Championne de France de Saut d’obstacles de Poney

INES JAHAN

À 17 ans, la jeune sablaise a obtenu deux titres de Championne de France saut d’obstacles de poney.

Avec son brin de timidité, sa voix emplie de calme, de délicatesse et sa jeunesse manifeste, Inès a pourtant tout d’une grande : des objectifs bien déterminés et une soif de réussir hors norme qui lui a valu le titre de Championne de France d’équitation dans la catégorie AS Poney 1 en 2018. La jeune lycéenne de 17 ans vit à La Chaume et est en première STMG (Sciences et Technologies du Management et de la Gestion) au lycée Sainte-Marie-du-Port, aux Sables-d’Olonne. C’est à l’âge de 7 ans qu’elle débute l’équitation. Si la discipline n’a pas réussi à séduire sa grande sœur et son grand frère, elle a toutefois perduré à travers les générations : son grand-père possédait des chevaux, sa maman montait également. « J’adore les chevaux et l’idée de créer un lien avec eux. J’ai appris à monter puis j’ai fait des stages. Le goût de la compétition m’est venu tout de suite », explique Inès simplement.

En 2014, elle se lance dans la compétition. « Ça relève mon trait de caractère car j’ai toujours envie de me battre et de faire mieux, en tout cas, du mieux que je peux. Ça me permet de penser à autre chose. » La jeune femme commence la compétition avec une ponette louée par ses parents et remportera avec elle le titre de Vice-championne de France dans la catégorie Poneys 2 en 2015. Une expérience qui donne à Inès toute la force de poursuivre dans sa lancée et l’envie de remporter de nouvelles récompenses.

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Double championne

L’année suivante, avec une nouvelle ponette, elle remporte le titre de Championne de France dans la catégorie Poney 8, une catégorie de saut d’obstacles supérieure. Les titres de championne s’enchaînent et convainquent ses parents d’acheter un poney encore plus performant afin de concourir dans les plus hautes épreuves : 1,30 m. « Je suis allée un peu partout en France pour essayer des poneys. C’est important de voir comment l’animal se comporte avec nous.

Le ressenti qu’on a en le montant et la compatibilité de nos caractères sont essentiels », détaille la jeune cavalière.
C’est finalement pour un poney basé à Rouen qu’Inès aura le coup de cœur : Star des islots, dont elle est propriétaire depuis trois ans. Un compagnon de compétition qui porte bien son nom puisqu’elle a remporté avec lui son deuxième titre de Championne de France à Lamotte-Beuvron, dans le Loir-et-Cher, cette fois dans la catégorie AS Poney 1, en 2018. Une consécration pour Inès. « Ces titres sont l’aboutissement de longues années de travail d’autant plus que le fait de faire trois podiums avec trois poneys différents m’a demandé énormément de travail », glisse Inès. Un investissement intense mais aussi un temps précieux car la compétitrice a participé à 2 voire 3 concours par mois dans le but de parvenir à une qualification.

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Entraînement quotidien

Aujourd’hui, Inès s’entraîne une heure chaque jour au centre équestre de Bellenoue, où est hébergé Star des islots. « Je lui laisse quand même du repos le lundi et le jeudi », précise-t-elle. En période de compétition, avec son coach, Maxime Galataud qui l’entraîne depuis ses débuts, elle se prépare mentalement à atteindre les objectifs. « J’essaie de relativiser en me disant que c’est une compétition comme les autres pour ne pas me mettre trop de pression. Il faut avoir une solide technique parce que le moindre faux pas peut être conséquent. Il ne faut pas que le barre tombe ni avoir de refus du cheval… »
Un rythme effréné qui implique aussi beaucoup de sacrifices et demande une réelle organisation. « Difficile pour moi de consacrer du temps à une autre passion. Le week-end, je dois souvent m’arranger pour partir le vendredi après-midi et revenir le dimanche soir. Les compétitions que je fais en ce moment sont dans le Grand Ouest mais ne sont quand même pas toutes proches comme au Mans, à Saint-Lô… »
Mais la cavalière ne compte pas s’arrêter là et participera pour la première fois à un grand prix au Lion-d’Angers accompagnée comme à chaque fois de sa maman, fidèle spectatrice. « C’est la plus haute épreuve : 1,25 m – 1,30 m. Les meilleurs cavaliers concourent entre eux donc la pression est plus forte », détaille la championne désormais sponsorisée par « Les Sables d’Olonne Agglomération ». En juillet, les rendez-vous se poursuivront par les championnats de France avant une période de repos et une reprise en septembre.
La cavalière ne sait peut-être pas encore quelle voie elle prendra après le lycée mais une chose est sûre, elle a intégré et prouvé sa propre définition de ce qu’est être une bonne cavalière : « Avoir de la patience car le lien avec le cheval se fait avec le temps, persévérer dans le travail, toujours se dépasser et aller au meilleur de soi-même. » Tout est dit.

A lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

Nathalie Turpin, peintre sur porcelaine talentueuse

Nathalie TURPIN

L’artiste a peaufiné son art à bonne école : Limoges, ville emblématique de la porcelaine. Rencontre avec une peintre passionnée et primée à plusieurs reprises qui a aujourd’hui à cœur de transmettre son savoir-faire un peu partout en Vendée.

On regrette parfois de constater le déclin des traditions, de voir s’essouffler certaines disciplines artisanales… Le savoir-faire de Nathalie Turpin, lui, est bel et bien intact. Originaire du Limousin, l’artiste a récemment été récompensée à Miami pour ses œuvres en porcelaine.
Nathalie Turpin s’est formée à la peinture sur porcelaine à l’âge de 16 ans, dans un établissement spécialisé à Limoges. « Je n’aimais pas trop l’école et j’étais plutôt bonne en dessin alors j’ai décidé de suivre ces études. Je voulais intégrer une filière professionnelle », confie-t-elle. Et c’est tout naturellement que la porcelaine s’est présentée à elle. « C’est l’objet de la région. Il y avait du travail et j’étais surtout très attirée par le milieu artistique. » Après quatre années de formation, elle fait ses armes dans des entreprises de Limoges, d’abord en réalisant des services de table pour les Émirats arabes unis avec des dorures en or gravées à l’acide, puis en concevant des petites boîtes de collection pour les États-Unis.
« Dans mon dernier poste, j’étais créatrice et responsable de l’atelier. » Un marché limousin prospère soudainement balayé par les attentats du World Trade Center : le drame a provoqué un séisme dans le monde de la porcelaine. La ville subit de plein fouet l’effondrement du marché, provoquant la chute des entreprises spécialisées. « On a été très nombreux à être licenciés parce qu’à cette époque, les Américains constituaient notre principal marché », explique Nathalie Turpin.

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Un nouveau départ
Il y a douze ans, lors de son arrivée en Vendée, elle s’installe à son compte. Aujourd’hui, elle donne des cours dans la région et notamment aux Sables-d’Olonne, à Machecoul, Saint-Jean-de-Monts et à Saligny, son lieu de résidence, et sillonne la France pour enseigner son art.
Et que ceux qui associent ce savoir-faire aux jolies assiettes fleuries et aux beaux services de table ornés de nos grands-mères se détrompent ! « La porcelaine souffre d’une image un peu vieillotte malheureusement. Aujourd’hui, ce ne sont plus des assiettes que l’ont peint mais de grands vases avec des formes originales, des grands tableaux, des créations bien plus modernes en somme. »
Un aboutissement pour l’artiste qui a bien cru voir son métier anéanti par l’effondrement de Limoges. « Je ne pensais pas avoir la chance de continuer à vivre de ma passion », poursuit-elle.
Grâce à la transmission, Nathalie Turpin continue à s’épanouir dans sa profession. Depuis 6 ans, elle participe régulièrement à des concours, une manière pour elle de se situer professionnellement. « Ça permet de voir où on en est et ça nous pousse à aller plus loin que ce qu’on a l’habitude de faire. J’ai commencé avec le concours international de peinture sur porcelaine de Lyon en envoyant l’une de mes réalisations car j’étais trop intimidée pour y participer », confie la peintre. Une réussite : elle reçoit le deuxième prix professionnel ce qui nourrit son goût du défi.

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Envol à Miami
Grâce à ses récompenses, l’artiste est repérée dans le milieu et invitée d’honneur au salon international de la porcelaine de Miami, organisé tous les deux ans. « Il y avait 40 pays représentés. J’étais la seule Française parmi les 10 invités d’honneur. »
Outre-Atlantique, elle anime des séminaires et présente toute une collection de porcelaine réalisée en France sur le thème …

 

Suite à lire dans LES SABLES D’OLONNE Magazine n°21, Parution Mai 2019

Bien-Être et Sport Santé avec La Roche Fitness, Vendée

LA ROCHE FITNESS

Depuis 20 ans, l’équipe d’Henry JOMBY, ancien basketteur de haut niveau, accompagne sa clientèle dans l’activité sportive et le bien-être. Plus qu’une simple salle de remise en forme, c’est une véritable approche « à la carte » qui est proposée à chacun. Faire du sport et prendre soin de soi, certes, mais pas n’importe comment. Nous avons poussé les portes du complexe La Roche Fitness – La Roche Institut.

