Avoir une maison saine, plus qu’un concept, un mode de vie…

MAISON SAINE

Poussières, acariens, humidité, champignons, mauvaise circulation de l’air, produits nettoyants chimiques, peintures, colles, matériaux toxiques… Dans une maison, les sources de pollutions sont nombreuses. On estime d’ailleurs que l’air de nos logements est 10 à 100 fois plus pollué que l’air extérieur. En dépit de la pensée collective et du dicton, on n’est pas toujours plus à l’abri chez soi qu’ailleurs. Comment lutter contre ces multiples agressions nuisibles à notre santé ? C’est le concept de la maison saine. Adèle Ridereau, architecte DPLG diplômée de l’école de Paris et des Beaux Arts, a accepté de nous donner quelques pistes de réfléxion…

Penser les choses dans l’ordre

Avoir une belle maison, à la fois solide, chic et à notre goût, c’est le rêve de tous. Mais la maison de nos rêves est-elle vraiment bonne pour notre santé ? Rien n’est moins sûr. « Quand on pense maison saine, on pense généralement tout de suite aux matériaux de construction et d’isolation, explique Adèle Ridereau. Le traumatisme de l’amiante, en est malheureusement un bel exemple et reste encré dans les esprits. Dans un second temps, on pense généralement à l’entretien et aux produits utilisés pour le nettoyage, avec tous les composants toxiques qu’ils peuvent contenir. Mais on oublie la plupart du temps le fondement d’une maison saine : sa conception. » C’est en effet bien sur les plans que se dessine la salubrité d’un habitat. Si le lait se conserve mieux « à l’abri de l’air et de la lumière », pour entretenir et conserver une maison saine, c’est plutôt le contraire. Plus l’air circule, moins il sera vicié. Une maison saine, c’est avant tout une maison qui respire. Et pour cela, qu’importe les matériaux, ce sont bien les ouvertures, puits de lumières, chauffages, VMC et autres systèmes d’aération qui feront le travail. Autant de choses qui doivent être pensées « avant même d’ériger les murs ».

S’adapter au climat

Les murs ont bien sûr aussi leur importance. « Nous connaissons tous l’histoire des trois petits cochons. Elle détient sa part de vérité mais elle est réductrice sur le plan architectural. L’important, c’est avant tout de savoir s’adapter à son environnement. L’idée de s’inspirer des animaux est très bonne car pour une question de survie ce sont de loin les meilleurs dans ce domaine. Mais la maison de briques n’est pas forcément meilleure qu’une maison de paille. » « Il faut simplement s’adapter aux conditions climatiques qui nous entourent. La brique utilisée dans le nord, conservera mieux la chaleur, tandis que les revêtements clairs des maisons méditerranéennes ou mexicaines saura la repousser, l’ardoise et l’inclinaison des toits bretons évacuera mieux les pluies et garantira une meilleure protection contre l’humidité… »
Après la conception, vient donc le choix des matériaux de construction. Là encore, il faut se méfier. On peut construire une maison saine en parpaing et une maison malsaine en bois. Les matériaux d’isolation sont en effet souvent les premières sources de pollution d’une maison, plus que les murs eux-mêmes. Dans une maison saine, on retrouve la plupart du temps des matériaux naturels d’origine végétale mais ils peuvent être aussi d’origine minérale ou animale. Parmi ces matériaux sains on peut citer le chanvre, la plume d’oie, le bois, la brique ou encore le lin. Important, donc, de bien choisir les deux, matériaux de construction et d’isolation.

Suite à Lire dans le magazine HABITER EN VENDEE n°12 , parution Octobre 2019.

En vente 4,50 € dans les maisons de presse.

Habitat écologique : Le point de vue de l’Architecte Olivier DUGAST…

 

OLIVIER DUGAST

Le monde de la construction évolue et poursuit lentement son adaptation aux défis environnementaux d’aujourd’hui. Et la profusion de nouvelles normes et de solutions écologiques pour l’habitat peut parfois désorienter les porteurs de projet. Olivier Dugast, architecte à La Roche-sur-Yon, nous aide à y voir un peu plus clair sur cette évolution.

