Joseph Couturier, Scénographe talentueux aux mille et une vies

L’artificier est revenu s’installer en Vendée il y a quelques années pour poursuivre l’aventure familiale.  Passionné d’art en général, il parcourt également le monde du cinéma, de la musique et du théâtre.

E comme… Émerveillement
Qui n’a jamais rêvé en admirant les somptueuses couleurs des feux d’artifice ? Fils du grand artificier vendéen Jacques Couturier, Joseph Couturier n’est pas né un 14 juillet comme son père. Qu’à cela ne tienne, il était pourtant prédestiné à prolonger la passion familiale. « À l’époque où mon père était instit, une grande fête était organisée avec un feu d’artifice. Si au départ, j’en avais une trouille bleue comme pas mal d’enfants, c’est très vite devenu une passion dévorante. Le feu d’artifice est éphémère et insaisissable. C’est quelque chose qui nous dépasse et a un vrai pouvoir d’émerveillement. »

P comme… Pluridisciplinarité
Sa participation aux spectacles est à l’origine saisonnière et à partir de ses 18 ans, il devient responsable de feux d’artifice sur le terrain. Mais poussé par sa passion pour le cinéma, il décide finalement de suivre des cours au Conservatoire pour devenir comédien avant de poursuivre par une formation de monteur de films. Il continue à s’enrichir d’expériences artistiques et va explorer d’autres domaines comme la musique et même le cirque. « J’ai été intermittent pendant une quinzaine d’années avant de me mettre à l’écriture de spectacles cross média en 2007. » Depuis, l’artiste aux talents multiples a posé ses valises sur les rives de l’Yon, à côté de Saint-Florent-des-Bois. Il est directeur artistique de la société Jacques Couturier Organisation.

V comme… Voyage
Ses multiples casquettes l’ont conduit à vadrouiller ici et là, de Prague à Berlin en passant par Copenhague où il a vécu pendant deux ans, et au Maroc pendant deux mois, alors qu’il suivait un cirque franco-brésilien… Et finalement, même de retour dans sa région natale, cette vie parsemée de voyages n’est pas un lointain souvenir : « Si les feux d’artifice représentent 60 % du chiffre d’affaires de l’entreprise familiale, le reste de l’année, on développe des spectacles. On travaille à l’international, par exemple à Montréal ou en Chine. »

LE PETIT PRINCE

F comme… Fusion
Demandez à Joseph Couturier pourquoi il aime tant les feux d’artifice, il vous répondra : « C’est la mise en résonance des différents arts. La peinture pour ses couleurs, la musique pour ses rythmes, la danse pour le mouvement et l’architecture, puisque c’est un spectacle en 3D… »

C comme… Court-métrage
Depuis un an, le touche-à-tout s’est de nouveau pris au jeu du cinéma. « C’est un domaine dans lequel je compte de nouveau m’investir en parallèle. Les spectacles qui occupent l’espace public et les films sont deux médias extrêmement intéressants et permettent de raconter des choses différentes ». En septembre, il a tourné un film dans le Vercors. « Il aborde l’histoire de deux personnes ayant un lien particulier », laisse échapper Joseph Couturier, décidé à ne pas trop en dévoiler…

I comme… Infini
Parce que l’entreprise familiale est dans le top 3 des plus gros artificiers français, elle peut se permettre de faire fabriquer ses propres produits en fonction de l’effet recherché auprès des industries chinoises et même commander ses propres pigments. « Les produits pyrotechniques sont infinis et il y a sans cesse de nouvelles choses à tester. Par exemple au festival Face & Si, on a envoyé de la pyrotechnie alors même que les musiciens jouaient… »

Suite A lire dans la Roche-sur-Yon Magazine n°13, Parution décembre 2018

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