Un accompagnement sur-mesure contre la sédentarité
De prime abord, on se dit que ce centre de remise en forme et de bien-être La Roche Fitness – La Roche Institut, ressemble à tous les autres. Des machines, des cours de fitness, de la musique. Mais réduire cet espace de 1000 m2 à ça, serait une gageure. Plus qu’une simple mise à disposition de matériels et d’un bassin d’aquagym, le complexe accompagne véritablement le « client » dès son entrée. Henry JOMBY, le directeur, a trop vu de personnes faire beaucoup de sport, pour n’en voir aucun résultat et, au final, se décourager. « La Roche Fitness, ce n’est pas que du sport. C’est une approche globale. Avec un impératif à tout programme d’entraînement : le bilan InBody. De tous les complexes installés en Vendée, nous détenons d’ailleurs l’exclusivité de cette technologie. La balance scanne en quelque sorte la personne et permet une analyse corporelle tout à fait déterminante pour ajuster le futur programme de travail. C’est de la remise en forme ciblée, à la carte, à la personne, et surtout associée à un élément très important chez nous, la santé et le bien-être. »

Un service complet haut de gamme
La Roche Fitness – La Roche Institut propose un univers « premium » c’est-à-dire haut de gamme. La personne est prise en charge dans sa globalité à travers un schéma qui lie le sport, la beauté, la minceur (quand elle est désirée), le bien-être et la détente aquatique ou esthétique. « Prenons le cas d’une femme qui après une grossesse souhaite perdre du poids. Elle passe d’abord par l’Institut qui lui conseille, toujours après un bilan, des formules combinées adaptées alliant soins esthétiques et activité physique – circuit training ou cours d’aquafitness en piscine ; ou tout simplement des entraînements sur appareils cardio sous la surveillance d’un coach. C’est un cercle vertueux ».
Le Haut de Gamme n’est pas qu’une volonté stratégique, c’est une réalité technologique qui s’est encore plus renforcée cet été quand le Circuit eGym (machines intelligentes 100 % adaptées Sport Santé) a pris ses quartiers dans le Club de la Courtaisière. La marque allemande a rejoint ses partenaires reconnus dans le fitness pour incarner la haute définition de la forme. Outre Inbody, qui a déjà été évoqué pour l’impédancemétrie, Hydrojet, lit massant aux multiples fonctions relaxantes et thérapeutiques douces, SlimBelly, ceinture à compression qui, une fois placée autour de la taille, active la circulation et le métabolisme du ventre lors d’un entrainement cardio font partie des solutions fitness du complexe. PowerPlate, la plateforme vibrante, fonctionne par accélérations qui amplifient la contraction musculaire. Ses protocoles d’utilisation pour s’entraîner sont multiples et séduisent les plus pressés : temps raccourci et efficacité accrue !
Tous ces concepts sont uniques en Vendée, et pour l’expertise, l’Institut n’est pas en reste, avec les appareils LPG, (CelluM6 Alliance et Lift) leader mondial de la stimulation cellulaire avec ses technologies au service de la santé, de la beauté et du bien-être. La Roche Institut est d’ailleurs le seul Centre Expert LPG de La Roche-sur-Yon.
Couplé au complexe sportif, l’Institut, qui propose des soins corps et visage traditionnels, vise une clientèle désireuse de prestations bien-être accessibles et une beauté responsable et réfléchie, qui peut compter sur une expérience reconnue dans l’amincissement avec une palette de techniques très complète.