Est-il possible de vivre aujourd’hui dans des habitats qui respectent vraiment notre environnement ?
Tout cela dépend jusqu’où on pousse la démarche écologique. Le premier impact qu’a notre habitat sur l’environnement est la consommation d’espace naturel. Par exemple, le modèle de la maison individuelle, très ancrée dans notre idéal d’habitation, consomme beaucoup de cet espace. La réglementation a d’ailleurs évolué à ce sujet. Les parcelles de lotissement sont progressivement passées de 1 000 m2 en moyenne à 450 m2 aujourd’hui.
L’idéal serait de recycler la ville sur elle-même en la densifiant, en privilégiant donc l’habitat collectif.
Le second facteur primordial est la maîtrise de l’énergie. Cela pour l’habitat lui-même mais aussi en amont, lors de sa conception puis de sa réalisation. On peut choisir les circuits courts pour les matériaux et équipements afin de limiter les transports, bien gérer l’eau et l’électricité sur les chantiers, et aussi recycler les déchets générés par la construction.
Enfin, il y aura bien entendu tous les choix qui seront faits quant à l’habitat lui-même : orientation, isolation, mode énergétique…

Est-ce rentable d’investir dans la construction ou la rénovation écologique ?
Il y a forcément un surcoût. Et ce dernier, comme la rentabilité de l’investissement, dépendra des choix de départ, et à quel point on veut que sa maison respecte l’environnement. On peut estimer qu’une maison durable devient rentable au bout de 10 à 15 ans. Cela dépend aussi des équipements. Les panneaux photovoltaïques par exemple, demandent un certain entretien et un remplacement à assez court terme. On est donc en droit de se demander si l’investissement de départ est judicieux. D’autant que c’est une technologie qui demande plus d’énergie à la fabrication que ce qu’elle permet d’économiser.
Cependant, ce n’est pas le cas pour tous les produits. Et un projet simple et bien réfléchi peut permettre d’atteindre le bon équilibre entre investissements et économies. Je pense d’ailleurs à ce sujet que les banques devraient prendre en compte ces économies à long terme et mieux aider les investisseurs quant à ce surcoût à la construction.

L’habitation durable oblige-t-elle à sacrifier l’esthétique ?
De prime abord non, même si l’abandon des matériaux esthétiques peu vertueux peut avoir un impact sur l’aspect final. Mais on trouve toujours des produits de remplacement et cela permet aussi de changer de point de vue.

Y a-t’il des critères écologiques minimum sur lesquels vous ne dérogez pas lorsque vous répondez à une commande ?
On ne peut pas tout s’interdire. Mais il est vrai qu’il y a certaines choses qu’on ne fait plus aujourd’hui. Par exemple, nous ne proposons plus de chauffage au fioul. Nous interdisons également la mousse polyuréthane sur les chantiers et nous veillons au bon recyclage de tous les déchets. Car il faut admettre que le monde du bâtiment n’est pas encore le plus vertueux en terme d’environnement…

Suite à Lire dans le magazine HABITER EN VENDEE n°12 , parution Octobre 2019.

En vente 4,50 € dans les maisons de presse.

La maison contemporaire by 6.K, Cabinet d’Architecture en Vendée

6.K architecte

Damien et Caroline ont fait appel à 6.K pour construire leur maison. Un projet immobilier réalisé main dans la main avec l’équipe de la société de maîtrise d’œuvre.

Une maison moderne au budget accessible
Avoir une maison qui leur ressemble, voilà ce que recherchent Damien et Caroline au moment de quitter La Rochelle pour la Vendée. Ils prennent contact avec l’équipe d’architectes de 6.K. Et très vite, la construction d’une maison moderne fait sens. « On pense encore que faire appel à un architecte n’est pas donné à tout le monde – explique Christophe Rabiller, architecte et directeur de 6.K. On se dit que les budgets seront forcément conséquents. Aujourd’hui pourtant, une maison contemporaine est accessible à un budget raisonnable. Damien et Caroline en sont le parfait exemple. ».
Ces derniers sont d’ailleurs très vite rassurés sur ce point. Le budget, clair et très détaillé, colle parfaitement à leurs demandes. Il leur permet de suivre les dépenses pas à pas et offre même des surprises… « Mais dans le bon sens ! Des postes de dépense non utilisés ont été basculés vers d’autres choses, précise Caroline. Tout s’est décidé en transparence et concertation avec la chargée de projets. Avec 6.K, qui ajuste ses propositions à l’enveloppe budgétaire de ses clients, on peut acquérir une « maison d’architecte », quel que soit son budget ».
Et c’est ça, la force de 6.K. Ne pas dessaisir le maître d’ouvrage de son projet. Christophe Rabiller souligne l’importance de l’accompagnement et de l’échange avec le client pour que celui-ci ne se retrouve jamais face à une maison qui ne lui ressemble pas. Il ne faut pas oublier qu’au moment de la livraison, ce n’est pas le concepteur qui va y vivre, mais bien le client.

