Saint-Gilles-Croix-de-Vie la sardine du Pays : une reine à votre table !

Pour la sardine ouvrez le ban !

À la fraîche, à la sans sel !!!
Saint-Gilles-Croix-de-Vie la sardine du Pays : une reine à votre table !

Ainsi clamaient les marchandes de poissons, déambulant dans les rues et sur les places de Saint-Gilles-Croix-de-Vie avec leur charrette odorante et ruisselante, pleine des petits poissons fraîchement débarqués sur les quais du port. 

Le slogan n’avait rien de littéraire, mais son efficacité était évidente : les ménagères de l’après-guerre ne s’y trompaient pas et accouraient vers la charrette créant un joyeux attroupement de commères affairées. Rentrées au foyer, elles appliquaient les goûteuses recettes qu’elles tenaient de leurs mères et qu’elles transmettraient à leurs filles. Bref, la sardine fraîche régalait les familles. 

Grillée, poêlée, à l’escabèche ou en terrine, la sardine était au rendez-vous du printemps à l’automne. L’hiver, en cas de pénurie ou de tempête, il restait toujours les boîtes !

Ces fameuses conserves qui n’étaient pas encore millésimées et dont le packaging ne faisait pas alors l’objet d’une démarche marketing approfondie et d’effets artistiques soignés. Bref, la sardine fut de tous temps, un met incontournable dans l’alimentation du pays gillocrucien.

Sardina pilchardus, (nom officiel pour les instances scientifiques) s’affuble aussi d’autres patronymes, celan, céleri, pilchard, sarda, magne… Ses cartes d’identité valsent au gré des vents et des marées, selon les mers et les océans, mais c’est toujours le même petit poisson. Dix à vingt centimètres de long, le dos bleu foncé, le ventre d’argent, des écailles sessiles, et l’opercule strié. 

Saint-Gilles-Croix-de-Vie la sardine du Pays : une reine à votre table !
© J.Giraudeau

Étymologiquement, sardine vient de Sardaigne, cette île méditerranéenne dont les eaux abondaient de notre frétillant sujet. En fait, la sardine s’affiche sous d’autres latitudes. Du sud au nord, elle est la proie des barques bleues d’Essaouïra, des pointus de Marseille, ou des chaloupes de Douarnenez. Ce port breton fut, d’ailleurs longtemps considéré comme le premier centre mondial de la sardine, avec une impressionnante chaîne industrielle de conserveries créées depuis la découverte de la stérilisation par la chaleur, en 1810 par Nicolas Appert.

On sait, grâce aux archéologues, que les hommes préhistoriques pêchaient la sardine à la ligne.

Séchées, elles constituaient l’ordinaire des légions romaines en campagne, à juste raison, car ses teneurs en oméga 3, en phosphore, en vitamine B3 et B6, en font pour les diététiciens, un aliment de premier choix. Si son coût bon marché, lui donne, à tort, l’image d’un plat de pauvre, on répondra que la sardine trône désormais, en souveraine, sur la carte de chefs triplement étoilés.

C’est vrai, qu’elle s’est considérablement anoblie notre ’’ sardoche’’ ! 
Saint-Gilles-Croix-de-Vie la sardine du Pays : une reine à votre table !
© J.Giraudeau

Depuis 2018, la pêche à la sardine de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, a été inscrite à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de France. C’est toute une histoire avec ses traditions et son savoir-faire, qui s’en trouve consacrée. 

Une glorieuse épopée qui commence au XVIIe siècle, époque où les Maures introduisent sur nos côtes la pêche au filet droit fabriqué en chanvre. L’activité va prospérer jusqu’à la fin du XVIIIe, avant de passer au stade d’une véritable industrie sardinière.

Vers 1880, plus de deux cents chaloupes alimentent treize conserveries, dénommées aussi « confiseries ». 

En 1930, l’arrivée des moteurs marins sur les bateaux va révolutionner la flottille. La distribution s’organise et s’intensifie, tissant un véritable réseau commercial.

