À la Cavac, la révolution bio s’accélère…

C’est une date clef à la Cavac. On est en 2008. Bioporc, entreprise de salaison en bio, cherche à sécuriser sa production. L’entreprise de La Châtaigneraie s’adosse à la Cavac. Porc bio Atlantique voit le jour. Six ans après, Bioporc devient une entité à part entière de la Cavac. L’information passera sous les radars de l’actualité mais elle n’est pas passée inaperçue chez les observateurs et les opérateurs.
La Cavac, groupe agro-industriel basé sur la Vendée et les Deux-Sèvres (5000 adhérents, 1200 salariés, 900 millions de chiffre d’affaires), vient d’entrer de plain-pied dans le monde du bio. « C’est vrai que cet événement a été déclencheur », analyse Sébastien Aumont, directeur de l’innovation et de la communication.
Pour autant, le bio n’est pas complètement étranger à la Cavac. Depuis la fin des années 90, des agriculteurs de la coopérative avaient tâté le terrain. Mogettes, lentilles, petits pois, blé, maïs… Une présence certes confidentielle, mais bien réelle. C’était avant le virage de 2008, et la création de Bioporc.
« Un écosystème bio »
Nouvelle étape en 2015, avec l’acquisition cette fois du minotier des Mauges, Biofournil. Puis viendra la création d’un segment très spécifique, mais déterminant, le développement d’une filière dédiée à la nutrition animale bio. « On a créé un écosystème bio complet, de l’amont à l’aval, avec les céréales bio, la production animale bio. »

HARICOT

Le bio ne pèse encore « que » 10 % du chiffre d’affaires de la Cavac, mais la révolution « verte » est en cours. « Aujourd’hui, c’est économiquement rentable », relève Sébastien Aumont.
La demande des consommateurs grandit, et l’intérêt des agriculteurs n’a jamais été aussi fort, même si des freins, culturels voire psychologiques, demeurent. « On sent que le regard, y compris du monde agricole, qui est parfois assez conservateur, change », reconnaît Sébastien Aumont.
Reste à accompagner ce mouvement. La Cavac s’y attelle. Elle a renforcé ses équipes techniques capables d’accompagner les agriculteurs vers le bio. Car le bio, contrairement à certaines idées reçues, ne se décrète pas sur un claquement de doigt. Il impose un vrai savoir-faire.

POUSSE DE HARICOTArticle à Lire dans le Magazine J’Ose n°5, parution Avril 2018

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