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Des conseils d’experts pour une maison ouverte sur l’extérieur
Une véritable collaboration se met alors en place entre le couple et les experts de 6.K. « La chargée de projets a été très attentive à nos desiderata. Elle a même proposé de venir voir comment nous vivions dans notre précédente maison. Elle a écouté nos attentes. L’équipe de 6.K a ensuite apporté sa touche, n’hésitant pas à retravailler le projet pour être au plus près de nos envies » ajoutent Damien et Caroline.
« Nous voulions un endroit tourné vers l’extérieur. 6.K a conçu une maison très ouverte. On a l’impression de vivre dans le jardin tout le temps ! Pour cela, les aspects extérieurs ont été très soignés. Mais ce n’est pas que de l’esthétisme. Tout a été pensé pour que la maison soit la plus fonctionnelle possible. Elle est ainsi faite que nous ne chauffons quasiment pas. Quand le soleil est là, il fait presque plus chaud en hiver qu’en été ! »

6.K architecte 3

Les contraintes
Le tableau paraît idyllique, mais y a-t-il eu quelques contraintes ? À cette question, Damien et Caroline répondent oui, notamment parce qu’ils habitent en lotissement. Celui-ci impose un cahier des charges très précis tant dans l’utilisation des matériaux, le retrait vis-à-vis de la rue, le choix des essences d’arbustes et de la clôture. Un vrai casse-tête en somme, mais au final très bien appréhendé, le travail de la chargée de projets et de l’architecte facilitant beaucoup les démarches.

Mettre la main à la pâte
Mais ce que Damien et Caroline ont apprécié particulièrement, c’est de pouvoir mettre la main à la pâte. S’investir en gérant eux-mêmes certains travaux. Non négociable, cette demande importante à leurs yeux l’est aussi pour 6.K «  Le mot « collaboration », auquel notre entreprise est attachée, prend tout son sens » rétorque Christophe Rabiller. Cela a engendré des délais de réalisation – et donc de livraison – un peu plus longs. « La conductrice des travaux a su s’adapter. Elle a fait preuve de réactivité, de rigueur et de souplesse. Son aide nous a été vraiment précieuse », précise le couple.

6.K architecte 4

S’accorder aux attentes et aux contraintes du client, en lui apportant une expertise à toutes les étapes : tel est l’engagement que prend 6.K à chaque nouveau projet.
En tout cas, c’est exactement ce que Damien et Caroline souhaitaient pour leur maison.
Pari réussi.Y

6.K
Conseils – Projets / Architecture – Maîtrise d’œuvre 27 rue Benjamin Franklin
La Roche-sur-Yon  / Tél. 02 51 36 82 64  / www.6-k.fr

A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

Rencontre avec Marie Chappat, Architecte

Une MAISON PASSIVE, Pourquoi ?

« Une maison passive, c’est une maison très peu énergivore »

Rencontre avec Marie Chappat. Architecte DPLG, elle est la gérante de l’agence INSO, basée à Cholet, qui a réalisé l’habitation de monsieur et madame Collon à Mortagne-sur-Sèvre. Une maison passive labellisée comme il en existe encore très peu en Vendée.