D’anciens Parisiens se souviendront, peut-être, de cet homme habillé en marin, vendant à l’angle du boulevard Haussmann et de la rue Caumartin, la sardine de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, débarquée le matin même par wagon frigorifique.

Retour au port. En 1960, la cinquantaine de chalutiers adoptent le filet tournant au rendement supérieur. Technique abandonnée dix ans plus tard, au profit de la pêche pélagique en duo. Les bateaux et les modes de pêche évoluent, mais la passion des « travailleurs de la mer » reste immuable.

Changement d’époque et de contexte économique, aujourd’hui, il ne subsiste qu’une seule conserverie, mais la qualité de sa production a permis l’attribution du fameux Label Rouge, cher aux consommateurs. Autour de cette entreprise, toute une filière s’est développée de façon exponentielle.

En découvrir plus sur la sardine !
Saint-Gilles-Croix-de-Vie la sardine du Pays : une reine à votre table !
© J.Giraudeau

Découvrir

« Le chemin de la sardine », 

parcours historique créé par l’office du tourisme.

Visiter 

« La maison du pêcheur », 

reconstitution fidèle d’une maison de marin 

dans le quartier du « Maroc »

Goûter 

« Au village des saveurs et des traditions », 

organisé chaque été, à la fin du mois d’août.

Fêter

Avec « la confrérie de la sardine », 

les bienfaits de la sardine.

et « Le printemps de la sardine » 

d’avril à mai 2022.

2000 tonnes de sardines sont pêchées à l’année, par une centaine de marins pêcheurs, sur une zone délimitée par l’île d’Yeu, Noirmoutier et l’estuaire de la Vie. Triangle océanique où, à vingt mètres de profondeur, la qualité du plancton et les courants favorisent la reproduction des sardines.

Un centre de marée, ultra moderne, facilite le travail des hommes tout en garantissant la fraîcheur du produit. Saint-Gilles-Croix-de-Vie est devenue la capitale de la sardine en France, avec près de 1000 emplois liés à la pêche, faisant dans son sillage du port vendéen, un site remarquable du goût.

La sardine, c’est surtout un délice

Mariage idéal de la mer et du terroir vendéen : 

la sardine et la mogette !

Deux symboles de la cuisine gillocrucienne se rejoignent pour le régal de nos papilles.

Julien Grué propriétaire du « Casier », restaurant bien connu de la place du vieux port, nous propose cette recette, simple et authentique, à la portée de tous. Seul impératif : la fraîcheur des produits !

Mais il n’est pas insurmontable d’avoir le plaisir d’acheter ses sardines directement sur les quais du port, à l’arrivée des bateaux.

Autres façons de déguster la sardine : une version océane du couscous, plat convivial, à partager en famille, les beaux jours d’été ou avec la bonnotte de Noirmoutier.

La confrérie de la sardine, ambassadrice du bien-vivre à Saint-Gilles-Croix-de-Vie
© J. Gazeau / Vendée Expansion

Née de la rencontre entre marins pêcheurs, restaurateurs et amoureux de la tradition sardinière, la confrérie a pour but, à travers la sardine, de valoriser tous les poissons débarqués au port de pêche et de faire connaître la cité maritime et balnéaire.

La sardine, véritable symbole distinctif de la cité, emblème de sa réalité culturelle et historique a fait vivre de nombreuses familles de pêcheurs, ainsi à son apogée, on comptait une quinzaine de Conserveries à Saint- Gilles-Croix-de-Vie. 

Les membres de la Confrérie revêtent la tenue des pêcheurs sardiniers d’autrefois, seule concession au côté confrérial, le couleur blanche de la vareuse qui donne un aspect plus noble, mais aussi plus visuel.

Sollicitée de façon fréquente, la Confrérie ne mène ses activités que dans le cadre d’intérêt général du monde maritime ou du monde touristique :
intronisation de personnalités du monde culturel, sportif et politique lors de leur passage à Saint-Gilles-Croix-de-Vie ; déplacements lors de chapitres, ou salons, dégustations.

141 route des Sables d’Olonne
85800 Saint-Gilles-Croix-de-Vie
02 51 55 41 22
christian.pouclet@orange .fr
sardinestgilles.com

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