LA ROCHE FITNESS

Une clientèle hétéroclite et fidèle
Mais qui pousse la porte de La Roche Fitness – La Roche Institut ? – Une population très hétéroclite. De l’étudiant – campus universitaire oblige – à la mère de famille, du sportif du dimanche au sportif de haut niveau, du PDG à la personne âgée. « Notre doyenne a 88 ans et c’est une habituée de la première heure. Elle vient tous les jours pour rester en forme. On prend soin d’elle. Tout le monde la connaît. Les clients tout comme l’équipe. On a même fêté ici son anniversaire ». Des très jeunes aussi, accompagnés de temps en temps par leurs parents, même s’ils sont très fiers d’y venir seuls aussi pour des leçons de natation !
Et c’est peut-être ça le supplément d’âme de La Roche Fitness – La Roche Institut : l’Humain. Comparée aux salles de remise en forme minimalistes où tout est formaté à l’identique et où aucun coach n’est visible, La Roche Fitness travaille dans une ambiance presque familiale. « On a même un client qui nous lâche tous les 3 ans pour aller voir ce qui se fait ailleurs. Mais il revient toujours parce que la convivialité est apparemment plus évidente ici ».

LA ROCHE FITNESS
10 Rue Robert Bothereau, 85000 La Roche-sur-Yon

Suite à lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

Restaurant L’îlot Bleu à Noirmoutier-en-L’île, Vendée

L'ilot bleu

L’îlot Bleu vous propose la recette de « l’Œuf fermier de ma grand mère au foie gras, mouillette de brioche ».

RecetteILOT BLEU

Un vent de nouveauté souffle sur le quai de Noirmoutier. L’esprit de la « Bistronomie » débarque avec la jeune « Cheffe » Camille Crabos, qui a choisi le circuit court avec les producteurs locaux et la criée de l’Herbaudière, privilégiant aussi le bio. Résultat, une ardoise journellement renouvelée vous invitant à découvrir une cuisine créative et authentique au rythme des saisons et des arrivages. Plateau de fruits de mer et homard bleu de l’île en deux services sur commande.
Face au donjon du château, vous apprécierez l’ambiance grand large, couleur bleu Noirmoutier et en été la délicieuse terrasse ensoleillée.

SALLE ILOT BLEU

Découvrez dans le Guide Vendée Gourmande n°2 la recette complète proposée par le restaurant.

A lire dans Vendée Gourmande n°2, parution juin 2019 et en vente 5,20 € dans les maisons de presse.

L’Auberge de la Rivière à Velluire, Vendée

L’Auberge de la Rivière vous propose la recette de Pintade de Challans autour de l’oignon rouge aux senteurs de romarin

RECETTE AUBERGE DE LA RIVIERE

Située dans le marais vendéen, « L’Auberge de la Rivière » vous séduira par son cadre de verdure et par sa cuisine gastronomique. Vue imprenable sur la rivière. Promenades en barque mises à disposition, à vélo ou à pied au départ du restaurant. Selon les saisons, Fabrice Riefolo vous propose une cuisine raffinée alliant les produits de la mer et du terroir : Saint-Jacques aux fruits de la passion et fenouil, croquant pistache noisette ; poêlée d’escargots de Vendée et foie gras, pain d’épices et réduction de madère ; bourguignon de lotte aux herbes du pays et chips de lard ; grands crus de chocolats en déclinaison. L’hôtel a été totalement rénové en 2013 et la salle de restaurant totalement relookée.

Fabrice Riefolo

Découvrez dans le Guide Vendée Gourmande n°2 la recette complète proposée par le restaurant.

A lire dans Vendée Gourmande n°2, parution juin 2019 et en vente 5,20 € dans les maisons de presse.

R Déco Actuel, l’expérience s’exprime en image à la Roche-sur-Yon en Vendée

Images d’intérieur…
Sylvie Briand possède l’art de déceler, chez ses clients, l’esprit dans lequel ils rêvent de vivre. Résultat : un décor contemporain, pensé comme un miroir de l’âme.

UN JEU DE FORMES POUR UN GAIN DE PLACE AUSSI DESIGN QUE DÉCO

Des étapes à respecter :
1 ) Réfléchir au besoin des clients
2 ) Dessiner un avant-projet sommaire
3 ) Proposer des solutions
4 ) Choisir les bons produits, matériaux et teintes
5 ) Faire appel aux artisans et entreprises qualifiés
6 ) S’adapter aux contraintes
7 ) Résoudre d’éventuelles difficultés

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Faire place à des espaces graphiques et aérés

Bois Marotte, tissus Lelièvre par Jean-Paul Gaultier, luminaires B.Lux, cheminée Focus, sol Bolon…
L’association des couleurs et des matériaux ne se fait pas par hasard.