A Mortagne-sur-Sèvre, vous avez réalisé une maison passive. Mais c’est quoi, au juste, une maison passive ?
« C’est une maison qui est conçue pour être très peu énergivore. Par rapport à une maison traditionnelle, il n’y a pas forcément de différence au niveau de l’architecture. Mais l’idée est de mettre en place différents systèmes techniques qui permettent d’apporter un maximum de confort en toute saison en consommant un minimum d’énergie. »
L’idée est notamment de faire des économies de chauffage…
« Une maison passive n’a effectivement pas besoin de système de chauffage. Le concept du bâtiment passif est que la chaleur dégagée à l’intérieur par les habitants et autres appareils électriques, ainsi que celle apportée par l’extérieur grâce à l’ensoleillement, suffisent à répondre aux besoins de chauffage. »

MAISON PASSIVE

Et comment on arrive à cela ?
« Déjà, tout part du terrain. Comment est-il orienté ? Quel est son environnement géographique ? Il n’y a jamais de terrain parfait, ou très rarement. Mais il faut voir quels bénéfices on peut en tirer. On va partir sur une conception bioclimatique. Il faut réfléchir à l’orientation des pièces. Capter le soleil, tout en s’en protégeant. Les pièces de vie seront favorisées. »

L’isolation est également prépondérante, non ?
« Une maison passive, c’est une maison parfaitement isolée. Il faut limiter au maximum, voir éradiquer, les ponts thermiques qui engendrent des déperditions de chaleur. Pour cela, on doit les identifier. Et ensuite, on travaille dessus en allant chercher les meilleures performances dans les techniques de construction. On peut faire une isolation extérieure et intérieure par exemple. Mais si on a construit avec des blocs béton-chanvre, l’isolant est déjà présent. » On parle de réduction des ponts thermiques, mais également de l’étanchéité à l’air. Quelle est la différence ?
« Les ponts thermiques concernent la chaleur. Alors que, là, il s’agit davantage de courants d’air, chauds ou froids. L’étanchéité à l’air doit également être optimale. Deux tests sont nécessaires. Un en fin de chantier bien sûr, mais aussi en cours de chantier. Car s’il y a un souci, il sera difficile de savoir d’où ça vient une fois que l’isolation intérieure aura été réalisée. Pour obtenir le label passivhauss, on est à peu près à quatre fois moins de fuite d’air toléré que pour la réglementation actuelle (RT 2012). L’interaction avec les différents artisans est primordiale elle aussi. Car il ne faudrait pas qu’un plombier ou un électricien vienne faire un trou dans une membrane d’étanchéité pour passer un câble. »

Et le triple-vitrage, c’est obligatoire ?
« Non. Il est recommandé, mais ce n’est pas toujours une obligation. Cela dépend souvent de la localisation de l’habitation, de son orientation aussi. A Mortagne, par exemple, on n’en a pas eu besoin.
Une maison passive, c’est donc une maison parfaitement isolée, étanche… Mais on respire comment dans ces conditions ?
« Grâce à la VMC double flux qui est obligatoirement performante dans une maison passive. Le système a un rendement minimal à respecter avec, une fois encore, une priorité : éviter les pertes. La VMC double flux permet un échange de calorie au croisement des flux d’air. En clair, on récupère l’énergie de l’air sortant pour réchauffer ou refroidir l’air entrant. Et je vous rassure, on respire très bien. On respire même d’autant mieux que la VMC double flux a aussi pour vocation de maintenir la qualité de l’air grâce à plusieurs filtres au niveau de la prise d’air et dans la machine. »
Et les équipements électriques da la maison ?
« Ils sont pris en compte dans les calculs. Logiquement, on ne va pas chercher des équipements énergivores lorsqu’on fait construire une maison passive. Mais si cela doit être le cas, on essaie d’anticiper. »

maison passive 2

Quatre critères permettent de déterminer si un bâtiment peut obtenir la labellisation « Bâtiment Passif/ Passivhauss » :
1 – Besoins en chauffage < 15 kWh/(m².a) ou puissance de chauffe < 10 W/m²
2 – Besoins en énergie primaire totale (électroménager inclus) < 120 kWh/(m².a)
3 – Étanchéité de l’enveloppe : n50 ≤ 0,6 h-1
4 – Moins de 10 % d’heures de surchauffe annuelles (>25°C)

Article a Lire dans le Magazine de L’Habitat durable n°11, Parution Septembre 2018

En vente 4€50 en maison de presse.

Quel professionnel pour ma maison ?

Architecte, constructeur, maître d’œuvre…

Sauf cas exceptionnel, un projet de construction nécessite le soutien d’un professionnel expérimenté. Trois choix s’offrent à vous : le constructeur, le maître d’œuvre ou l’architecte. A qui faire appel ? Les contrats, donc les garanties et protections qu’ils proposent, ne sont pas les mêmes et peuvent vous aider à choisir celui qui vous convient le mieux.

