Challans, Jacqueline passe une enfance heureuse, mais affirme déjà un caractère rebelle.  Jeune femme à l’esprit vif et au charme dévastateur, Jacqueline monte finalement à Paris pour intégrer l’école des Beaux Arts. C’est là qu’elle rencontre Paul Auriol, qu’elle épouse en 1938. Elle a 21 ans. À Challans, le mariage d’une fille de royaliste avec le fils du socialiste Vincent Auriol fait grand bruit. Mais Jacqueline aime autant les défis que bousculer les conventions. La guerre ne l’épargne pas. Vincent Auriol vote contre l’accord de plein pouvoir au Maréchal Pétain et tombe en disgrâce. Paul est envoyé au front. Et Jacqueline doit constamment changer d’adresse et d’identité. Heureusement pour elle, Vincent Auriol revient sur le devant de la scène à la libération. En 1947, elle monte les marches de l’Élysée au bras de son époux et de son beau-père, élu Président de la République.

Pendant un temps elle se consacre à son métier de décoratrice, en refaisant notamment quelques salons du Palais présidentiel. Son nouveau statut lui vaut de côtoyer de nombreux artistes, écrivains… Elle se plie aux mondanités, mais au fond d’elle-même, se sent à l’étroit dans les salons et rêve d’immensité, de liberté et de sensations fortes.
Son âme d’aventurière prend finalement le dessus. En 1948, elle passe son brevet de pilote et se lance dans la voltige aérienne. Le début d’une ascension fulgurante !
Prise de passion et persévérante, elle rassure vite les méfiances dûes à son rang et à son sexe. La belle-fille du Président est sous les projecteurs et son entrée médiatique dans un milieu traditionnellement masculin relève du défi pour certains, mais de l’affront pour d’autres. Qu’importe, malgré son statut, Jacqueline reste une femme libre. Et tenace…

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…Suite à lire dans le Magazine de Challans, Mer et Marais n°1, Parution Avril 2019