Pour saisir son essence, il faut faire autant appel à ses sens et à sa sensibilité qu’à sa raison. L’harmonie de l’aménagement de l’espace consiste en une philosophie propre au Wabi-sabi , un concept japonais :
La beauté des choses imparfaites, impermanentes et incomplètes. Noblesse des matériaux, excellence des résonances colorées. Pérennité des produits.

RDECO3

Faire appel à un décorateur d’intérieur, c’est confier son intimité à un maître du savoir bien-vivre.

Création de portes coulissantes sur-mesure ! À la fois esthétiques, uniques et créées à partir d’aluminium coupé au laser sur les bases d’un dessin réalisé pour ce projet, un calepinage de bois noble sera associé au métal laqué. Cette réalisation offrira confort, pérennité et innovation pour parfaire le projet dans toute sa splendeur.

RDECO4

R DECO ACTUEL – 94 rue du Maréchal Joffre – 85000 La Roche-sur-Yon
02 44 40 37 98 • contact@relooking-deco-actuel.com • www.relooking-deco-actuel.com

A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

« Quand on goûte au bio, on ne revient plus en arrière »

Elina Prault, gérante d’un magasin Biocoop
à Bressuire (Deux-Sèvres) et membre du conseil d’administration Biocoop France

Biocoop et le bio, c’est déjà une vieille histoire ?
Le réseau existe depuis trente-deux ans. On vient de franchir le cap des 500 magasins en France. En Vendée, nous venons d’en ouvrir un, à Chantonnay, début février. Il est voisin de l’Hyper U.

Tout le monde se met au bio, les grandes surfaces aussi. C’est quoi, la différence entre vous et la grande distribution ?
Notre originalité, c’est l’existence de notre conseil d’administration, qui réunit des représentants des magasins, des producteurs, des consommateurs et des salariés. Chacun à son mot à dire. On se réunit une fois par mois. Quand on décide, par exemple, de faire un effort sur le prix d’un produit, le producteur, la plateforme d’achat et les magasins acceptent, collectivement, de diminuer leur marge.

Du bio dans la grande distribution, ça vous inquiète ou vous voyez ça d’un bon oeil ?
Ça fait partie des débats qu’on peut avoir entre nous. La GMS réalise de grosses parts de marché aujourd’hui, c’est un fait. À titre personnel, je pense que ce n’est pas une mauvaise chose que le bio arrive en grande surface. La grande distribution peut permettre de démocratiser le bio. Il n’est pas forcément facile de pousser la porte de nos magasins. Il peut y avoir des réticences à le faire. Et puis, il peut être difficile de changer ses circuits habituels, quand on est habitué, depuis longtemps, à faire ses courses dans la même grande surface. Acheter du bio en grande surface, c’est un premier pas.

Le bio, tout le monde en parle, mais tout le monde n’en consomme pas encore ?
C’est vrai. Mais aujourd’hui, tout le monde consomme du bio au moins une fois par mois.

Après avoir « goûté » au bio, est-ce qu’il arrive qu’on revienne en arrière ?
C’est rare. En général, je conseille d’ailleurs de commencer par les fruits et légumes bio. Les entendre dire : « Ah, ces tomates, elles ont vraiment un goût de tomate ! » ou « J’ai retrouvé le goût des fruits de chez mes grands-parents ! », ça fait vraiment très plaisir. Quand on goûte au bio, on ne revient plus en arrière ! Après, bien sûr, en fonction des budgets, il y a des arbitrages à faire.

Est-ce qu’on peut dire aujourd’hui que le bio a gagné la partie face au conventionnel ?
Je crois que la question de savoir s’il faut aller vers le bio, elle ne se pose plus. On a longtemps produit en quantité sans se soucier du qualitatif. Ce temps-là est terminé. Le monde agricole change ! Si tout le monde consommait du bio, le trou de la Sécu diminuerait, c’est une certitude !

Les grands changements demain, dans le bio, ce sera quoi ? L’avènement du vrac ?
Oui, c’est la tendance de fond, car c’est à la fois plus écolo et plus économe. Depuis longtemps, on fait du vrac, avec les céréales notamment. Mais on le développe depuis peu avec les liquides, l’huile, le miel, etc… L’évolution de la réglementation le permet. L’autre enjeu, c’est le renforcement de la localisation. On veut que nos magasins soient des lieux de vie, avec des producteurs locaux qui viennent régulièrement.

A lire dans le magazine J’OSE EN VENDEE n°5 – Parution Avril 2018