Les constructeurs de maisons individuelles
Les constructeurs travaillent sous le régime du Contrat de construction d’une maison individuelle (CCMI). Ce contrat est très protecteur. Vous traiterez avec un interlocuteur unique (le constructeur) et bénéficierez d’un délai de rétractation. La principale protection offerte par le CCMI, c’est la garantie de livraison à prix et délais convenus. Vous êtes assuré de voir votre maison terminée quoi qu’il arrive. Autre certitude, on vous livrera une maison conforme à la réglementation thermique 2012. Le constructeur s’occupera également des formalités que la RT 2012 rend obligatoire.

Les architectes et les maîtres d’œuvre
Si un CCMI vous assure d’un prix global, vous n’avez pas accès au détail. Le maître d’œuvre et l’architecte optent, eux, pour la transparence totale en la matière : vous signez, en effet, les devis de chaque entreprise. En revanche, les aléas de chantier restent à votre charge. Suivre un chantier est un travail complexe. Le CCMI vous assure d’un suivi complet et c’est également possible avec un architecte et un maître d’œuvre en signant un contrat en « mission complète ». On notera également que l’accès au chantier est plus facile en passant par un architecte ou un maître d’œuvre (vous n’avez pas besoin d’autorisation).

Standard vs personnalisée
Au niveau conception, si vous recherchez un produit plutôt « personnalisée », peut-être devriez-vous plutôt vous tourner vers un maître d’œuvre ou un architecte. Attentifs à vos souhaits, ils se font forts de faire naître la maison de vos rêves. Toutefois, même si cela ne reflète pas la tendance générale, il existe des constructeurs qui proposent une démarche personnalisée. Dans tous les cas, c’est à vous qu’il appartient de vérifier que le professionnel propose une architecture bioclimatique. Il convient de visiter les chantiers de votre professionnel, ils parleront pour lui. Et, peu importe quel professionnel vous choisirez, vous avez la possibilité de rencontrer gratuitement un architecte dans le CAUE (conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) de votre région. Celui-ci pourra valider vos plans dans le respect d’une architecture bioclimatique.

Attention !
Vous ne devez pas oublier qu’au delà de 150 m² de surface de plancher ou d’emprise au sol, le recours à un architecte est obligatoire.

Lire la suite dans L’Habitat durable n°11 – parution septembre 2018.

Vues sur forêt

Avec ses deux bardages bois et son bac acier, cette maison se fond parfaitement dans le décor. Et son exposition lui permet de profiter pleinement de la lumière du sud comme de la forêt à l’ouest.

Les propriétaires ont tout de suite eu un coup de cœur pour ce magnifique terrain de 1800m² dont une grande partie est classée boisée. Une spécificité avec laquelle l’architecte Samuel Mamet a dû composer. Car s’il a été décidé d’implanter la maison au fond de la parcelle, c’est avant tout parce que la zone constructible s’avérait très limitée.
L’idée était également de positionner le jardin côté sud et de travailler ensuite sur l’exposition de la maison. Profiter de la lumière au sud donc et de la vue sur la forêt à l’ouest. Tel était l’objectif fixé.

Une disposition en éventail
Pour ce faire, séjour, salle à manger et cuisine ont été disposés en éventail. Le découpage prononcé de ces pièces de vie a permis d’optimiser les apports solaires naturels. Bien sûr, les très larges baies vitrées non pas été oubliées, lesquelles permettent d’accéder au jardin via une belle et grande terrasse en bois. Côté nord-est, place à l’intimité. Ici, on trouve une jolie suite parentale composée d’une chambre, d’un grand dressing et d’une jolie salle de bain. Un garage et un cellier viennent compléter le programme au rez-de-chaussée en partie nord. En haut de l’escalier, place à l’univers des plus petits avec une chambre et une belle salle de bain auxquelles vient s’ajouter une spacieuse salle de jeu.

VOLUMES MAMET

Décomposition des volumes
Si on apprécie tout particulièrement le confort intérieur, on remarque également la qualité de l’architecture extérieure. Samuel Mamet a notamment insisté sur la décomposition des volumes pour éviter l’impression d’un ensemble architectural trop lourd, trop compact. C’est pourquoi le choix a été fait de réaliser le volume principal en monopan alors que les volumes satellites ont été traitées en toiture terrasse.
Une construction animée par le choix des matériaux employés, à savoir un jeu entre un bac acier et deux bardages bois, dont la double ondulation à l’étage donne même l’impression de claire-voie.

SEJOUR MAMET

De belles performances thermiques
Le travail réalisé sur l’orientation ainsi que les efforts effectués sur l’isolation permettent à cette maison d’afficher de très beaux résultats en matière de performances énergétiques. La production d’eau chaude et le chauffage sont assurés par une pompe à chaleur double service complétée par un poêle à bûches d’agrément. Au final, non seulement la maison respecte la RT2012 mais elle fait beaucoup mieux comme l’atteste sa consommation énergétique annuelle de moins de 400 €.

ARCHITECTE :
Samuel MAMET • Année de construction : 2016 • Surface plancher : 151 m2

Lire la suite dans L’Habitat durable n°11 – parution septembre 2018.

MAISON PASSIVE : Côté pile, côté face

C’est sans nul doute, la maison de demain. A l’heure où tout le monde parle écologie et protection de la planète, la maison passive s’avère de plus en plus prisée par les nouveaux propriétaires. Comme ici, à Mortagne-sur-Sèvre…

C’était sa priorité. Lorsqu’il s’est décidé à faire construire, ce couple vendéen avait plusieurs idées en tête. Mais ce qu’il voulait avant tout, c’est une maison passive. Pour le côté économie d’énergie bien sûr. Mais surtout pour l’esprit « écolo ». Une maison passive ne consomme pas aujourd’hui… elle ne consommera pas plus demain.
Une maison passive donc, essentiellement. Mais une belle maison également ! Il leur a alors fallu du temps pour trouver la personne qui saurait traduire sur le terrain ce qu’ils avaient tout deux longtemps imaginé. L’architecte Marie Chappat, de l’agence INSO, fut celle-là. Aujourd’hui, ils ne regrettent surtout pas leur choix.
Ici, performance rime avec élégance. Située sur les hauteurs d’un très joli coteau, la maison surprend dans un premier temps. Le contraste s’avoue saisissant entre les façades nord et sud. Côté rue, un bloc sobre et classe à la fois ! Côté jardin, la terrasse supérieure et les nombreuses baies vitrées subliment une maison totalement ouverte sur la vallée environnante. Un choix dicté par l’orientation géographique et la nécessité de faire entrer la lumière au sud, mais pas seulement. Une volonté aussi de conserver un peu d’intimité de l’autre côté. Là, une porte d’un rouge flamboyant et une petite fenêtre habillent tout simplement la façade composée de panneaux de fibro-ciment blanc. Un choix judicieux lorsque l’on veut composer avec l’aspect financier et l’esthétique.

COTE PILE
L’ensemble s’intègre parfaitement à la topographie. Pas si facile sur un terrain très pentu ! L’architecte a fait le choix de jouer sur la volumétrie. Et c’est très réussi. Un temps imaginé au rez-de-jardin, l’espace de vie a finalement pris place à l’étage, à hauteur de rue. Outre le séjour, on trouve là la cuisine bien sûr, mais aussi la suite parentale, composée d’une chambre et d’une première salle de bain.
La seconde ? Elle se situe un niveau en-dessous. Il suffit de descendre un petit escalier qui mène également aux deux autres chambres et au bureau. Trois pièces parfaitement orientées vers le sud et bénéficiant chacune d’une belle baie vitrée. Du bel ouvrage ! Protégées d’un trop plein de soleil par des volets roulants, elles le sont également par le débord de la terrasse, tandis que des brises soleils abritent les baies vitrées du niveau supérieur.
Le tout s’avère parfaitement isolé. Maison passive oblige. Aucune zone froide, ni pont thermique. Trois tests d’étanchéité ont été réalisés au fur et à mesure de l’avancé du projet. Et, aujourd’hui, le chauffe-eau et la vmc double flux suffisent à garantir une température douce et agréable tout au long de l’année. Hiver comme été. Du grand luxe ? Du passif tout simplement !

FICHE TECHNIQUEArticle a Lire dans le Magazine de L’Habitat durable n°11, Parution Septembre 2018

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